Pourquoi développer sa créativité et comment devenir créatif ?


Aujourd’hui, je laisse à la parole à Daphné du blog Be Frenchie. Si vous vous demandez comment devenir créatif, un détour par son blog vous fera vite comprendre qu’elle est la femme de la situation ! Elle voyage, cuisine mais peut aussi fabriquer un escalier en béton ou transformer de banales bibliothèques Ikea en meuble design sur mesure… Dans cet article, Daphné partage avec vous des conseils pour développer sa créativité, un exercice indispensable pour trouver l’inspiration et s’épanouir.

Et si je vous disais qu’être créatif est à la portée de tous. Qu’en pensez-vous ? La création n’est pas limitée au domaine artistique, c’est aussi une excellente manière de trouver des solutions innovantes à ses problèmes quotidiens. Parce que développer sa créativité, c’est avant tout choisir de faire un pas de côté.

Vous avez parfois l’impression de tourner en rond autour d’un problème ? Et si vous envisagiez les choses sous un autre angle ? Voilà une bonne façon de sortir de sa zone de confort pour expérimenter de nouvelles choses. Et ces petits changements pourront vous emmener bien plus loin que vous ne le pensez.

Comment devenir plus créatif ?

Créer est essentiel dans ma vie ; j’ai ce besoin viscéral de bricoler, dessiner, écrire. Mais il me semble que ce qu’on appelle inspiration n’est la plupart du temps que le fruit d’un travail quotidien, comme un pianiste réviserait ses gammes.

La créativité ne tombe pas du ciel telle une intervention divine, elle nécessite une gymnastique régulière – qui porte parfois ses fruits bien plus tard.

Voici 12 astuces pour développer sa créativité.

Un coquetier en béton créé par Daphné
Un coquetier en béton créé par Daphné

1. Ne pas se poser de limite

J’entends souvent les gens dire « Moi, je ne sais pas faire ça ». Ce fut la réaction de la plupart des personnes à qui j’ai montré les photos de l’escalier en béton que j’ai fabriqué l’année dernière. Moi non plus, je ne savais pas faire d’escalier en béton avant de construire celui-là. Mes expériences avec le béton ont commencé par des DIY faciles, comme le coquetier ci-dessus.

Ce petit projet vous paraît simple ? Tant mieux, parce que c’est exactement ça qui m’a amenée à me dire un jour que oui, je serais capable de faire un escalier. Ou de créer un blog.

Du coquetier à l'escalier, il n'y a que quelques sacs de mortier !
Du coquetier à l’escalier, il n’y a que quelques sacs de mortier !

2. Découvrir de nouvelles choses

Que ce soit une expo, du street art, la lecture d’un livre ou d’un blog, tout est bon pour stimuler notre imagination. Et pourquoi ne pas observer notre quotidien différemment ? La beauté se trouve partout autour de nous.

Il suffit d’ouvrir les yeux pour remarquer des choses qui passent habituellement inaperçues.

J’aime par exemple observer la nature : il y a dans chaque feuille, insecte ou nuage une beauté si évidente. Essayez de regarder qui vous paraît banal comme si vous le voyiez pour la première fois. Vous allez être surpris !

Savoir apprécier la beauté d'un paysage
Savoir apprécier la beauté d’un paysage

3. Pratiquer

Développer sa créativité, c’est comme rouler à bicyclette : si j’arrête de pédaler, je tombe. Je saisis chaque occasion pour créer de petites choses.

N’attendez pas un grand projet pour vous lancer ; le moindre prétexte est bon à saisir pour expérimenter.

Chaque projet nourrit le suivant et c’est ainsi qu’on met en place un cercle vertueux. Bloguer m’aide beaucoup à me motiver pour plancher sur de petits défis, comme ce tshirt DIY pour la Fête des Pères. Savoir que je vais publier ces projets sur mon blog me donne un but et m’évite de procrastiner en attendant l’illumination de l’inspiration divine. Et si je veux publier un fond d’écran mensuel, il doit être prêt avant le début du mois.

Avant de faire à un projet à grande échelle, je m’entraîne sur de plus petits objectifs. De la théorie à la pratique, beaucoup de choses changent.

N’oubliez pas qu’il est plus facile d’ajuster son projet en faisant un prototype. Par exemple, quand j’ai construit mon escalier en béton, j’ai commencé par faire une marche avant de faire l’escalier tout entier. Ce premier projet m’a permis de tester ma technique, d’ajuster la façon dont j’ai fabriqué le coffrage et lissé le béton pour obtenir le résultat que je voulais.

S’entraîner sur un petit projet permet non seulement de valider nos compétences techniques mais aussi de faire émerger de nouvelles idées pour améliorer son projet final.

4. Se laisser aller

On n’a pas toujours besoin de but précis en créant.

Pourquoi ne pas s’inspirer de l’écriture automatique en la mettant en pratique ? On utilise couramment l’improvisation en musique, mais cette technique peut s’appliquer à tous les domaines de la création. Qu’il s’agisse de photo, dessin ou écriture, ça fait un bien fou de créer sans idée de départ, en se laissant porter par son émotion.

Je griffonne chaque jour. Ces petits dessins faits à l’improviste n’ont aucun but. Mais c’est justement ce qui compte dans ces gribouillis : se laisser aller et se détendre pour se relaxer. Contrairement aux idées reçues, je crois d’ailleurs qu’être active m’aide à méditer. Se laisser embarquer par un dessin qui guide notre main procure une sensation de bien-être puissant.

5. Laisser infuser ses idées

Parfois, je bloque sur une idée, que je n’arrive pas à faire évoluer. D’autres fois, quand il s’agit de bricolage par exemple, j’ai besoin de réfléchir en amont aux différentes phases pour m’assurer que mon projet est viable. Dans ces cas-là, j’ai remarqué qu’il valait mieux laisser infuser l’idée.

Elle est là, dans un coin de ma tête. Petit à petit, en y repensant presque inconsciemment, j’arrive à dénouer les fils pour la rendre réalisable. Avec du temps, ce qui me paraissait impossible devient réalité.

6. Respecter son rythme

Nous avons tous un rythme biologique qu’il est difficile de contrer. La créativité est très dépendante de nos hormones et tenter de créer quand notre horloge biologique n’est pas en phase s’avèrera peu efficace.

J’adapte au maximum mes journées pour suivre mon rythme naturel. Tôt le matin, par exemple, je privilégie des tâches annexes, comme le courrier ou la comptabilité et réserve les moments où je me sens la plus efficace à la création.

Ecouter son rythme
Ecouter son rythme

7. Bouger

J’ai remarqué que les idées venaient toutes seules quand je faisais du sport. Bouger libère des endorphines, puissantes hormones de bien-être. Cela m’aide à me relaxer mais aussi à développer ma créativité en profitant de ce bien-être que je ressens.

Notre cerveau est plus actif lorsqu’on bouge ; avec l’augmentation de l’afflux sanguin, on se sent plus vigilant et concentré. Par exemple, avez-vous déjà essayé d’apprendre une poésie en marchant ? Vous allez voir, la mémorisation est beaucoup plus facile !

8. Entretenir la flamme

Dans tout processus créatif, il y a un temps d’exécution. Par exemple, pour vous proposer ce DIY de dreamcatcher géant, j’ai eu une idée de départ : utiliser un cerceau de gymnastique. Mais de l’idée à l’article sur le blog, il a fallu : collecter le matériel, fabriquer le DIY, le prendre en photo à chaque étape puis retoucher les photos, décrire simplement chaque étape du DIY pour qu’il soit facile à reproduire et enfin optimiser le SEO de mon article.

Ces étapes ne font pas appel à ma créativité mais n’en sont pas moins nécessaires pour atteindre mon but : partager cette idée de dreamcatcher. Ce qui m’a motivée à faire ces tâches, c’est que je croyais en ce projet et que j’avais envie de le partager.

Souvent, l’idée créative à la base d’un projet ne représente qu’une petite partie du travail à fournir pour aboutir au résultat que vous avez en tête. Mais c’est cette idée qui va vous guider et vous donnera la motivation nécessaire pour accomplir les tâches annexes indispensables pour concrétiser votre idée de départ.

9. Ne pas avoir peur d’échouer

N’avez-vous pas déjà renoncé à une idée par peur de ne pas être capable de la réaliser ? Mais après tout, tant qu’on n’a pas essayé, impossible de savoir si ça peut fonctionner. Et surtout, l’échec fait partie intégrante du succès. Échouer nous apprend beaucoup.

L’échec nous pousse à analyser les choses pour comprendre ce qui n’a pas marché, y remédier, améliorer notre idée de départ et réessayer.

N’oubliez pas que derrière chaque projet réussi se cachent des prototypes inachevés. Ou plus exactement que dans chaque projet raté se cache la réussite. Parce que nos échecs sont essentiels pour avancer.

Être créatif, un retour à la spontanéité ?
Être créatif, un retour à la spontanéité ?

10. Et si on arrêtait d’avoir peur de réussir ?

Elle est sans doute là, la vraie peur. Que va-t-il se passer si ça marche ? Inconsciemment, on a souvent peur de sortir de la zone de confort qu’on s’est créée. On s’enveloppe de couettes moelleuses qui semblent nous rassurer en nous disant que nous ne sommes pas créatifs, que l’immobilisme est bon pour nous.

Mais c’est un piège qu’on se tend à soi-même. Lutter contre les idées préconçues, c’est aussi lutter contre nos propres carcans. Prendre un crayon quand on ne sait pas dessiner, c’est la meilleure chose à faire. Et tant pis si votre technique n’est pas parfaite, tant pis si votre dessin n’est pas tel que vous le rêviez. N’oubliez pas que ce premier dessin est le départ d’une série de changements. Des changements à peine perceptibles mais qui vous permettront d’éclore pour vous révéler à vous-même.

Faites travailler votre imagination !
Faites travailler votre imagination !

Devenir plus créatif est à la portée de tous

On pense toujours que les artistes le sont dès le berceau ; mais nous sommes tous artistes. Regardez un dessin d’enfant : il est complètement désinhibé et ne rentre dans aucun format prédéfini. Et si on allait réveiller l’enfant qui sommeille en nous ?

Il suffit de raviver cette flamme en oubliant les idées préconçues, il suffit de se laisser aller, expérimenter. Après tout, que risquez-vous ?


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16 commentaires sur “Pourquoi développer sa créativité et comment devenir créatif ?

  • Julie lit au lit

    Drôle de hasard, je suis en pleine reconquête créative! Pour te donner une idée, je suis blogueuse littéraire et je fais une semaine sans lecture. L’inspiration me vient de Julia Cameron, une gourou de la créativité. J’en profite pour dessiner, et plus précisément, pour documenter ma semaine sans lecture en dessins. Merci pour ton article!

    Répondre à Julie
    • Marlène

      Ça m’intrigue ! L’objectif de la semaine sans lecture est-il de prendre du recul, de se « reconnecter » en quelque sorte avec l’activité pour prendre le temps de lui redonner un sens ?

      Répondre à Marlène
    • Julie lit au lit

      L’auteure de la méthode affirme que plusieurs créatifs bloqués se droguent avec les mots des autres et qu’une coupure nette pendant une semaine permet souvent de débloquer sa créativité parce qu’on a du temps pour essayer autre chose. Et j’avoue que dans mon cas, ça m’a donné envie de recommencer à dessiner, donc ça vaut le coup d’essayer! Je vais voir dans quelques jours si ma relation à la lecture a évolué ou pas.

      Répondre à Julie
    • Marlène

      D’accord, je vois le concept ! Dans l’absolu, je trouve que décrocher de temps en temps fait énormément de bien. A titre personnel, c’est précisément pour ça que je veille toujours à prendre beaucoup d’avance sur mes articles, c’est ce qui me permet de faire des pauses.

      Répondre à Marlène
  • Tessa

    Bonjour,
    Merci pour cet article très explicite. Il est en quelque sorte un écho à ce que je propose dans mes ateliers inspiration.
    Bel été à vous.
    Tessa

    Répondre à Tessa
    • Daphné @ Be Frenchie

      J’ai beaucoup aimé la manière dont tu présentes tes ateliers en parlant d’un accompagnement pour aider à trouver ses propres solutions en faisant appel à son imagination. Oui, la réponse se trouve déjà en nous – mais parfois, on a besoin d’un coup de pouce pour trouver le chemin qui y mène.

      Répondre à Daphné
    • Marlène

      C’est intéressant de travailler sur l’inspiration, je suis convaincue qu’il y a des astuces pour la stimuler. Au fil du temps, on apprend à mieux se connaître et à trouver celles qui fonctionnent le mieux pour nous.

      Répondre à Marlène
  • Claire

    Merci pour ce bel article rafraichissant.
    Effectivement, la peur de réussir me bloque encore un peu, mais j’y travaille :-)

    Répondre à Claire
    • Daphné @ Be Frenchie

      Oui, je pense que la peur de réussir est parfois plus forte encore que celle d’échouer. Parce que c’est une manière de faire bouger les lignes.

      Et il arrive parfois, même avec les meilleures intentions, que notre entourage soit aussi effrayé que nous de ce que ça peut changer dans notre façon de fonctionner. Mais ne serait-ce pas plutôt de l’immobilisme que nous devrions avoir peur ? ;-)

      Répondre à Daphné
    • Claire

      Oui, je suis tout à fait d’accord. Mais entre le réaliser et mettre les choses en action, il y a un sacré travail à faire sur soi et ça prend un peu de temps :-)

      Répondre à Claire
    • Marlène

      On pense toujours à la peur de l’échec mais la peur de la réussite peut être tout aussi paralysante. Ça peut être la peur de perdre le contrôle, de ne plus maîtriser quelque chose qui te dépasse…

      Répondre à Marlène
  • Le Bloc-Notes de Carmen

    Article super intéressant ! D’ailleurs j’ai aussi moi-même remarqué qu’en pratiquant du sport les idées étaient plus nombreuses et plus lumineuses, intéressantes. Il me reste surtout à me détacher des paragraphes 9 et 10 ^^

    Répondre à Le
    • Daphné @ Be Frenchie

      Oui Carmen, je trouve aussi qu’il est plus simple de mémoriser un texte ou envisager un problème en changeant de perspective quand on bouge. La natation est pour moi un moment idéal pour réfléchir; on perd ses repères habituels et le fait de ne plus penser à rien d’autre qu’aux mouvements pour nager m’aide à faire émerger des idées.

      Peut-être est-ce justement parce que je ne suis plus parasitée par des éléments extérieurs, que le doute et la peur n’ont pas prise quand je suis concentrée sur mes mouvements ?

      Répondre à Daphné
    • Le Bloc-Notes de Carmen

      Sûrement ! J’aime bien aussi quand tu dis qu’il faut être en mouvement pour visualiser le problème sous un angle différent, c’est carrément ça en fait. L’expression « faire du sur-place » prends alors tout son sens !

      Répondre à Le
    • Daphné @ Be Frenchie

      Exactement Carmen; n’est-ce pas fascinant de voir comme nombre d’expressions titillent notre inconscient ?

      Répondre à Daphné
    • Marlène

      Je constate la même chose quand je sors faire des photos, ça me vide la tête et au final, je suis bien plus efficace et inspirée en revenant !

      Répondre à Marlène
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