Comment faire un partenariat avec une marque sans mauvaise surprise ?


Dans certaines thématiques, il est fréquent que les blogueurs soient démarchés pour faire un partenariat avec une marque. Il débouche par exemple sur la rédaction d’un avis produit détaillé, d’un article sponsorisé, d’un compte-rendu d’événement…

Beaucoup de blogueurs s’interrogent à ce sujet : d’abord, comment avoir un partenariat ? Faut-il faire une demande de partenariat ou attendre d’être démarché ? Vers qui se tourner et comment formuler sa demande ? Comment faire en sorte que la collaboration se passe bien et que faire si ce n’est pas le cas ? Je vous propose quelques conseils et pistes de réflexion dans ce gros guide sur le sujet !

Avant d’avoir un partenariat…

En étant réaliste, il y a aujourd’hui un certain nombre de gens qui créent un blog en partie dans l’espoir de décrocher des partenariats avec les marques et d’en tirer des avantages matériels (argent, produits gratuits, invitations, etc). Un certain nombre de blogueurs s’inscrivent sur des plateformes de mise en relation avec les marques (Hivency, L’Agence des Blogueuses, Influence4Brands, etc). Et un certain nombre de blogueurs sont déçus du peu de bénéfices qu’ils en tirent.

Alors il me paraît important de rappeler qu’un partenariat avec une marque est un échange donnant-donnant. Un blog va pouvoir apporter son ton, son expertise, sa visibilité, son influence, son trafic, son autorité SEO… bref, une valeur ajoutée qui peut varier d’un blog à l’autre et être mesurée de bien des façons. C’est en échange de cette valeur ajoutée que la marque offre un produit, une invitation à un événement ou de l’argent sonnant et trébuchant.

Le partenariat avec une marque, un échange de valeur
Le partenariat avec une marque, un échange de valeur

Côté marque, il y a un impératif indéniable de retour sur investissement. Quand un service marketing consacre une partie de son budget à la création de partenariats avec des blogueurs, il a souvent des comptes à rendre : quel impact a eu la campagne ? A-t-elle permis de générer du trafic référent ? A-t-elle eu un impact sur le chiffre d’affaires ? A-t-elle permis de faire grimper l’autorité du nom de domaine de la marque ?

Côté blogueur, il y a aussi une notion de retour sur investissement. Le bénéfice retiré du partenariat (qu’il soit financier ou matériel) est-il à la hauteur du travail effectué (rédaction, photos, promotion, etc) ?

Chacun doit y trouver son compte et des stratégies différentes peuvent entrer en jeu quand il s’agit de faire un partenariat marque/blog : une marque peut choisir de travailler avec un tout petit nombre de partenaires, en ciblant ceux qui lui apportent la plus forte visibilité. Pour un même budget, elle peut aussi solliciter un plus grand nombre de blogueurs « plus petits » ou cibler des univers très précis, des plateformes très précises.

Par exemple, mon blog voyage parle énormément de l’Angleterre et est lu chaque mois par plus de 60000 personnes. Pourtant, l’office du tourisme de Grande-Bretagne a privilégié récemment des partenariats avec des blogs moins lus… mais plus actifs sur les réseaux sociaux.

Tout le monde peut avoir sa chance mais il faut avoir quelque chose de concret et réel à apporter. Cette parenthèse étant faite, entrons dans le vif du sujet !

Faut-il faire une demande de partenariat ?

Quand j’ai créé mon blog, j’avais un point de vue très arrêté sur la question : pas question de faire une demande de partenariat ! On développe son contenu, son trafic, sa notoriété… et on attend d’être contacté par une marque.

J’ai commencé à changer d’avis après une conversation avec une amie à moi qui s’occupait à l’époque de la communication d’un célèbre palace parisien. Elle m’a expliqué qu’elle était toujours à l’écoute des sollicitations car elle n’avait tout simplement pas le temps de faire de la prospection « en partant de zéro » pour dénicher des influenceurs. Elle avait donc tendance à examiner en premier lieu les demandes des gens qui l’avaient démarchée directement.

Il existe des outils de détection d’influenceurs sur le web. Dans mon travail, on utilise Synthesio. Il permet notamment de suivre ce qui se dit sur une marque en ligne, d’identifier le sentiment associé à ces mentions (dit-on du bien de la marque ou pas) et de repérer les meilleurs ambassadeurs d’une marque. Mais le recours à de tels outils n’est pas encore systématique, si bien que beaucoup de marques sont désorientées quand il s’agit de savoir où prospecter, comment cibler des blogs, etc.

Par ailleurs, comment savoir si un blog reçoit du trafic ? Si un blog achète des followers sur les réseaux sociaux ? Si un blog est performant en référencement ? Parfois, face à l’énorme vivier de blogs existants, une marque ne sait pas vers qui se tourner… et faire une demande de partenariat peut permettre de se faire connaître pour, peut-être, être recontacté.

Mains de femme sur un clavier

Une autre anecdote m’a confortée dans l’idée d’adopter une vision plus souple de cette question : une collègue à moi, blogueuse également, a pu initier de belles collaborations en contactant des marques avec qui elle avait des affinités et qui correspondaient à l’univers de son blog. A aucun moment elle n’a essuyé de remarque déplaisante.

Alors je pense aujourd’hui que les deux situations peuvent arriver : vous pouvez avoir des partenariats parce que vous avez été contacté spontanément… tout comme vous pouvez avoir un partenariat parce que vous avez démarché une marque qui vous correspond.

Mais gardez en tête mon premier point : il faut tout de même avoir quelque chose à offrir. Ma collègue qui a contacté des marques a tout de même attendu d’avoir plus de 3000 abonnés sur Instagram et une petite cinquantaine d’articles sur son blog.

Comment demander un partenariat avec une marque ?

Quand on vous contacte pour vous proposer un partenariat, la situation est plutôt simple car la marque (ou l’agence qui la représente) vous a déjà ciblé. En général, vous avez donc assez peu d’efforts à fournir pour justifier de votre légitimité.

En revanche, quand c’est vous qui démarchez, vous devez effectuer tout un travail de ciblage en amont, puis vous présenter et convaincre que vous pouvez apporter un bénéfice à la marque.

Quels atouts avez-vous à offrir ?

Votre premier travail consiste à identifier de manière objective les atouts de votre blog : visibilité, qualité des contenus, présence sur les réseaux sociaux, photos sur mesure, communauté engagée… Vous pouvez avoir plein de choses à offrir et je vous conseille de les quantifier. N’hésitez pas à consulter les conseils que j’ai donnés pour ceux qui veulent mettre leur blog sur leur CV car la démarche est assez similaire.

D’autre part, repérez les thématiques sur lesquelles vous êtes légitime. Par exemple, quand j’ai commencé à bloguer sur le voyage, j’étais assez frustrée qu’on ne m’associe pas à l’Angleterre… jusqu’au moment où j’ai réalisé que je n’avais publié que 6 ou 7 articles sur le sujet :) Oui, j’en avais écrit plein d’avance mais ils n’étaient pas (encore) en ligne !

Il y a sûrement des thématiques où votre expertise est reconnue… ou tout simplement des thématiques qui suscitent plus de réactions que d’autres de la part de votre communauté.

Une fois que vous avez identifié tous ces éléments, vous pouvez créer ce que l’on appelle un « media kit ». C’est une présentation succincte de votre blog, souvent très visuelle (imaginez une sorte d’infographie sur vous-même !). Vous pouvez y inclure :

  • Une présentation « marketing » de votre blog – Son thème, sa personnalité, son ton. N’hésitez pas à mettre une photo de vous et un aperçu de votre univers visuel, c’est un bon moyen d’associer un visage et une identité à votre site.
  • Un récapitulatif chiffré de votre blog – Combien d’abonnés sur chaque réseau social ? Combien de visiteurs uniques/de sessions par mois ? Combien de pages vues par visite ? Quel pourcentage de fidèles par rapport aux nouveaux utilisateurs ? Combien de temps passé en moyenne sur vos pages ? Combien de commentaires reçus ?
  • Une présentation de votre cible – Qui sont vos lecteurs types ? Leur âge, leur profil, etc. Vous pouvez vous aider des informations fournies par Google Analytics pour en savoir plus. Ça peut aider une marque à déterminer si vous avez le même public qu’elle.
  • La preuve sociale – Avez-vous été cité par des médias ? Avez-vous collaboré avec des marques réputées ? Glissez quelques logos dans votre media kit !
  • Votre offre – Quelle mise en avant pouvez-vous proposer à une marque ? Article sponsorisé, vidéo, test produit, compte-rendu d’événement, look, concours, post Instagram ?

Enfin, n’oubliez pas d’inclure un ou plusieurs liens vers votre blog. Idéalement, faites un media kit en PDF de manière à rendre les liens cliquables. Tout ce qui peut faire gagner du temps à la marque est un plus qui joue en votre faveur ! N’hésitez pas à consulter mes conseils + un modèle de media kit dans cet article.

Cibler une marque pertinente pour un partenariat

A partir des informations que vous avez collectées sur votre blog, identifiez des marques qui vous correspondent en termes d’univers et de notoriété.

Oui, certaines grandes marques font des choix qui les poussent à travailler en premier lieu avec les leaders d’une thématique… mais il y a bien d’autres marques qui peuvent être intéressées par une communauté plus petite mais plus engagée. Des marques qui peuvent apprécier vos qualités rédactionnelles, vos photos, votre personnalité, votre audience qui est en phase avec la leur… Vous pouvez en premier lieu vous tourner vers des marques que vous « consommez » vous-même.

Quand vous rédigez votre mail de prise de contact pour une demande de partenariat, ayez toujours en tête la valeur ajoutée que vous pouvez apporter à la marque. Offrir un produit gratuit, pour une marque, est une dépense. Si c’est une jeune marque, ça peut même représenter une énorme dépense par rapport au chiffre d’affaires qu’elle génère.

Il faut donc que cette dépense soit justifiée… et faire preuve de compréhension si une petite marque vous répond qu’elle ne peut pas se permettre d’offrir ses produits ;)

Dans votre mail, vous pouvez inclure :

  • Les salutations : expliquez ce qui motive votre prise de contact et les raisons qui font que vous appréciez la marque.
  • Les articles où vous avez déjà mentionné la marque : pas la peine de faire un long listing de liens, gardez un ou deux articles très pertinents.
  • Votre proposition de valeur : qu’aimeriez-vous apporter à la marque ?
  • La contrepartie que vous attendez : invitation, produit gratuit, etc.
  • Mentionnez que vous envoyez votre media kit en pièce jointe (et n’oubliez pas la pièce jointe ^^).
  • Terminez par une formule de politesse courtoise, une marque peut avoir plein de bonnes raisons de ne pas donner suite (budget marketing déjà voté et déjà alloué, etc).

Faut-il réclamer ?

Clairement, je ne suis pas à l’aise avec l’idée de réclamer. Mais tout aussi clairement, je dois vous dire que ça marche. Je connais quelqu’un qui a ouvert un blog il y a seulement quelques mois, et qui a déjà reçu des bijoux, une invitation pour un week-end dans un hôtel… juste en démarchant. Donc si vous avez des arguments solides, un blog qui tient la route, pourquoi pas ?

Au pire, vous n’aurez pas de réponse ou on vous répondra qu’il n’y a pas de possibilités d’invitation/de produit gratuit. Au mieux, ça débouchera sur une belle collaboration. La seule situation où vous risquez le ridicule, c’est si vous réclamez sans offrir de contrepartie, avec un blog qui vient de se lancer ou qui est trop peu alimenté et suivi.

Mon ancienne coiffeuse m’avait un jour parlé de sa lassitude à recevoir des demandes de coupes gratuites de la part de personnes qui « avaient en projet d’ouvrir un blog » ou qui avaient créé leur blog la veille… et je crois que ce genre de comportement décrédibilise profondément le blogueur qui s’y prête.

Vous pouvez aussi opter pour une solution moins « commerciale » : rejoindre une plateforme comme Hivency. Vous renseignez des informations sur votre blog (trafic, réseaux sociaux, etc) puis, si votre notoriété est suffisante, vous recevez des propositions de produits à recevoir gratuitement.

Comment faire en sorte que la collaboration se passe bien ?

Des attentes raisonnables de part et d’autre

La premier critère d’une collaboration réussie, à mon sens, est le juste équilibre entre ce que vous faites et ce qu’on vous donne en échange.

Ça passe par exemple par…

  • Le budget – Une collaboration peut tout à fait passer par un produit gratuit, sans rémunération complémentaire… mais on ne paie pas son loyer en produits gratuits donc les attentes de la marque doivent rester raisonnables. Idem pour la rémunération. Si on vous propose 10€ ou même 30€ pour un article, fuyez. C’est devenu pour certaines marques un moyen de faire produire du contenu de qualité au même prix qu’en prenant un rédacteur web pas cher à l’étranger… sauf que vous vous faites avoir dans les grandes largeurs puisque ce ne sont pas du tout les tarifs pratiqués dans le métier.
  • Les exigences – Si quelque chose vous demande un travail considérable, le prix doit être lié. Autrement dit, si une marque commence à vous demander 10 posts sur les réseaux sociaux, de produire un article par semaine, la contrepartie doit être significative. J’ai lu récemment le témoignage d’une blogueuse à qui une marque demandait un post par semaine en échange d’un collier à 10€ par mois. A ce stade, ça devient du travail déguisé !
  • Le choix du bon partenaire – Au-delà des aspects matériels et pratiques, un bon partenariat est aussi celui qui correspond à votre ton, à votre univers.

Evidemment, tout ceci marche dans les deux sens. Si vous demandez un sac à 1400€ en cadeau, en échange d’un article de blog, mieux vaut avoir une sacrée notoriété pour justifier la dépense que fait la marque !

Le contrat

Dès qu’il y a de l’argent en jeu (article sponsorisé, post sponsorisé sur Instagram, frais à engager de votre côté), je vous conseille vivement d’établir un contrat. Il existe plein de modèles de contrats sur le web en fonction de vos besoins, que vous pouvez adapter. Idéalement, il faut les faire relire par un juriste.

Ça permet de poser noir sur blanc les conditions négociées avec votre interlocuteur : votre rémunération, les conditions de paiement et d’exécution de la prestation, etc.

Cadrez bien l’ensemble de votre mission : quel budget, quel délai de rédaction, quels engagements de votre part et de la part de la marque… N’hésitez pas aussi à préciser un nombre maximum d’allers-retours avant validation dans le cas d’un article sponsorisé. Par exemple « Le Client pourra demander des corrections, dans la limite d’un aller-retour et sous réserve que les corrections n’impliquent pas une réécriture complète de l’article ». Ça évite de travailler pour rien quand le Client prétend être éternellement insatisfait et se sert de ce prétexte pour ne pas vous payer.

Méfiez-vous si la personne refuse de signer quoi que ce soit ou insiste pour tout négocier par téléphone : pas de trace écrite = pas d’engagement, vous aurez du mal à obtenir réparation du préjudice s’il y a un problème quelconque.

Pour qu’une collaboration se passe bien, il suffit que chacun respecte ce à quoi il s’est engagé. En tant que blogueur, de publier le contenu attendu dans les délais, en y accordant la même attention qu’à vos autres articles. En tant que marque, de payer le blogueur dans les délais et de ne pas modifier le brief ou les exigences en cours de route.

Que faire si un partenariat avec une marque tourne mal ?

Les cas de figure sont tellement multiples qu’il est impossible de proposer une solution unique. Il peut y avoir un problème de paiement, un problème de « contrôle » (cas de la marque qui ne cautionne pas certains de vos propos et refuse de vous payer), un problème de silence brutal où votre interlocuteur semble disparaître dans la nature…

Si les tentatives de contact amiables ne fonctionnent pas, vous pouvez envoyer un courrier de mise en demeure de payer (lettre recommandée avec accusé de réception). Ça n’oblige pas votre débiteur à vous payer mais ça permet de dater formellement un retard de paiement… ce qui est pratique pour une future action en justice ou pour le calcul des pénalités de retard de paiement.

Le niveau supérieur est l’injonction de payer. C’est une procédure simple et peu coûteuse, qui n’exige pas de passer par un huissier ou un avocat. Vous aurez des chances d’aboutir si vous pouvez apporter la preuve que l’argent est dû (d’où l’intérêt d’avoir un contrat signé et des échanges écrits !).

Si vous avez souscrit une assurance professionnelle incluant une protection juridique, celle-ci peut souvent couvrir vos frais juridiques dans ce type de situation pour que vous soyez défendu au mieux.

Sur le plan humain, l’idée est d’apporter une réponse « graduée » au problème : la personne qui ne vous répond plus est peut-être en arrêt maladie ou a été licenciée subitement ; vous pouvez essayer de joindre un autre interlocuteur de la même société, vous renseigner sur l’identité du supérieur hiérarchique de la personne. Si vraiment ça n’aboutit pas, vous aurez ainsi toute légitimité pour passer à une réponse plus procédurière.

J’espère en tout cas que ces sujets nourriront votre réflexion sur les partenariats entre blogueurs et marques. Ils peuvent déboucher sur de belles collaborations de part et d’autre, vous donner accès à des lieux ou des produits que vous n’auriez pas pu découvrir autrement.

Bien géré et bien ciblé, un partenariat peut apporter un vrai plus à vos lecteurs. Mal choisi, il peut aussi vous décrédibiliser auprès de vos lecteurs… alors gardez toujours en tête qu’il est dommage de brader son lectorat pour un profit matériel éphémère.


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42 commentaires sur “Comment faire un partenariat avec une marque sans mauvaise surprise ?

  • Delphine

    Bonjour Marlène,

    Merci pour ton article. On trouve toutes les infos, qu’il est souvent difficile de récolter. Cela va grandement m’aider.

    Belle journée!!

    Répondre à Delphine
  • Angelilie

    Merci Marlène pour cet article complet sur les partenariats. Je viens d’avoir ma première offre de partenariat, après 7 mois de blog. Un site qui m’a contactée par email et m’a proposée un partenariat. Franchement je sais pas ce que je dois faire. Accepter ou refuser l’offre, même si le site correspond avec l’univers de mon blog. Je ne souhaite pas être envahie par les partenariats en tout genre.

    Répondre à Angelilie
    • Marlène

      Tu es toujours libre d’en accepter un et d’en refuser d’autres en fonction de ce qui te correspond le plus :) Ça n’empêchera pas des gens de te contacter s’ils sont séduits par ton univers !

      Répondre à Marlène
  • rey

    Bonjour!
    je suis la fondatrice du blog Y.B Paris, je pense qu’il faut revoir de loin la conception des partenariats, d’où ce mot c’est certain, qui est basé sur un échange. Mais il ne faut pas considérer que les choses doivent aller que dans un sens: dans mon domaine, les meilleurs qui sont professionnelles ont un business plan quasi dès le départ, et ne s’improvisent plus blogueuses à la sauvette (je parle également à l’internationale). Contacter d’autres marques fait partie de l’activité, il faut arrêter de faire en effet les divas et de croire que ça tombe comme ça! Justement, ça marche à coup de mail/moodboard autour d’un projet et statistiques à l’appui, en tout cas c’est ainsi que fonctionne les meilleurs du domaine et que je fonctionne aussi! Bien à toi!

    Répondre à rey
    • Marlène

      Hello, les personnes qui pensent que ça vient « sans contrepartie et sans effort » se bercent d’illusions et le découvrent souvent assez vite. En revanche, je ne suis pas totalement d’accord avec l’idée du « business plan dès le départ ». J’ai en tête beaucoup, beaucoup d’histoires de blogueurs qui ont débuté comme amateurs et ont peu à peu structuré un business autour de leur blog au fil des propositions reçues, ainsi que par essai/erreur => on teste une méthode de monétisation, on ajuste en fonction de ce qui marche ou non… jusqu’à trouver la « formule » qui offre la meilleure rentabilité.

      Répondre à Marlène
  • Caroline

    Bonjour
    Je suis responsable de la promotion de plusieurs marques et beaucoup de boutiques en ligne. J’ai très souvent affaire à des bloggueuses pour mes marques de beauté.

    Nous sommes très déçue des bloggueuses / Influenceurs qui nous contactent car elles ne jouent pas le jeu de rédaction d’articles et des mises en lignes de posts ( la moitié d’entre elles revoivent des produits et ne postent rien) On leur stipule les conditions d’un partenariat et on leur envoie des produits et après plus rien…On voit bien que ce n’est pas du tout professionnel. Et celles qui sont professionnelles, sont hors de prix….et sont de vraies divas …. Je pense que ce business modèle des bloggueuses ne va pas durer !

    Répondre à Caroline
    • Marlène

      Bonjour Caroline, je pense que comme dans tout secteur il y a « à boire et à manger », des gens sérieux et d’autres qui le sont moins. Difficile de faire des généralités. Par ailleurs, on peut être amateur et honnête, professionnel et pas très réglo… Un blogueur pro est souvent quelqu’un qui a des audiences phénoménales donc oui, il va monnayer cette influence de la même manière qu’un magazine ne vend pas une page de pub à 5 euros pièce. Bref, je crois qu’en la matière il est difficile d’avoir un regard aussi tranché que celui que vous semblez avoir suite à ces mauvaises expériences.

      C’est d’ailleurs pour ça qu’il y a un business d’agences qui se lancent sur ce créneau pour mieux encadrer les échanges de produits (type Hivency, Influence4Brands, etc). Par exemple, sur Hivency, un blogueur a droit à 3 crédits au départ pour postuler à des campagnes de son choix et recevoir un produit gratuit. La seule façon de gagner des crédits une fois qu’on a dépensé les siens est de publier les posts. La solution n’est pas parfaite mais elle a le mérite d’exister.

      Répondre à Marlène
    • Marlène

      Bonjour Caroline, je pense que comme dans tout secteur il y a « à boire et à manger », des gens sérieux et d’autres qui le sont moins. Difficile de faire des généralités. Par ailleurs, on peut être amateur et honnête, professionnel et pas très réglo… Un blogueur pro est souvent quelqu’un qui a des audiences phénoménales donc oui, il va monnayer cette influence de la même manière qu’un magazine ne vend pas une page de pub à 5 euros pièce. Bref, je crois qu’en la matière il est difficile d’avoir un regard aussi tranché que celui que vous semblez avoir suite à ces mauvaises expériences.

      C’est d’ailleurs pour ça qu’il y a un business d’agences qui se lancent sur ce créneau pour mieux encadrer les échanges de produits (type Hivency, Influence4Brands, etc). Par exemple, sur Hivency, un blogueur a droit à 3 crédits au départ pour postuler à des campagnes de son choix et recevoir un produit gratuit. La seule façon de gagner des crédits une fois qu’on a dépensé les siens est de publier les posts. La solution n’est pas parfaite mais elle a le mérite d’exister.

      Répondre à Marlène
  • Sarah

    Bonjour pourrais-je faire un partenariat avec vous

    Répondre à Sarah
    • Marlène

      Bonjour, tout dépend si le sujet est susceptible d’intéresser mes lecteurs ou pas. N’hésitez pas à m’envoyer un message via le formulaire de contact du blog.

      Répondre à Marlène
  • mamstickie

    Bonjour, Votre articles est super !! je suis maman de jumeaux aujourd’hui âgés de 3 ans ! Ma passion pour mes enfants et mon travail ma donné envie d’ouvrir un blog aujourd’hui ! il a 2 ans mais ayant changé en cours de site cela ma fait repartir de zéro ! Et j’ai franchement du mal a attiré d’autres personnes que mes proches ! J’ai un peu l’impression que tant que personne ne gagne sur les blogs personne ne vient !! Pouvez vous m’aider ?? Merci

    Répondre à mamstickie
    • Marlène

      Hello, que veux-tu dire par « tant que personne ne gagne personne ne vient » ? Il peut y avoir une foule de raisons à un manque de trafic, depuis des problèmes techniques jusqu’à un site trop jeune, avec trop peu de contenu, un contenu trop « perso », pas assez optimisé pour gagner en visibilité sur Google par exemple…

      Répondre à Marlène
  • Anaelle

    Merci pour cet article très complet qui vient ajouter des infos à ce que j’avais pu glaner ailleurs. Pas toujours évident d’exercer à métier où beaucoup de modèles sont encore à inventer.

    Répondre à Anaelle
    • Marlène

      Je constate quand même que les choses évoluent : de plus en plus de marques sont ouvertes à des collaborations avec les blogueurs, apprennent peu à peu les « codes » de ce type de partenariat, comprennent que ça a un coût… De plus en plus d’agences se montent pour les accompagner dans la démarche, faciliter les mises en relation.

      Mais évidemment, ça va demander du temps pour que ça se généralise et même du côté des blogueurs, il y a une évolution nécessaire (comprendre qu’aujourd’hui il y a un enjeu business pour une marque qui démarche un blog et qu’on ne doit pas se brader ou, à l’inverse, qu’on n’est pas crédible en demandant une contrepartie déraisonnable par rapport à sa notoriété, etc).

      Répondre à Marlène
  • Diana

    Bonsoir j’aimerai faire un plasement d’produit avec vous si possible

    Répondre à Diana
    • Marlène

      Bonjour Diana, mon blog ne se prête pas vraiment au « placement de produit » mais si vous pensez avoir une proposition pertinente pour mes lecteurs, vous pouvez m’envoyer un message via le formulaire de contact.

      Répondre à Marlène
  • Seti

    Bonjour,
    C’est le premier article que je lis et je le trouve très bien. Je viens de me lancer en tant que bloggeuse et je cherchais des infos sur comment dynamiser mon blog et faire des partenariats. C’est top !

    Répondre à Seti
    • Marlène

      Hello, je pense que les opportunités de partenariats « intéressants » apparaissent plus clairement une fois que l’on a un peu de pratique du blogging derrière soi. On voit sur quels sujets on se sent à l’aise et légitime et ça donne des idées pour faire le tri dans les propositions ou pour contacter des marques/sociétés que l’on juge pertinentes.

      Répondre à Marlène
  • Paillettes et Pimprenelle

    Bonjour Marlène,
    2ème article que je lis et j’aime ! Merci beaucoup pour toutes ces informations.
    À bientôt !

    Répondre à Paillettes
  • Mayeul

    Bonjour Marlène, j’ai juste apprécie l’article

    Répondre à Mayeul
  • Aurélie - Mon cher Watson

    Bonjour Marlène,
    Encore une fois, un article très complet !
    Suite à une expérience personnelle, je pense qu’il faut aussi bien précisé dans les modalités du contrat les modalités du texte de l’article : éléments de langage de leur communication propre (risque de sanction SEO), quels sont les éléments qui sont de notre propre choix et sur lesquels ils ne peuvent pas vraiment revenir, s’ils doivent partager l’article sur leurs réseaux sociaux etc…
    Nous avons eu le cas d’un partenaire qui nous a fait changé le titre et une partie de l’édito, qui sont pourtant des éléments très marqués avec le ton de notre blog…
    Mais de manière générale, c’est en faisant des partenariats qu’on apprend ;-)

    Répondre à Aurélie
    • Marlène

      Pour l’article sponso que j’avais fait sur le blog, j’avais fait un contrat où l’article 1 récapitulait la mission… et dans un autre article, je disais en gros que « le client s’engage à avoir fourni toutes les informations nécessaires au prestataire afin qu’il exécute sa mission en toute bonne foi, conformément aux instructions communiquées dans l’article 1 ».

      Ce n’était pas formulé comme ça mais le principe, c’est que si le client ajoutait a posteriori une exigence ne figurant pas dans l’article 1 « descriptif de la mission », elle n’entrait pas dans le cadre du contrat. Point final. Ça obligeait à bien cadrer la demande au début côté client.

      Dans tous mes contrats freelance, j’ai aussi des clauses « Engagements du client » et « Engagements du prestataire », histoire de remettre une couche de « cadrage » sur l’ensemble. On n’est jamais trop prudent :)

      Répondre à Marlène
    • Aurélie - Mon cher Watson

      Bonne idée ! Merci pour le conseil !

      Répondre à Aurélie
  • Stéphane Sport Chez Soi

    Merci Marlène, cela fait un moment que je n’avais pas commenté tes articles, mais je n’en manque presqu’aucun. Tu as toujours une analyse intéressante et complète de sujets qui font réfléchir.

    Pour ma part, j’ai déjà été contacté plusieurs fois pour des partenariats, mais je reste très prudent parce que j’ai peur de perdre mon indépendance éditoriale et financière pour quelques malheureux euros supplémentaires.

    J’ai remarqué que quand on répond aux annonceurs en proposant un partenariat un peu sérieux, ils fuient parce qu’ils cherchent surtout des blogueurs qu’ils pourront ronger jusqu’à l’os pour pas un rond… ou si peu.

    J’aime particulièrement ma liberté entrepreunariale, et c’est peut-être pour ça que je reste très prudent. Il me semble que cela doit rester notre mot d’ordre dans notre fabuleux bien que difficile métier, non ?

    Enfin, ce n’est que mon avis. Maintenant, si je trouve un partenariat sérieux qui correspond exactemement à ma ligne éditoriale, pourquoi pas ?

    Longue vie à ton blog que j’aime beaucoup,
    Stéphane

    Répondre à Stéphane
    • Marlène

      Merci Stéphane ! Pour ma part, j’ai peu de propositions sur No Tuxedo car c’est un blog qui pour l’instant a encore un public « intermédiaire », qui n’est plus majoritairement amateur mais pas non plus complètement B2B. En revanche, sur mon blog voyage je suis trèèèès sollicitée pour insérer des liens sur tel ou tel sujet… et là, il y a à boire et à manger !

      Répondre à Marlène
  • Suny ☼

    Hello Marlène. J’ai parfois des demandes de partenariat de blogueurs et ils m’annoncent pour se mettre en avant des taux de visite importants par jour sur leur blog (20 000 ou 50 000 visiteurs).
    En fait, je me demandais si il existait un moyen fiable de vérifier ce que dit un blogueur sur son nombre de visiteurs sur son blog ? C’est possible ou même avoir une idée approximative ? Par Alexa ? Ou tu te fies en regardant grosso modo de ce que tu aperçois sur son site (nombre de commentaires, nombre de likes, abonnés), etc… ?

    Répondre à Suny
    • Marlène

      La meilleure manière de vérifier, c’est de demander un accès en lecture seule aux statistiques Analytics. Ainsi, pas de triche possible. C’est ce que font d’ailleurs les agences d’influenceurs. Il existe des solutions pour évaluer le trafic d’un site, j’en avais parlé dans un article… mais elles restent très peu fiables.

      Pour Analytics, ça se passe dans l’administration, menu « Gestion des utilisateurs », il faut ensuite que le blogueur ajoute ton adresse e-mail avec l’autorisation « Lire et analyser » les données.

      Répondre à Marlène
    • Vasilije

      Bonjour,

      Il y aussi similarweb qui permet d’avoir une idée du trafic exprimé en milliers de visites. Ce n’est pas aussi précis qu’Analytics, mais ça donne une première idée.

      Répondre à Vasilije
    • Marlène

      Oui, j’en parle dans l’article dont j’ai donné le lien justement… mais sur certains sites ce n’est pas fiable du tout, d’où l’intérêt de s’appuyer sur des indicateurs plus précis autant que faire se peut !

      Répondre à Marlène
    • Vasilije

      Vous avez raison Marlène, Similarweb est loin d’être infaillible…Disons que ça permet de se faire une idée sur l’ordre de grandeur des stats, mais bien sur il ne remplace pas un accès aux stats Analytics.

      Par ailleurs vous en pensez qui des stats propres à WordPress ? fiables ou pas ? Si elles le sont, on pourrait imaginer fournir une capture d’écran ou l’export csv comme preuve de notre trafic à un partenaire potentiel ?

      Répondre à Vasilije
    • Marlène

      Je ne les utilise pas du tout donc je ne peux pas comparer à ce jour :)

      Répondre à Marlène
  • Blandine

    Ahh la question épineuse des partenariats… :) Tu as traité le sujet avec nuance et intelligence, bravo et merci pour toutes ces infos!

    Répondre à Blandine
  • Margaux Lifestyle

    Merci pour cet article très complet, qui tombe d’ailleurs à pic puisque je suis en pleine négociation avec une marque pour une collaboration de long terme… Mais du coup, je ne sais pas ce que je suis « en droit » de demander, ni comment organiser ce que j’ai à leur offrir… Bref, je rejoins la question de Mania, aurais-tu des contrats type sous le coude ??
    Belle journée à toi !

    Répondre à Margaux
    • Marlène

      Tu es en droit de demander ce qui te paraît raisonnable. Ensuite, si la marque n’est pas d’accord, ça peut faire l’objet d’une discussion :) J’ai donné à Mania deux exemples de contrats de prestation de services. Pour les adapter, il faut détailler la nature de la prestation (ce qui est demandé exactement : rédaction, inclusion d’un lien vers le site machin.com, délai pendant lequel le blogueur s’engage à laisser l’article en ligne…), les « limites » (nombre d’allers-retours maximum avec la marque par exemple), etc.

      Répondre à Marlène
  • prettylittletruth

    Super article! Tres interessant! Je note tes bons conseils :)

    Répondre à prettylittletruth
  • Mania

    Bonjour et merci pour ton article intéressant ! Je peine à trouver un modèle de contrat pour de l’article sponsorisé, est ce que par hasard tu aurais cela sous le coude ?

    Merci à toi !

    Répondre à Mania
    • Marlène

      Hello Mania, je n’ai pas de modèle à proposer car je ne suis pas juriste, je ne me hasarderais donc pas à rédiger un contrat pour des tiers ;) On peut facilement trouver sur le web des contrats de prestation de services, j’avais donné dans un article quelques exemples sur Les Echos ou encore sur Ooreka. Ensuite, on personnalise ce modèle en fonction de la prestation effectuée.

      Répondre à Marlène
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