Le portage salarial, alternative au régime auto-entrepreneur ?


Comment trouver le bon statut juridique pour toucher des revenus en toute légalité avec son blog ? Parfois, on prend le temps d’anticiper cette question quand on souhaite monétiser son blog mais parfois, on se retrouve pris au dépourvu. On vous propose une opportunité passionnante… mais vous n’avez aucun statut vous permettant d’accepter une rémunération !

Ça m’est arrivé sur mon tout premier site web : un journaliste m’a contactée, il souhaitait acheter l’un de mes articles pour le publier dans un magazine. Problème : je ne m’y attendais pas et je n’avais donc aucun statut pour lui faire la facture demandée !

C’est comme ça que j’ai découvert le portage salarial, un régime très rapide à mettre en place qui permet d’émettre des factures sans s’encombrer de démarches administratives. Je sais qu’aujourd’hui, beaucoup de blogueurs ne jurent que par le régime auto-entrepreneur… mais le portage salarial peut être tout aussi intéressant, j’ai donc décidé de vous en parler.

Le portage salarial, c’est quoi ?

Le principe du portage salarial est simple : vous vous inscrivez auprès d’une société de portage en fournissant quelques documents administratifs basiques. Au bout de 2-3 jours (le temps nécessaire à la validation de votre compte), vous pouvez commencer à émettre vos premières factures. Vos clients envoient le paiement à la société de portage.

Celle-ci accomplit pour vous toutes les démarches administratives de déclaration des revenus aux administrations (coucou l’URSSAF !), elle prélève les cotisations sur vos revenus, elle veille à ce que vous soyez en règle avec la législation du travail française. Et à la fin du mois, la société de portage vous fait un vrai bulletin de salaire avec l’argent que vous avez gagné.

En tant que « porté », c’est comme si vous étiez salarié de cette société (vous avez d’ailleurs un vrai contrat de travail en CDI)… sauf que c’est à vous de trouver vos clients et vos missions ! Vous allez me dire : mais comment se rémunère une société de portage ? Elle prend tout simplement une commission sur vos revenus, qui peut varier selon les options offertes (pouvoir mettre votre propre logo sur les factures, proposer un terminal de paiement par carte bancaire, etc). Elle oscille souvent entre 5 et 10%.

Les avantages du portage salarial

  • Vous bénéficiez de tous les droits liés au statut de salarié (assurance chômage, droit à la formation, cotisation à la retraite, prévoyance, etc) et vous avez le statut cadre.
  • Vous bénéficiez souvent de garanties supplémentaires qui prennent en compte les risques liés à votre activité (une assurance Responsabilité Civile Professionnelle).
  • Malgré tout, vous avez la même liberté qu’un indépendant : c’est à vous de chercher vos clients, de choisir vos missions, de les facturer, etc.
  • Vous n’avez pas à gérer l’aspect administratif de votre activité.
  • Le statut peut convenir aux mineurs (à partir de 16 ans sous réserve d’accord parental), aux retraités, aux demandeurs d’emploi (leur indemnisation sera alors calculée selon le volume pris par l’activité), aux salariés (à condition de ne pas dépasser le nombre d’heures prévu par la législation du travail, 48 heures par semaine).
  • Vous avez un vrai contrat de travail en CDI à présenter à une banque, une agence immobilière, ce qui peut être plus rassurant qu’un statut d’auto-entrepreneur.
  • Vous pouvez déduire vos frais de fonctionnement pour avoir des revenus nets plus élevés en fin de mois : par exemple, si vous utilisez Internet ou votre téléphone pour exercer votre activité, vous pouvez faire passer le montant des factures comme frais.

Les inconvénients du portage salarial

L’inconvénient majeur réside dans les charges que vous payez.

Quand vous êtes auto-entrepreneur, vous payez des cotisations calculées sur vos revenus ainsi qu’une cotisation foncière des entreprises (la CFE) dès l’année qui suit votre début d’activité. Le taux de cotisation est généralement inférieur à 25%.

A l’inverse, avec le portage salarial, c’est comme si vous étiez « votre propre employé ». Vous payez les mêmes cotisations qu’un patron qui emploie un salarié… et souvent, vous perdez ainsi plus de la moitié des sommes que vous avez gagnées.

L’autre inconvénient peut être l’existence d’un seuil de paiement : votre société de portage attendra que vous ayez gagné un certain montant (dans mon cas, il était de 420€ HT) pour émettre un bulletin de salaire. Si vous adoptez ce statut pour des revenus faibles et ponctuels, ça peut vous demander beaucoup de temps pour atteindre ce seuil.

Enfin, en portage salarial, vous êtes en CDI. La loi française fixe une durée hebdomadaire maximale de travail (48 heures). Si vous avez déjà un CDI en tant que salarié, il faut bien veiller à ne pas dépasser ce temps de travail légal. Votre employeur vous demandera parfois de le justifier ou de faire une déclaration sur l’honneur attestant que vous respectez la loi.

Portage salarial, auto-entrepreneur : l'importance du choix du statut
Portage salarial, auto-entrepreneur : l’importance du choix du statut

Rentabilité et portage salarial

A la lumière de ces informations, je vous donne un conseil très simple : ne vous jetez pas sur le premier statut venu si vous vous lancez dans une activité professionnelle ou semi-professionnelle. Ne devenez pas auto-entrepreneur parce que c’est le statut choisi par vos amis… ou n’optez pas pour le portage salarial parce que vous avez lu un article dessus ;)

Il faut faire des simulations… avec des chiffres de préférence.

Pourquoi ? Parce que selon votre commune de résidence, selon les revenus que vous projetez d’avoir, selon vos attentes (voulez-vous pouvoir cotiser au chômage par exemple ?), selon votre statut aussi (freelance à 100%, cumul d’activités, etc), le régime qui convient très bien à votre meilleur ami peut ne pas correspondre à vos besoins.

Du portage salarial au statut d’auto-entrepreneur

J’ai vécu de longues années en portage salarial, toujours avec la même entreprise… et j’ai par la suite opté pour le statut d’auto-entrepreneur pour déclarer les revenus de mes blogs.

Pourquoi le portage salarial

J’ai initialement opté pour le portage salarial parce que je touchais de petits revenus ponctuels, que je ne voulais pas m’embêter avec de l’administratif… et parce que dans ma commune, le montant de la CFE était extrêmement élevé pour les auto-entrepreneurs (c’était dans le Top 5 des villes les plus chères de France pour la CFE !). D’où l’intérêt de se renseigner !

J’avais également été séduite par l’aspect « sans engagement » du portage salarial : on peut arrêter du jour au lendemain en envoyant une simple lettre de démission par mail, ça rend le régime très rassurant pour tester une activité sans prendre aucun risque.

La simplicité, enfin, était un argument de poids : j’avais juste à émettre mes factures et mon prestataire de portage salarial me proposait un outil en ligne très simple pour le faire en quelques clics. Pas de compte bancaire spécifique à ouvrir, pas de comptabilité à tenir (à part une compta facultative « pour moi »)…

Mon prestataire de portage salarial

J’avais choisi la société Web Portage pour plusieurs raisons.

  • Elle est spécialisée dans les métiers du web et des prestations de services dits « intellectuels » (blogueurs professionnels, rédacteurs, consultants marketing et communication, coaches, consultants en référencement, traducteurs, etc). Web Portage connaît bien les spécificités de ces métiers. Par exemple, ils travaillent avec toutes les grandes sociétés d’affiliation (NetAffiliation, Tradedoubler, Hi-Media et même Google Adsense) donc ils sont habitués à gérer ce type de revenus.
  • Elle existe depuis longtemps et elle a acquis une vraie réputation dans ces métiers là. La confiance est très importante, d’abord parce qu’il y a de l’argent en jeu, ensuite parce qu’on envoie quand même tous ses documents d’identité à la société de portage.
  • Ils ont des outils intuitifs : si j’ai choisi le portage salarial, c’est aussi pour ne pas me prendre la tête ! J’avais accès à une interface où je pouvais émettre des factures en quelques clics, mémoriser mes « clients fidèles » pour éviter de rentrer leur nom à chaque fois, je pouvais suivre à tout instant mes paiements en attente, le solde de mon compte, etc. C’est d’ailleurs tellement intuitif que je n’ai jamais eu besoin de les appeler (il y a des notices explicatives très bien faites quand on cherche une info). Il y avait même une application mobile.

Je ne peux que vous recommander Webportage, dont j’ai toujours été très satisfaite.

Aujourd’hui, auto-entrepreneur

J’ai finalement opté pour le régime auto-entrepreneur après avoir effectué de nouvelles simulations : mes revenus avaient augmenté et étaient plus réguliers ; ma commune a revu le montant de la CFE à la baisse, de manière drastique ! De ce fait, les charges élevées du portage salarial me faisaient perdre pas mal d’argent.

A l’heure du bilan, je vous conseille donc de bien vous renseigner, de faire des projections de vos futurs revenus… Vous pouvez demander le montant de la CFE de votre ville au centre des impôts dont vous dépendez, aller voir un comptable pour obtenir des conseils professionnels. Bref, n’hésitez pas à vous entourer.

La banque des URSSAF publiait en 2013 un rapport indiquant que moins de la moitié des auto-entreprises étaient réellement actives, un chiffre plutôt stable dans le temps.

Le statut est si facile d’accès que beaucoup s’y inscrivent sans aller plus loin par la suite et lancer leur activité. Je pense que le portage salarial est une bonne alternative pour s’essayer à l’entrepreneuriat sans prise de risque et sans réelles contraintes !

Connaissiez-vous ce régime ? Y en a-t-il parmi vous qui ont fait ce choix ? N’hésitez pas à poser vos questions !
Thèmes : Législation 

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46 commentaires sur “Le portage salarial, alternative au régime auto-entrepreneur ?

  • Loïg

    Bonjour, encore un super article ! Je dévore ton blog depuis 2h ! Je me demandais, est-il possible de cumuler le statut d’auto-entrepreneur et celui du portage salarial pour deux activité distincte ? Je te remercie d’avance pour ta réponse ! :)

    Répondre à Loïg
    • Marlène

      Je ne suis pas spécialiste en droit du travail donc je te conseille de poser la question à une société de portage salarial… mais en tout cas, sur le papier, je ne vois pas de contre-indication :) En portage salarial, on a un « CDI intermittent »… donc au final, on est dans le même cas de figure qu’un salarié qui est auto-entrepreneur parallèlement à son travail. A confirmer avec un expert RH !

      Répondre à Marlène
    • Loïg

      D’accord très bien, merci pour la réponse et à bientôt dans les prochains articles ! :)

      Répondre à Loïg
  • Milla - La Galerie, Blog de Voyages

    Article super intéressant comme toujours sur ton blog!!! J’avais déjà vaguement entendu parler de cette solution dans le milieu du consulting, sans vraiment savoir de quoi il retournait exactement. En fait c’est une très bonne alternative à la création d’entreprise justement, je me demande même si cela peut être utilisé par un consultant qui souhaite se mettre « à son compte »pour choisir ces clients par exemple.

    Répondre à Milla
    • Marlène

      Oui il y en a d’ailleurs pas mal qui sont mis en avant par Webportage dans des portraits. Mais d’un point de vue rentabilité je ne suis pas sûre que ce soit la solution optimale à long terme. En revanche c’est très sécurisant pour se lancer avec le sentiment de ne prendre aucun risque !

      Répondre à Marlène
  • Rose Citron

    Bonjour, et merci pour cet article très utile!
    Je me posais la question d’un statut « officiel » car je commence à avoir quelques propositions. le souci c’est qu’aucun ne me parait adapté à une très très petite activité (genre 200€/an). Avec le statut de micro-entrepreneur, on doit payer la CFE (et donc plus que ce que je pense gagner en 1 an!), et avec le portage salarial, il y a un minimum pour être payée par l’entreprise (minimum que je ne pense pas atteindre cette année par exemple…). Est-ce qu’il existe à ta connaissance d’autre solution quand on est petit blogueur mais qu’on veut faire les choses légalement quand même ?
    Merci pour ton blog qui est une mine d’info!

    Répondre à Rose
    • Marlène

      Pour 200€ par an, je ne connais malheureusement pas de régime… Pour parler de mes contacts personnels avec les impôts/l’URSSAF sur ces sujets, j’ai eu plusieurs sons de cloche…
      1/ Si les revenus sont issus d’un travail régulier, continuel (exemple : diffusion de publicité sur ton site type AdSense => dépendent du fait que tu alimentes ton site pour obtenir des pages vues & des clics) => statut impératif.
      2/ Si c’est un revenu très ponctuel et faible (ex : un article sponsorisé à 200€ en « one-shot », une fois dans l’année), il y a une tolérance des administrations et les impôts demandent qu’on le déclare dans la case des bénéfices non commerciaux. C’est plus la société avec laquelle tu travailles qui a la responsabilité et le pouvoir de refuser une collaboration si tu n’as pas de statut légal, histoire que de leur côté ils s’assurent d’être en règle avec l’URSSAF.

      En bref, ça reste flou et selon l’interlocuteur on a parfois deux avis différents. Le portage est une bonne option mais il faut accepter l’idée que tu attendes ton paiement un moment au début, le temps d’atteindre le seuil. Si tu commences à avoir des propositions, il n’y a pas de raison que ça ne continue pas et en fixant un tarif raisonnable qui tient compte de tes charges, le seuil peut vite être atteint.

      Répondre à Marlène
  • Isabel

    Bonjour, juste pour ajouter un autre aspect non négligeable : sous le statut auto-entrepreneur il faut faire du chiffre pour valider des trimestres pour la retraite. Le chiffre d’affaires minimum en BNC doit être de 8791€ pour valider 4 trimestres, autrement « nada ». Le portage salarial gagne donc encore un point.

    Répondre à Isabel
    • Marlène

      Merci pour le complément d’information, j’avoue ne pas avoir pensé à l’aspect retraite qui est encore trèèèès loin pour moi :)

      Répondre à Marlène
  • TingTing

    Bonjour. Merci pour vos explications. Cependant, (tjrs histoire d’être en règle fiscalement) le portage salarial fonctionne t-il avec les compléments de revenus obtenus par du trading occasionnel ou obtenus en « revenus partagés » à l’aide de régie publicitaire, genre Profit25 et consorts ?
    Si oui comment s’y prendre ?
    Sinon, comment, déclarer (correctement et avantageusement) ce genre de revenus ?
    Merci

    Répondre à TingTing
    • Marlène

      Bonjour, je vous conseille de contacter directement Webportage pour poser la question car je ne suis pas fiscaliste :) Je ne veux pas vous induire en erreur !

      Répondre à Marlène
  • Nico

    Super article, décidément je dévore tes articles en quelques jours. C’est clair, illustré avec une mis en situation chiffrée : canon ! Si seulement j’étais tombé sur cet article avant… Les démarches sont tellement compliquées, je suis surpris que les gens réussissent à créer leur boite ou leur statut AE en toute autonomie.

    Moi aussi je me suis « amusé » à regarder combien 1€ gagné allait réellement apporter en Auto-Entrepreneur :
    Estimation chiffre d’affaire : 1000€
    – Cotisations sociales : 23,1% (231€)
    – Régime Social des Indépendants (RSI) : inclut dans les cotisations, ou en + ? j’ai pas bien compris ce point..
    – Contribution à la formation professionnelle : 0,2% (2€)
    – Taxe pour frais de chambre consulaire : 0,044% (0,44€)
    – Impôt sur le Revenu 30% de 50% du bénéf (150€)
    Coût fixe, même si on gagne 0€
    – Cotisations Foncières des entreprises (CFE) : 500€ (aie!)
    = 116€

    Autrement dit, pour être au moins à l’équilibre, ne rien gagner mais de rien perdre, il faut vendre pour au moins 850€/an ! Puis passé ce palier, si j’intègre tous les frais l’état prendra environ 35% sur chaque euros supplémentaire gagné. Sans compter toutes les contraintes administratives que tu évoques :
    – Chaque mois : déclaration à la douane pour les factures hors de la France (exemple = pub Google car facturé depuis l’Irlande). Amende de 750 euros par mois d’omission
    – Tous les mois ou trimestres : déclaration du CA + payer ses cotisations
    – Chaque année : payer la Cotisations Foncières des entreprises

    Pour gagner quelques modestes centaines d’euros sur le net (moins de 1000€/an), le portage est clairement mieux adapté. Mais si on gagne plusieurs milliers d’euros, alors le coût du CFE (fixe) est lissé et s’estompe. L’avantage dans ce cas, c’est qu’avec le statut AE l’Etat ne prend « que » 35% du CA réalisé, contre 50% avec le portage. Du coup sur un CA plus élevé cela commence à se ressentir.

    Pour finir, il est important de rappeler que la CFE n’est pas due la première année (avant c’était même 3 ans), je n’ai pas vu cette mention dans ton article. Cela signifie que c’est forcément LA meilleure solution financière vs le portage, et qu’en fin de première année il est alors toujours possible (si le CA n’est finalement pas très élevé) de faire une cessation d’activité du statut AE. En ce qui me concerne c’est ce que je vais faire, au moins en 2016.

    Répondre à Nico
    • Marlène

      Je n’ai pas dû mentionner l’exonération de la CFE car quand on se lance, ça me paraît important de calculer ses charges réelles « à terme ». Je vois plus l’exonération comme un bonus sur une période où, en théorie, tu as peu d’activité… mais tu as raison d’en parler. On m’avait aussi dit qu’elle ne portait que sur la première année civile (et non sur une année glissante) : en gros, si tu crées ton entreprise en novembre, tu en es exonéré sur l’année en cours (= sur 2 mois) mais dès l’année suivante tu la paies plein pot (pas de pro rata). Il faudrait vérifier si c’est toujours exact.

      C’est vrai que de manière générale, ce n’est pas très simple de gérer tous ces aspects administratifs cumulés avec les spécificités des métiers du web (entre les différentes plateformes d’affiliation qui ont chacune leur fonctionnement, AdSense et ses déclarations et j’en passe). C’est, à mes yeux, le gros atout du portage salarial quand on garde une activité professionnelle à côté : ils font la paperasse ! Mais comme tu le soulignes très bien, il arrive un seuil de revenus où la question se pose à nouveau si l’on veut éviter de perdre trop d’argent dans les charges.

      Répondre à Marlène
  • Ooupps

    Bonsoir, pour me lancer dans la voyance de nouveau par exemple, j ai deja eu un site en auto entrepreneur mais trop de charges j ai coulé, deux ans a rembourser les cotisations j y comprenais rien, en portage salarial peut on utilisé un terminal cb en location par exemple ou est on obligé d avour un num siret

    Répondre à Ooupps
    • Marlène

      Bonjour, chez Webportage le paiement CB est proposé (le site prend 2% de commission sur les transactions), je ne peux pas t’en dire plus car je n’ai pas testé mais c’est possible et fourni par la société de portage (tu n’as donc pas besoin de numéro SIRET de ton côté). N’hésite pas à les appeler pour avoir plus d’informations !

      Répondre à Marlène
  • Cécilia Autour de Cia

    Je sors à l’instant d’une formation pour en savoir plus sur le statut d’auto-entrepreneur. Et justement, on a parlé du portage. J’ai pensé à toi direct. J’avoue y penser à l’un ou l’autre car j’ai de plus en plus de demandes de collaborations rémunérées. Et je crois qu’au lieu de refuser systématiquement, il faut que je me pense sur ses opportunités car ça ferait un complétement financier qui n’est pas négligeable dans ma situation de recherche d’emploi. Je réfléchis beaucoup sur cette question en ce moment et je n’ai pas de réponse claire, mais c’est très enrichissant de se renseigner.
    Bise

    Répondre à Cécilia
    • Marlène

      Ah c’est bien qu’ils t’en aient parlé car pour ma part, j’étais allée à une formation où la formatrice ne connaissait pas du tout ! Je trouve que ce sont presque 2 approches différentes : pour des opportunités ponctuelles, le portage évite la lourdeur administrative de l’auto-entrepreneuriat et je pense que c’est plus simple vis-à-vis de Pôle Emploi car tu as une vraie fiche de paie en fin de mois, tout à fait « classique », comme si tu avais par exemple trouvé un petit CDD pendant ta période de chômage… A l’inverse, si tu envisages de sortir de ta situation en te lançant à ton compte, c’est sans doute plus intéressant d’être auto-entrepreneur sur le plan financier, d’autant que tu peux bénéficier d’aides si je me souviens bien (ACCRE, etc).

      Répondre à Marlène
  • Ellayne

    Je suis plutôt contente de tomber un peu par hasard sur ce billet… je suis dans une phase de recherche et de recueil de témoignages sur le portage salarial et les avis sont globalement positifs !

    Ce qui m’effrayait avec le statut AE que j’ai déjà testé c’est l’aspect très précaire et le coup de massue de la CFE :/ Ce qui m’a fait creuser du côté du portage salarial, c’est la relative sécurité qu’elle propose : cotisation au chômage, adhésion à une mutuelle (si on passe à temps plein), statut cadre & CDI (pour les banques)

    La marge que ces sociétés se prennent et ce qu’on touche au final (presque la moitié de ce qu’on facture) fait un peu peur mais je me demande si ça ne vaut pas le coup ?

    Ce qui m’empêche de passer en freelance, c’est la crainte de ne pas trouver de clients, mais avec le portage salarial, je me dis que ça peut être un bon moyen pour tester tranquillement sans lâcher mon boulot à temps plein…

    En tout cas, merci, ton billet ajoute une goutte d’eau à mon moulin et à ma réflexion ! :)

    Répondre à Ellayne
    • Marlène

      En réalité, les sociétés prennent une marge raisonnable (5 à 8% pour WebPortage), ce qui coûte cher ce sont les charges sociales et patronales. En fait, tu paies presque les mêmes charges que quelqu’un qui emploierait un salarié… sauf que c’est toi-même que tu emploies. Un salarié moyen coûte en général à son patron deux fois ce qu’il a dans la poche comme salaire net. Si tu gagnes 2000€ par exemple, tu coûtes en moyenne à l’employeur 4000€. Avec le portage salarial, on est sur des chiffres voisins. Quand tu es une salariée « classique », c’est ton patron qui paie ces charges. En portage salarial, la société de portage te les refacture (c’est donc toi qui les paies).

      Du coup, je me dis qu’à temps plein, ce n’est pas très rentable dans l’absolu par rapport au statut AE… mais ça apporte des garanties qu’on n’a pas du tout avec le statut AE, notamment le côté CDI dont tu parles, auquel je n’avais pas pensé mais qui peut rassurer une banque ou une agence quand on doit déménager ou faire un investissement.

      Répondre à Marlène
  • Cynthia

    Merci pour ce billet, je ne savais même pas que ce statut existait !

    Pour ce que j’ai envie de faire ça me semble beaucoup mieux que l’auto-entreprenariat déjà parce que j’ai l’impression qu’on sait plus à quoi s’attendre quant au revenus nets mais aussi parce que ce statut permet de déduire ses dépenses!

    Répondre à Cynthia
    • Marlène

      Oui c’est effectivement un gros avantage, je viens d’ailleurs recevoir un mail de Webportage à ce sujet expliquant quels frais il est possible de déduire et c’est assez vaste, pour le web ça va du nom de domaine à l’abonnement Internet en passant par les campagnes Adwords, le prix d’un compte Premium sur LinkedIn et j’en passe !

      Répondre à Marlène
  • Yvan

    Hello, ça faisait un petit moment que j’e n’étais pas passé par là.

    Je suis également « porté » chez Webportage. Je pense que tout a été dit dans l’article, c’est un statut très intéressant pour des personnes qui se lancent ou qui ont une activité secondaire avec des revenus variables.

    L’interface du site web mis à disposition par Webportage est très intuitive. L’équipe est très réactive que ce soit lorsque l’on rencontre un problème ou bien lorsque l »on a une question.

    Pour le moment, je ne vois pas pourquoi je basculerais en AE même si j’ai bien compris que je gagnerais un petit peu plus. Je préfère gagner moins et ne pas me prendre la tête avec des formalités administratives.

    Répondre à Yvan
    • Marlène

      Ah c’est sympa d’avoir un autre témoignage, surtout pour le côté « réactivité de l’équipe » que je n’ai pas encore eu l’occasion de tester. J’aime aussi cette facilité de gestion et d’une certaine manière, je pense que ça nous prépare quand même à un statut plus « autonome » car même si l’émission de facture est très simplifiée, on s’habitue à voir quelles sont les mentions obligatoires, comment gérer les cas particuliers (facturation d’une société étrangère, etc), on suit de loin les démarches qu’implique une embauche (la Déclaration Unique d’Embauche, etc), le fonctionnement des charges…

      Répondre à Marlène
  • Estelle

    Un coucou Lou !

    ça faisait longtemps, tu vas bien ?
    Merci pour ce très bon article, que je partage dès demain sur la page pro de mon entreprise.
    Je ne connaissais pas cette société, c’est en effet très intéressant …
    Bon week-end et à bientôt !

    Répondre à Estelle
    • Marlène

      Hello Estelle, merci pour le partage, c’est sympa ! Je trouve le portage salarial très intéressant pour les petits revenus (activité complémentaire par exemple), moins lorsque l’on veut exercer une activité en indépendant à temps plein car les charges restent élevées. Mais c’est un statut très rassurant quand on ne veut prendre aucun risque.

      Répondre à Marlène
  • Marie

    Je découvre votre article – très intéressant – et j’ai une question sur les congés payés : si on est salarié, on doit en avoir, alors comment fonctionnent les congés payés en portage salarial?

    Répondre à Marie
    • Marlène

      C’est très simple, ils sont payés au fur et à mesure. En France, un employeur a 2 manières de calculer les congés : soit avec la méthode classique du 2.5 jours de congés payés par mois, soit avec la méthode du 1/10e, qui consiste à considérer que le droit aux congés est équivalent à 1/10e de la rémunération brute perçue. La méthode du 1/10e concerne en général toutes les professions qui ont des revenus irréguliers et en portage salarial, c’est celle qui s’applique. Les congés sont donc payés au fil de leur acquisition, en fonction de la rémunération touchée.

      Répondre à Marlène
  • Claire - 30 ans ou presque

    Coucou ! Une petite question, peut-être un peu bête… Les mois où tu ne réalises pas de chiffre d’affaire, tu ne paies rien à la société de portage ? (pas d’abonnement minimum ou un truc du genre ?)
    Non parce que du coup je me dis que ça pourrait être intéressant de monter un dossier de portage salarial pour être prête « au cas où » une opportunité se présente (mais je ne veux pas être perdante « au cas où » elle n’arrive jamais ^^)

    Répondre à Claire
    • Marlène

      Je ne paie absolument rien, c’est le gros avantage du régime. En revanche, les sociétés de portage ont pour la plupart un seuil de paiement (tout comme les sociétés d’affiliation sur Internet !). En gros, les revenus sont bloqués jusqu’à ce qu’on atteigne ce seuil de paiement (420€ HT chez Webportage). Ça peut être un problème pour quelqu’un qui ne ferait qu’un article sponsorisé par an par exemple… mais sinon, ce n’est pas trop gênant !

      Répondre à Marlène
  • Aurélie

    J’ai fonctionné pendant quelques temps en portage salarial pour mon activité de consultante qualité, je suis heureuse d’apprendre que cette option existe dans le cas des métiers du web ! Effectivement, se libérer des contraintes administratives est un vrai confort.
    Petite question cependant : as-tu déjà fait intervenir un prestataire avec ce statut ? Par exemple, si tu veux bénéficier des services d’un web designer, quel lien contractuel existe entre vous deux ?

    Répondre à Aurélie
    • Marlène

      Hello Aurélie, merci de ton commentaire ! Je n’ai jamais été confrontée à la situation que tu décris donc je ne veux pas m’avancer et te donner de fausses informations. En tant que porté, on est salarié donc je pense qu’on est dans la même situation qu’un particulier qui veut faire appel à un freelance.

      Répondre à Marlène
  • Yoann

    Très intéressant !!!

    Ton article tombe à pic, au moment du passage à la monétisation de mon je pensais que seul l’option « autoentrepreneur  » était possible et cela me déranger de payer cotisations sociale et autre frais alors que je ne sais même pas si mon blog va être rentable.

    Je ne connaissais pas du tout le portage salariale, mais je pense que je choisirais cette option, surtout que mon but, dans un premier temps c’est surtout générer des revenues complémentaire à mon salaire et non vivre de mon blog, je pense que le portage salariale est l’option idéale pour mon cas.

    Juste une question ! Est-ce que ce système est compatible avec Paypal ? Puisque sur Paypal, en tant que professionnel, ils demandent un numéro de siret, je me demande comment ça se passera si je suis en portage salariale. Est-ce qu’on me donnera un numéro de siret ou bien je donnerais celui de l’entreprise avec laquelle je suis en contrat ?

    Yoann

    Répondre à Yoann
    • Marlène

      Je ne sais pas si c’est pareil partout mais chez Webportage, c’est possible de se faire payer via PayPal à condition de souscrire une option « RIB personnalisé » à 5€ par mois. Tu te fais payer sur ton compte PayPal puis tu vires l’argent vers le compte créé pour toi par Webportage avec ce RIB dédié.

      Répondre à Marlène
  • Milie

    Je suis AE et je vais devoir payer ma CFE pour la première fois… Il va falloir y réfléchir.

    Répondre à Milie
    • Marlène

      Selon les villes elle est très variable donc tu auras peut-être de la chance ! Mais c’est vrai que c’est bien quand on peut économiser pour ce genre de charge « qui sort de l’ordinaire » :)

      Répondre à Marlène
  • NatAmelia

    Très intéressant ton article Lou !
    Actuellement intermittente, j’envisageai le statut AE mais j’ai eu bcp de retours négatifs. Peut-être que le portage salarial est la solution à mon problème. A suivre …

    Répondre à NatAmelia
    • Marlène

      Il ne faut pas hésiter à prendre un maximum de renseignements, via les mairies, les chambres de commerce, etc. Il y a parfois des ateliers ou des consultants qui proposent des infos (plus ou moins personnalisées) pour y voir plus clair. C’est important de choisir un statut bien adapté à sa situation, surtout pour optimiser ce qu’on paie côté charges et donc ses gains en fin de mois :) Merci d’avoir pris le temps de laisser un commentaire !

      Répondre à Marlène
  • Miss Blemish

    Je ne connaissais pas du tout l’existence de ce statut ! Je suis encore loin de ces questions là mais je suis heureuse de savoir que si un jour la question se présente je pourrais avoir recours à cette alternative dans un premier temps :)
    À bientôt !

    Répondre à Miss
    • Marlène

      Je suis contente de savoir qu’au moins, l’article fait découvrir le statut à d’autres personnes car c’est vrai qu’il est méconnu :)

      Répondre à Marlène
  • Audrey

    Alors tu m’apprends un truc complètement nouveau pour moi, je n’en avais JAMAIS entendu parler – alors que tout le monde n’a que le mot « auto entrepreneur » à la bouche.
    Je ne suis pas encore lancée dans une démarche de complément de revenu, mais j’y pense fortement. Je ne manquerai pas de penser au portage salarial si un jour l’occasion se présente car je ne me sens pas prête à franchir le pas du freelance en auto entrepreneur à ce jour – notamment à cause du CFE, qui signifie que tu as quand même une obligation de rémunération mensuelle pour que l’activité reste rentable.
    No Tuxedo, cette mine d’or ;)

    Répondre à Audrey
    • Marlène

      Oui c’est bien le problème avec la CFE, j’étais à fond sur le régime auto-entrepreneur jusqu’à ce que je découvre ce petit détail. Dans certaines villes, elle est très peu élevée (300€ je crois) et là, effectivement, on ne prend pas beaucoup de risques à se lancer… mais quand elle est élevée, c’est une vraie pression. J’ai justement rencontré quelqu’un dans ma ville qui s’est retrouvé à payer 1400€ en ayant dégagé « seulement » 4000€ de revenus. Ça fait mal !

      Répondre à Marlène
  • Grisélidis

    Hello :)
    Je suis AE depuis début 2015 et j’ai passé 6 mois à m’informer sur le statut avant d’opter justement pour celui d’auto-entrepreneur qui fait beaucoup parler de lui (en bon et en moins bon).
    Je confirme que la fameuse CFE fait peur et qu’elle peut vraiment rendre nulle la rentabilité d’une affaire en AE si tout n’est pas bien « estimé » en amont. La fameuse CFE est logiquement calculée par fourchettes en fonction du chiffre d’affaire généré. Bref, tu as raison de le rappeler, il vaut mieux bien calculer avant, pour choisir le statut qui sera le moins coûteux et le plus pratique à gérer.

    Répondre à Grisélidis
    • Marlène

      Je trouve que c’est un peu le risque quand un statut devient aussi populaire que celui-là, qu’on voit tous les blogueurs se jeter dessus et en parler… on peut croire un peu trop vite que c’est adapté à toutes les situations et passer à côté de l’étape si cruciale d’information ! Heureusement, il y a des villes où la CFE commence bien plus bas (les 1400€ sont le premier palier dans ma ville, joie ^^). On m’a dit que c’était calculé en fonction du siège social de l’activité donc je pense qu’on peut contourner le système avec une domiciliation dans une ville où elle est moins chère… mais ça implique aussi des frais !

      Merci pour ton témoignage en tout cas, tu confirmes qu’il faut vraiment prendre le temps de se renseigner. On me l’a répété sans arrêt : il faut écouter des témoignages, des conseils, des avis, prendre des RDV avec tous ceux qui peuvent être de bon conseil (comptables, ateliers gratuits, etc).

      Répondre à Marlène
  • Délia

    Super clair!
    Je n’en avais jamais entendu parler, et je pense que dans un premier temps comme tu le soulignes c’est vraiment un statut pratique.
    Qui sait, ça pourrait me servir un de ces quatre alors merci à toi pour cet article :D!

    Répondre à Délia
    • Délia

      PS : d’ailleurs, toi qui es au fait de l’univers des blogs, sais-tu si les cadeaux des marques en nature sont une sorte de rémunération?
      Comme c’est un monde un peu particulier … (et que je ne trouve pas clairement l’info sur le net)

      Répondre à Délia
    • Marlène

      Oui c’est un statut très pratique ! Comme je le disais à une blogueuse sur un réseau social, le seul – petit – inconvénient c’est lorsque l’on souhaite établir un véritable contrat de travail avec le client… car il doit être tripartite. Ça occasionne quelques délais car il faut faire valider le contrat par la société de portage, le signer avec son client puis l’envoyer à la société de portage qui le contresigne en 2 exemplaires (l’un pour le client, l’autre pour soi). Webportage propose un modèle de contrat prêt à l’emploi qui permet de gagner du temps mais il faut quand même l’ajuster un peu.

      L’alternative intéressante, c’est de fonctionner au devis signé : faire un devis avec toutes les mentions légales obligatoires et le faire signer par le client. Ça évite d’impliquer la société de portage à chaque fois et ça a une valeur légale.

      Pour répondre à ton PS., j’avoue que c’est assez flou, je n’ai jamais tenu de blog impliquant de recevoir des « gros cadeaux » de la part des marques donc je te conseille de te renseigner auprès des impôts ou d’un comptable. J’ai l’impression que c’est surtout à l’entreprise qui offre de les déclarer comme cadeaux clients par exemple. En tant que bénéficiaire d’un cadeau, je ne vois pas où on pourrait le déclarer… à part comme avantage en nature. Or, un avantage en nature implique forcément d’avoir le statut de salarié de celui qui offre l’avantage.

      Répondre à Marlène
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