7 bonnes raisons de ne pas se comparer aux autres blogueurs


Rares sont ceux qui ne succombent jamais à la tentation de se comparer aux autres. Je le vois tous les jours sur ce blog, à travers les mails ou les commentaires que je reçois. Nombreux sont ceux, par exemple, qui cherchent à comparer leurs statistiques à celles des autres.

La blogosphère est aujourd’hui un univers aux proportions gigantesques. Le nombre de blogs existants se compterait en centaines de millions. Forcément, dans un milieu aussi vaste, on croise des blogs qui nous impressionnent : par leur contenu, par leur nombre d’abonnés ou leur trafic, par leur renommée, par la vitesse à laquelle ils ont connu le succès, parce qu’ils reçoivent plus de commentaires, parce qu’ils publient plus souvent, parce qu’ils sont plus courtisés par les marques…

Je suis convaincue qu’il ne faut pas avoir peur de la concurrence… et tout aussi convaincue qu’il y a de bonnes raisons de lâcher du lest au lieu de se comparer aux autres en permanence !

1. On ne peut pas imiter tout le monde

Nous ne vivons plus à une époque où il y a 3 blogueurs influents et le reste de la masse qui se pâme d’admiration devant eux. Nous vivons à une époque où il y a des milliers de gens qui ont construit un lectorat fidèle voire qui gagnent de l’argent avec leur blog.

Il n’y a pas « d’autoroute » unique qui mène à l’épanouissement et/ou au succès. Vous pouvez (et devez) créer votre propre chemin.

En essayant d’imiter les autres, on finit toujours pas faire une « version moins bien » ce qu’ils font. Avez-vous déjà vu un sosie dépasser la notoriété de la star qu’il imite ? Moi, jamais. Un sosie de Michael Jackson restera à jamais un « Michael Jackson en moins bien » (et encore, dans le meilleur des cas).

A l’inverse, Michael Jackson n’a pas inventé le moonwalk. Il a lui-même emprunté des pas de danse à James Brown ou aux Electric Boogaloos. Mais s’il n’est pas considéré comme une pâle copie de ces artistes, c’est parce qu’il a suivi sa propre voie et créé son propre univers.

C’est la grande différence entre « apprendre des meilleurs » et « chercher à copier les meilleurs ».

Chacun sa route, chacun son chemin
Chacun sa route, chacun son chemin

2. Il y a toujours des exceptions à vos idées reçues

Ouvrez les yeux sur la blogosphère que vous voyez.

Vous pensez qu’il faut forcément s’y connaître en technique pour avoir un blog qui marche ? Allez lire la F.A.Q. de DeeDee, qui vous explique qu’elle n’a pas créé son design elle-même et que le « bidouillage » technique est assuré par des tiers.

Vous pensez qu’il faut forcément héberger son site chez un hébergeur pro ? Allez voir le blog de Virginie Bichet sur Overblog, plusieurs milliers d’abonnés sur les réseaux sociaux.

Vous pensez qu’il n’y a plus de place aujourd’hui pour les nouveaux blogueurs ? Allez voir Cécilia, qui au bout d’un an de blogging réunissait déjà 15000 lecteurs par mois.

3. Les chiffres s’interprètent toujours dans un contexte

Un chiffre ne signifie rien s’il n’est pas mis dans un contexte.

Un jour, j’ai raconté sur le blog que No Tuxedo n’avait vraiment démarré que 3 mois après son lancement, en octobre 2014. Suite à cet article, j’ai reçu des réactions disant « Je déprime, mon blog a 2-3 mois et ne démarre pas du tout ». Durant ces 3 mois, j’ai écrit 70 articles. Les blogueurs qui me font cette remarque en ont pour la plupart publié moins d’une dizaine. C’est normal qu’on ne puisse pas comparer.

Je pense à cette blogueuse qui avait plus de 1600 fans Facebook alors qu’elle venait d’ouvrir son blog. L’opération du Saint-Esprit ? « Elle est trop douée et pas moi » ? Non, elle avait tout simplement déjà cette page Facebook pour un autre blog et a gardé la même pour développer son nouveau blog.

Se comparer aux autres n’est possible que si on a tous les paramètres en main pour faire une vraie comparaison. C’est rarement le cas.

4. Personne n’a les mêmes faiblesses

Aucun blogueur, même le plus célèbre, n’est l’incarnation parfaitement parfaite de la perfection. On peut être mauvais en design, en orthographe, en photo, ne rien comprendre à la technique, avoir du mal à s’investir à fond sur les réseaux sociaux, ne pas savoir se vendre…

Même si vous bloguez sur des sujets « neutres », votre relation avec le blogging est intime. Vous devez tous affronter certaines peurs, dépasser certaines limites, composer avec vos contraintes, vous poser vos propres questions qui peuvent être bien différentes de celles que se pose le voisin. Les solutions, elles aussi, seront bien différentes.

Encore une fois, ce qui marche pour le voisin ne marche pas forcément pour vous.

5. Le premier moteur d’un blog n’est pas la stratégie

Quand je regarde les blogueurs professionnels d’aujourd’hui, quel que soit l’univers, j’ai beaucoup de mal à en trouver ne serait-ce qu’un seul qui ait commencé en ayant une vraie stratégie en tête.

Que ce soit Betty du « Blog de Betty » dans la mode, Eric Dupin de « Presse Citron » dans le web, Capucine de « Babillages » dans la beauté… tous ont commencé par tenir un blog pour le plaisir de tenir un blog et c’est au fil du temps que des opportunités sont apparues, que la mayonnaise a pris, que le projet est passé d’amateur à professionnel.

Et je crois que c’est avant tout cette motivation intime (et l’investissement qui en découle) qui vous fait tenir dans le temps, pas l’outil GoogleMaraboutage pour être numéro-1-du-monde-et-de-la-galaxie.

Je vois parfois passer des blogueurs pétris d’ambition qui se posent des questions de stratège avant même d’avoir construit quoi que ce soit. « Pourquoi je n’ai pas de trafic ? » Commencez par écrire et par aimer ce que vous faites.

C’est bien d’être curieux, de s’intéresser à ces domaines passionnants que sont le référencement, le community management et le web en général… mais attendre le succès bras croisés ou croire qu’un outil miracle fera de vous le nouvel influenceur est une utopie.

Dobby fait de la magie dans Harry Potter

6. Le « Pourquoi » apporte plus que la comparaison

Sur No Tuxedo, je donne des conseils. On lit partout des conseils, des tutoriels, des modes d’emploi. Ils finissent par vous donner l’impression qu’il faut faire tout ça pour avoir une chance d’exister, que vous êtes un OVNI si le référencement vous passe au-dessus de la tête, qu’aucun blog ne peut survivre sans calcul et sans stratégie.

Il en résulte une dynamique où de nombreux blogueurs se comparent aux autres pour déterminer s’ils en font plus, moins, pas assez…

Vous savez quoi ? Je n’ai pas de page Facebook, je ne calcule pas mes mots clés à chaque publication, je ne suis pas la progression de mon référencement au petit-déjeuner (au dîner non plus). Et mon blog est quand même en première page de Google sur pas mal de requêtes.

Quand on donne des conseils, on le fait parce que ça peut être utile à certaines personnes. Mais tout n’est pas utile à tout le monde tout le temps.

On peut avoir besoin d’une stratégie basée sur les mots clés parce qu’on a un blog pro qui doit nous ramener des clients. On peut aussi décider que l’on tient son blog par plaisir sans se préoccuper du référencement.

Suivre des conseils, c’est bien parce que ça peut vous permettre de vous améliorer. Mais demandez-vous toujours pourquoi vous le faites au lieu de vous référer à ce que font les autres.

7. Personne ne vous doit rien

Ce n’est pas parce que vous avez 20 000 lecteurs par mois que des marques vont vous couvrir de cadeaux. Ce n’est pas parce que vous avez 5000 abonnés sur Instagram qu’on va vous proposer de partir en voyage aux frais de la princesse en échange de quelques photos. Ce n’est pas parce que vous avez un lectorat fidèle que vous allez pouvoir vivre de votre blog.

Je reçois régulièrement via ce blog des messages de blogueurs – souvent « récents » – qui s’étonnent de ne pas avoir reçu ce qu’ils perçoivent comme un dû. Pourquoi n’ai-je pas XXX visiteurs/jour alors que je blogue depuis 4 mois ? Pourquoi n’ai-je pas été contacté(e) par telle marque alors que j’ai autant d’abonnés que Untel qui a été contacté ?

Si vous n’avez pas la même chose que le voisin et que ça vous chagrine, ça ne veut pas dire qu’il vous a « volé votre dû » ou que vous êtes un génie incompris. Ça peut être le hasard, ça peut être votre « jeunesse », ça peut être votre localisation (une marque qui organise un événement à Paris invitera sans doute en priorité les blogueuses parisiennes)… Bref, il peut y avoir mille raisons mais dans le blogging, rien n’est systématique ou automatique.

La comparaison, une arme à double tranchant

Se comparer aux autres peut être un moteur incroyable pour se perfectionner, prendre conscience de ses lacunes… et dès lors qu’on ne reste pas replié sur soi, on croise forcément des univers qui nous impressionnent.

Notre apprentissage, dans le blogging comme ailleurs, passe inévitablement par d’autres personnes dont on absorbe les conseils et la façon de faire.

Mais ces comparaisons peuvent vite devenir paralysantes. Donner l’impression qu’on « s’y prend mal » par rapport aux voisins. Vous ne croyez pas qu’il faut aussi relativiser un peu ?

La comparaison est-elle pour vous un moteur ou quelque chose qui vous décourage et vous freine ?
Thèmes : Devenir blogueur 

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35 commentaires sur “7 bonnes raisons de ne pas se comparer aux autres blogueurs

  • Emilie

    Encore un excellent article !
    Et bien moi… je n’ai personne à qui me comparer… bouh ouh :(
    A croire que des blogs franco/japonais sur les haiku il n’y en a qu’un et c’est le mien. Faut déjà s’intéresser aux haiku (poésie japonaise) à la base pour y trouver un intérêt et ça ne fait qu’une toute petite poignée de gens… mais je parle aussi voyage au Japon et je vais développer aussi sur la vie et la société/culture japonaise par la suite.
    Ce qui je pense intéressera un lectorat plus large. Pour la partie haiku, ça sera plutôt pour moi, je me fais plaisir en écrivant cette partie, et elle touchera sûrement un lectorat japonais avec mes articles écrits en japonais.

    Je me fais plaisir avant tout, je n’ai rien pour me comparer alors c’est 100% enjoy et sans prise de tête (pour le moment !)

    Répondre à Emilie
    • Marlène

      Je pense que la comparaison peut aller bien au-delà de son propre univers ou de sa propre « niche » thématique. On peut se comparer à quelqu’un parce qu’il publie plus, écrit mieux, dégage une vraie sympathie, a de l’humour, a un site bien organisé au design attractif… C’est impossible de trouver quelqu’un qui fait rigoureusement la même chose de toute façon car sur un même sujet, deux sites n’auront jamais le même design, le même ton, etc.

      Donc dans l’absolu, on se compare toujours à des gens différents, je trouve… Qu’en penses-tu ?

      Répondre à Marlène
  • Peter

    Ton article fait beaucoup de bien, j’ai un blog sur la déco et le design que je tiens depuis plusieurs.

    Ayant un métier bien prenant à côté, je n’ai pas forcément le temps de le faire vivre comme je veux, j’ai l’impression d’être toujours dépassé.

    Je suis tombé sur ton blog, via un article sur la baisse de trafic, et comme depuis le mois d’Avril j’ai de grosse perte de stats suite à un changement de thème / de code GA / … je posait plein de questions.

    Merci pour ce billet ça remonte un peu le morale.

    Répondre à Peter
    • Marlène

      Chaque blogueur a ses contraintes (travail, vie de famille, etc) et forcément ça influe sur le temps qu’on peut consacrer à son blog. Quand on blogue en amateur je crois qu’il faut s’investir à la hauteur du temps libre dont on dispose, il y a toujours des gens qui en ont plus que d’autres mais il ne faut surtout pas que ça devienne une source de stress :)

      Répondre à Marlène
  • Lili

    Cela fait du bien à lire !
    Cela m’étonne quand j’entends des filles dire qu’elles bossent leurs mots-clés etc.
    Pour moi, si l’article est bien écrit, il comprend forcément le bon champ lexical. Je ne fais pas attention à ce paramètre…
    Il est vrai que la comparaison aurait de quoi rendre fou !
    Sauf si je dis des bêtises, Virginie B a son propre nom de domaine (quand même 60 euros apr an chez Over-blog…)

    Répondre à Lili
    • Marlène

      Je suis tout à fait d’accord avec toi quant au champ lexical et mon propre blog est un très bon exemple. Il existe depuis 10 mois et demi, je vais dépasser les 26000 visiteurs/mois ce mois-ci… et je ne travaille pas spécialement mes mots clés. Je trouve que ça a une pertinence dans un contexte professionnel ou si on veut « vendre » ses compétences en référencement en disant « Regardez, j’ai réussi à positionner mon blog perso à telle place sur Google en utilisant tels outils et telle méthode »… Mais pour un blog perso, j’avoue que je ne vois pas bien l’intérêt. Avec une écriture naturelle, on peut déjà être bien référencé, suffisamment en tout cas pour en tirer du plaisir :)

      Concernant Virginie, tu as raison, j’aurais dû préciser que je parlais d’hébergement payant au sens « hébergement chez un hébergeur » :) Se faire héberger chez un hébergeur implique de mettre le nez dans la technique, de gérer beaucoup d’aspects qu’on ne gère pas sur une plateforme « gratuite » comme Overblog (la maintenance, la sécurité, les sauvegardes, etc). Même quand tu prends un abonnement Premium, tu conserves l’avantage d’une plateforme « prête à l’emploi ». C’est ce que j’avais en tête en écrivant. Je vais modifier ma phrase :)

      Répondre à Marlène
  • Bulle

    Se comparer aux autres est toujours tentant et pas que dans la blogosphère et comme toujours, ce n’est jamais la meilleure chose à faire. Même si ça permet d’avoir une sorte de repère, j’essaie de ne pas le faire. Ce n’est pas si évident…

    Répondre à Bulle
    • Marlène

      Ce que je trouve difficile, c’est que la plupart du temps on a du mal à replacer les choses dans le bon contexte. On va avoir accès à des choses évidentes (exemple typique : la blogueuse qui publie un bilan de ses stats) sans forcément penser au reste (exemple : un ami à elle tient un gros blog et a parlé d’elle, elle a été à la Une d’Hellocoton, elle a publié 60 articles dans le mois ^^).

      Répondre à Marlène
  • Letizia

    Encore une fois tu vises justes. Es-tu sûre que tu n’utilises pas du maraboutage ou une diseuse de bonnes aventures pour choisir les articles de ton blog :) Je commence à douter hihihi.
    Oui je pense qu’il faut relativiser et profiter de chaque petit bonheur, un commentaire par-ci, une sélection par-là, un partage sur Facebook, quelques visites en plus, un petit coeur sur Instagram. Il ne faut pas se le cacher, nous cherchons tous un peu de reconnaissance dans ce monde de brutes et franchement, qui n’a jamais rêver que son blog décolle? C’est bien d’aller se comparer aux autres mais il ne faut pas que ça devienne malsain, il faut que ça soit pour s’améliorer et pour devenir meilleur. Parfois, un article qu’on lit, une photo que l’on voit, peut faire tilt et inspirer une série d’autres articles ou un montage canon mais il faut toujours savoir remettre les choses dans leur contexte. J’aime mon blog, j’aime être toujours présente après ces premiers mois, j’aime chercher les informations, retoucher les photos, approfondir mes connaissances (d’ignorante) en CMS, parce que tout ça, ça m’aide à m’évader. Ce n’est pas ça l’esprit d’un hobby (qui deviendra grand un jour peut-être)? Car c’est le plaisir d’écrire et de partager qui doit rester le maître-mot d’un blog. J’ai déjà suivi des blogs qui sont devenus tellement célèbres qu’ils ont perdu leur âme et je préfère être une petite bulle dans la blogsphère mais une petite bulle qui virvolte où elle veut.

    Répondre à Letizia
    • Marlène

      Je crois que la célébrité « contraint » énormément parce que même si on tient à son indépendance et à cette notion de plaisir, il y a quand même la pression du lectorat, les remarques que certains peuvent faire dès qu’une blogueuse connue déroge à ses « habitudes » éditoriales ou veut tester des choses. C’est une vraie responsabilité de parler à beaucoup de monde. Il suffit de voir l’hystérie déclenchée par Marie Lopez (aka « EnjoyPhoenix ») pour qui les gens ont fait la queue plus de 3h à Paris… J’entendais des interviews de fans à la radio, ils parlent d’elle comme d’une « idole » et on imagine le poids que ça peut représenter pour elle…

      Répondre à Marlène
  • Clémence Paddington

    C’est vraiment un super article ! tu écris tellement bien que àa se lis d’une traite !
    Pour ma part j’ai arrêté de me comparer parce que comme tu dis il n’y a de voie à suivre, chacun trace sa route à sa propre allure ;). Je pense qu’il faut surtout ce satisfaire de ce qu’on a et des opportunité qui s’offre à nous sans regarder si notre voisin a x100 de chose que nous! Ça parait direct, mais je trouve ça débile .. et pourtant j’étais de ces blogueuses qui se plaignaient de pas avoir 10 000 visites par mois, j’étais de celles qui voulaient être la nouvelle Betty. Mais ça ne marche pas comme et maintenant que je suis un plus mature, je suis bien contente de ma position actuelle et plutôt optimiste pour la suite ;)
    xx, Clémence

    Répondre à Clémence
    • Marlène

      Merci Miss ! Je comprends tout à fait ce genre de rêve qu’on peut avoir au début… et Betty vit une sacrée aventure même si on regarde son parcours toutes catégories de blogs confondues. Je crois que n’importe qui peut envier son niveau de vie ou ses voyages. Je pense que de grosses réussites sont encore possibles dans le blogging mode mais forcément, il faut beaucoup plus d’investissement qu’à ses débuts à elle pour percer. Il y a plus de blogs, nous ne sommes plus à une époque où tout le monde se lance « avec un blog moche et des photos floues ». Les blogueuses sont plus conscientes de leur image, des enjeux, etc. Donc la barre est bien plus haute d’une certaine manière.

      Mais il ne faut pas oublier non plus que Betty n’est devenue la Betty que tout le monde envie qu’au bout de nombreuses années de blogging… pendant lesquelles elle a beaucoup évolué. Ses textes étaient au départ très « ado », parfois même avec du langage SMS, les photos donnaient l’impression d’avoir été prises sur le vif, sans prise de tête, ce n’étaient pas du tout les poses « travaillées » qu’on peut voir aujourd’hui sur son blog (ou sur d’autres). Elle posait parfois avec des vêtements mal repassés, racontait ses virées au rayon fringues de Carrefour…

      Chaque blogueur progresse et je pense que c’est en travaillant beaucoup qu’on s’efforce d' »accélérer » cette progression quand on a de grandes ambitions :)

      Répondre à Marlène
  • Emilie

    Je ne le cache pas au début j’étais dans la comparaison et ça me chagrinait un peu de ne pas avoir beaucoup de vues … Maintenant, je le vis plus sereinement ! Je fais juste ce qui me plait.

    Répondre à Emilie
    • Marlène

      Et ça n’a pas l’air de trop mal marcher ;) Avec le temps j’ai comme toi l’impression de gagner en sérénité…

      Répondre à Marlène
  • Ginger Power

    Article très intéressant ! :) Et juste. Effectivement, si on ne le fait pas pour le plaisir, à quoi bon ? C’est sûr que les visites, les abonnés, ça fait plaisir… car on se dit que ce qu’on fait plaît aux autres et c’est toujours agréable. Mais il ne faut pas croire que tout tombe du ciel. Les blog à succès que je croise sont tenus par des gens passionnés qui se sont durablement investi dans leur blog et ça demande du travail et de la rigueur (je pense). ^^
    J’espère un jour faire partie de ceux qui ont persévéré. J’aime beaucoup le concept du blog en ce qu’il constitue une histoire, une trame, des souvenirs… c’est un peu comme se traduire sur écran.
    Bref, merci pour cette réflexion enrichissante. :)

    Répondre à Ginger
    • Marlène

      J’aime bien cette idée de voir le blog comme une « mémoire » de certaines découvertes ou d’un certain vécu :)

      Je crois comme toi que ça demande beaucoup de persévérance et de « travail », même si c’est un travail-plaisir !

      Répondre à Marlène
  • elo

    Que dire de cet article ? j’ADORE tout ce que tu peux nous partager à travers ton blog, et tout tes bons conseils je les garde précieusement dans un coin de ma tête. C’est vrai qu’on peut vite se comparer aux autres, cela m’est déjà arriver aussi. Et c’est vrai, qu’il y a tellement de facteurs différents, qu’il ne faut pas tirer des conclusions trop vite. Sinon on peut vite être déçu.

    Répondre à elo
    • Marlène

      Oui et de l’extérieur, on a toujours l’impression de pouvoir se comparer « facilement » alors que c’est souvent bien plus complexe, il y a tout un contexte à prendre en compte :)

      Répondre à Marlène
  • Rosenoisettes

    Coucou !
    Merci pour cet article motivant !
    Comme dans la vie en général il est inévitable de se comparer aux autres, pour se rassurer et pour se dire qu’on a toujours à avancer avec notre blog. Mais, comme tu dis, il ne faut pas oublier que le blog est personnel et doit nous correspondre, donc évoluer avec nous.

    Répondre à Rosenoisettes
    • Marlène

      Oui, totalement d’accord avec toi ! On a de toute façon tous des progressions différentes en fonction de ce qu’on doit améliorer « à la base », de notre temps libre, des sujets qu’on aborde, de notre mode de vie, etc.

      Répondre à Marlène
  • melolimparfaite

    Keukeul is the best. Preuve que Paupaul a fait une drôle de gueule quand il a lâché le flouz pour les droits des Beatles ;P

    Bref non mais c’est clair que c’est très dur de ne pas se comparer. Comme j’en parlais dans un de mes articles de nos jours on suscite davatantage d interet quand on collabore avec les marques sinon on a l’air d’être « pas assez celebre ». C’est fou quand même.

    Maintenant je me sens mieux de diversifier un peu mon contenu, ça plaît ou pas mais je me rends compte que parfois on peut se mettre une telle pression !

    Répondre à melolimparfaite
    • Marlène

      Je pense que Paupaul ne s’en remettra jamais parce qu’en plus, aujourd’hui, les droits musicaux sont souvent LA source de revenus essentielle des artistes avec la scène. On a le sens du business ou on ne l’a pas, que veux-tu ! ^^

      C’est fou cette association que font les gens entre « partenariat » et « célébrité » alors que beaucoup critiquent en même temps l’omniprésence des partenariats.

      Répondre à Marlène
  • Odile Sacoche

    Il est très juste ton article (une fois de plus)
    J’aime beaucoup ta nuance avec Michael Jackson : ne pas copier mais prendre exemple.
    Je me rends de plus en plus compte que j’ia vraiment envie de faire qqch de mon blog, et je dis depuis un an en me plaignant « oh je veux devenir une grande blogueuse », comme déprimée, triste que ça n’arrive pas selon mes attentes. Mais quand je regarde, je n’ai rien fait vraiment pour l’être, je me suis comparée aux autres, sans prendre l’exemple comme tu dis. J’ai fais de la très mauvaise comparaison.
    J’ai lu récemment qu’il y a avait 3 comparaisons qui étaient certaines de ne pas mener au bonheur :
    – se comparer avec son passé, qu’on passe parfois trop glorieux
    – se comparer à un éventuel avenir rêvé
    – se comparer aux autres.
    Conclusion : NE PAS SE COMPARER. Chacun son corps, son rythme, son cerveau, sa créativité,…. Nous sommes tous uniques.

    Merci pour cet article plein de bon sens !

    Répondre à Odile
    • Marlène

      Ah c’est intéressant, tu as lu ça dans un livre de développement personnel ? Je trouve que ça dépend aussi de notre état d’esprit du moment. Par exemple, penser à un « avenir rêvé », je trouve ça plutôt motivant… mais ça peut devenir décourageant si on se met la barre trop haut ou qu’on passe par une phase de doute. Ce n’est pas toujours évident !

      Répondre à Marlène
  • Tribulations d'une quinqua

    Ton article chaque blogueuse devrait l’encadrer ou le mettre en fond d’écran sur son pc :). Voilà un billet qui déculpabilise, qui met du baume au coeur, qui relativise le succès, les coups de blues bloguesques, les idées de dévalorisation.
    Bloguons pour le plaisir de bloguer (sauf si l’on veut en faire son job)

    Répondre à Tribulations
    • PLK de Noétique

      c’est ainsi que je le vois aussi ;-)

      Répondre à PLK
    • Marlène

      Exactement ! Je dirais même « encore plus si l’on veut en faire son job ». Je pense que c’est en trouvant du plaisir à bloguer qu’on s’efforce aussi de faire les bons choix pour son blog et ses lecteurs.

      Répondre à Marlène
  • PLK de Noétique

    Belle synthèse. J’aime beaucoup ton analyse. Je suis ok : aller jeter un œil chez le voisin est souvent un tremplin pour s’approprier une idée, la transcender, la modeler à notre sauce perso. Mais surtout pas de copycat !
    Rhôôô Alors, il n’existe pas l’outil GoogleMaraboutage ? ;-) Belle soirée.

    Répondre à PLK
    • Marlène

      Je devrais poser la question au mage qui m’a laissé sa pub dans ma boîte aux lettres aujourd’hui en mode « Retour de l’être aimé, vous devez apporter une chandelle blanche et je vous dirai le futur ». ^^

      Répondre à Marlène
  • prettylittletruth

    Bien d’accord avec toi, ca ne sert a rien de se comparer aux autres, bloguer avec passion, c’est ce qui compte :)

    Répondre à prettylittletruth
    • Marlène

      Je trouve ça bien de se comparer quand on le fait « pour les bonnes raisons », parce que ça nous pousse à nous améliorer… mais la comparaison peut aussi être très décourageante, en particulier pour les blogueurs qui débutent et n’ont pas encore trop de repères…

      Répondre à Marlène
  • Cécilia Autour de Cia

    Ah, une vaste question car je crois que c’est humain de toujours aller regarder chez le voisin. Mais si cela devient une obsession, il faut mieux se poser des questions. Il y a des domaines de la blogo où tu as l’impression que si tu ne reçois pas de produits, ton blog est nul… En fait, les partenariats, les produits sont vus très souvent comme des indicateurs de succès car ce sont des choses correctes que l’on peut mesurer. Et on se dit, tiens si elle fait autant de partenariats, c’est que sont blog est mieux, plus lus. Mais dans la réalité, ce n’est pas forcément vrai. Je crois qu’avant tout, il faut croire à ce qu’on fait, à sa personnalité et à son blog, car des articles sur les nouveaux rouges à lèvres machin, il y en a des tas, mais si on vient le lire chez moi, c’est peut-être parce que j’y suis pour quelque chose :)
    merci pour la mention. Et puis j’adore les anecdote sur Michael Jackson, ça me toujours sourire.

    Répondre à Cécilia
    • Marlène

      Maïkeule c’est ma source d’exemples préférée ha ha, il y a toujours un bon exemple à tirer de son chapeau (et on peut même faire des blagues pourries à base de chapeaux ^^).

      Je suis TOTALEMENT d’accord avec ce que tu dis… J’ai ressenti ça il y a quelques mois en constatant qu’une blogueuse que je suivais sur des thèmes proches de certains thèmes que j’aborde était inondée de cadeaux alors qu’elle avait beaucoup moins d’abonnés. J’ai compris très récemment qu’en fait, c’est parce qu’elle démarchait elle-même les marques là où je ne demande rien. Dans un sens, ne rien demander offre aussi la liberté d’aborder les sujets de son choix sans contrainte éditoriale !

      Répondre à Marlène
  • carole

    Bonjour ;),
    En fait je crois que si on cherche des abonnés, pour toujours avoir plus de visites, c’est soit que l’on veut finir par en faire son job ou avoir pleins de produits gratuits.
    Mais si le blog est dans le partage ou un autre objectif, pas de courses aux abonnés, puisque à quoi bon?
    C’est pour ça que j’ai arrété de faire des concours, qu’est ce que cela pouvait me faire d’avoir plus d’abonnés? Je me suis recentrée sur mes désirs, j’ai déjà assez de produits pour ne pas en vouloir gratuit, je partage, et les commentaires sur mes DIY ou astuce capillaires sont mes plus beaux retours :).
    Carole

    Répondre à carole
    • Marlène

      Merci de ton commentaire Carole ! Je trouve un certain plaisir personnel à avoir plus de lecteurs ou d’abonnés parce qu’on associe ça au sentiment de « bien faire les choses », d’écrire des articles qui plaisent. Là où je pense qu’il faut se poser des questions, c’est quand on entre dans une démarche stratégique (référencement, etc). Je trouve ça important de s’arrêter 2 secondes le temps de se demander pourquoi on le fait. Si c’est un moteur « perso » parce que les gros chiffres nous motivent, pourquoi pas ? Si c’est un objectif pro, pourquoi pas aussi ?

      Répondre à Marlène
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