Conférence SEO chez Google [compte-rendu] : mobile, mobile, mobile !


Ce 20 mars, j’ai assisté chez Google à une conférence SEO animée par Vincent Courson, Search Quality Specialist Google. Il s’agissait d’évoquer les évolutions majeures de Google pour s’adapter à l’essor de la navigation mobile… et ce que ça implique pour tous les propriétaires de sites.

Quand on travaille dans le SEO, ces événements n’apportent pas de révélations majeures en général… mais ils ont l’énorme avantage de diffuser la « parole officielle » de Google sur certains sujets et permettent aussi de poser des questions.

Si vous avez un blog, vous êtes forcément concerné par certains de ces sujets… donc je vous propose un compte-rendu de cet événement !

Conférence SEO chez Google
Conférence SEO chez Google

Le mobile-first indexing : un changement qui vous concerne tous

« Nous allons changer la façon dont nous indexons les pages. […] On a atteint l’année dernière le point mobile, celui où il y a plus de recherches effectuées sur smartphone que sur desktop » (Vincent Courson)

En simplifiant, avant, Google prenait en compte la version « ordinateur » de vos pages pour décider de votre positionnement. Une fois que le mobile-first indexing sera en place, Google prendra la version mobile des pages comme référence.

Si vous avez un blog perso, vous ne voyez peut-être pas de différence car vous proposez souvent le même contenu à vos visiteurs sur les deux types d’appareils. Mais ce n’est pas le cas de tous les sites : certains ont un menu différent, des pages structurées différemment sur mobile, avec parfois un contenu spécifique. Et puis, une page qui se charge très rapidement sur un ordinateur peut devenir très lente sur un mobile car la qualité de connexion n’est pas la même.

Aujourd’hui, il existe plusieurs manières de gérer le contenu mobile :

  • Le responsive design : Vincent Courson a indiqué que ça restait la recommandation de Google, surtout pour la simplicité de gestion que ça offre. Votre site a les mêmes URL sur desktop et sur mobile, le même thème qui s’adapte à la taille de l’écran, vous gérez tout depuis la même Google Search Console.
  • La diffusion dynamique (dynamic serving) : c’est le fait de détecter l’appareil utilisé et de proposer du contenu mobile ou desktop en conséquence.
  • Proposer un site mobile dédié : certains sites préfèrent concevoir une version mobile spécifique, accessible sur un sous-domaine ou dans un répertoire dédié, comme m.exemple.com ou exemple.com/mobile/

Selon Vincent Courson, il y a 5 choses à anticiper pour se préparer à l’index mobile-first :

  • Vérifiez que vous proposez le même contenu primaire sur desktop et sur mobile : ce qu’on appelle le « contenu primaire », c’est le contenu principal de votre site, celui qui répond à la question de l’internaute… par opposition aux contenus secondaires (à l’instar de ceux que l’on trouve dans une sidebar, comme les formulaires d’inscription à une newsletter par exemple).
  • Vérifiez que vos balises meta sont bien présentes sur mobile.
  • Vérifiez que vos données structurées sont accessibles sur mobile : elles aident Google à interpréter votre contenu donc si votre site les utilise (pour mettre en valeur des contenus comme les recettes, les avis d’utilisateurs, etc), pensez à les rendre disponibles sur mobile.
  • Vérifiez que vos balises hreflang sont implémentées sur mobile : si vous avez un site multilingue, les équivalences de pages spécifiées via des balises hreflang doivent se faire entre deux appareils similaires. Par exemple, vous indiquerez que telle page mobile en français est équivalente à telle page mobile en anglais… sans faire référence au desktop.
  • Réglez les erreurs d’exploration : votre site doit être prêt à accueillir le Googlebot mobile, qui « va s’exciter un peu quand Google fera le changement » (dixit Vincent Courson). Utilisez la Search Console pour repérer les erreurs en amont et corrigez-les.

Vincent Courson a ajouté que la gestion des rel canonical et rel alternate ne changerait pas : ces deux balises permettent de spécifier différentes versions d’une même page, en indiquant sur la page ordinateur l’URL de l’équivalent mobile (via la balise rel alternate) et sur la page mobile son équivalent desktop (via la balise rel canonical). Selon Vincent Courson, « ce serait trop lourd pour le web entier » d’apporter un changement à ce fonctionnement très ancré.

Il a qualifié le passage au mobile-first indexing de « disruption majeure ». C’est précisément pour cette raison que Google a déjà beaucoup communiqué sur le sujet, réalisé de nombreux tests en amont pour « minimiser au maximum l’impact sur les sites web ».

A ce jour, il n’y a pas de date précise pour le passage au mobile-first mais les tests sont bien avancés. Le changement devrait s’effectuer « par batch » de sites.

Vincent Courson a indiqué qu’il ne savait pas encore si les utilisateurs allaient être informés par le biais de la Search Console ou non : « Nous voulons éviter les mouvements anxiogènes », a-t-il expliqué, précisant que Google ne voulait pas que l’envoi d’une notification prenne un caractère alarmiste pour les utilisateurs.

Il a conseillé à tous les utilisateurs de suivre l’état du crawl sur Search Console, en précisant que le crawl mobile « pourrait augmenter de manière très sensible ».

Nouveautés SEO 2018 : le mobile à l'honneur chez Google
Nouveautés SEO 2018 : le mobile à l’honneur chez Google

La « Speed Update », nouveau critère de référencement mobile

Dans la même optique que le mobile-first indexing, Google a également annoncé récemment une mise à jour majeure, la « Speed Update » : autour de juillet 2018, la vitesse de chargement sur mobile va devenir un critère de référencement des pages (c’est déjà le cas sur desktop depuis plusieurs années).

Selon Vincent Courson, c’est « une évolution, pas une révolution ». Une évolution rendue nécessaire par l’essor du mobile, qui va de pair avec des connexions pas toujours performantes.

L’objectif de Google reste le même : apporter le plus rapidement possible une réponse aux utilisateurs.

« Il n’y aura pas d’effet de boost sur les sites les plus rapides mais un effet négatif sur les sites très lents » (Vincent Courson)

Concrètement, que signifie un « site très lent » ? Vincent Courson a rappelé que ce n’était pas un raisonnement binaire, du type « au-dessus de 3 ou 5 secondes, votre site est très lent »… mais que Google prenait plutôt en compte une notion de « proportion » (les « X% de sites les plus lents »).

Quelques infos en plus sur la Speed Update :

  • Elle n’impactera pas toutes les requêtes.
  • Elle sera indépendante de la technologie utilisée par le site : AMP ne devient pas obligatoire, si vous avez un site responsive très rapide, ce sera parfait aussi.
  • Google offre un panel d’outils pour évaluer les performances de son site en matière de temps de chargement : le Chrome User Experience Report, les audits Lighthouse via Google Chrome, PageSpeed Insights ; on peut également regarder tous les indicateurs techniques de temps de chargement : First Meaningful Paint, DOMContentLoaded, « Time to Interactive, First Contentful Paint, Time To First Byte…

« Aucun de ces outils n’a la vérité absolue […] On s’appuie sur des user-centric performance metrics : on veut un site qui devienne interactif rapidement même si le contenu n’est pas complètement chargé » (Vincent Courson)

En termes de calendrier, la Speed Update devrait intervenir en juillet 2018, ce qui vous laisse encore quelques mois pour améliorer la vitesse de chargement de votre site si nécessaire.

Le format AMP

Troisième sujet majeur lors de cette conférence SEO : le format AMP. Il permet de proposer des pages mobiles très performantes mais subit aussi des critiques… dont il a été question.

Vincent Courson a rappelé que la technologie avait initialement été créée pour les éditeurs de contenus textuels mais avait évolué vers d’autres formats (e-commerce, carrousel photo, animations, formats type AMP Stories pour une expérience hyper immersive, app-like tout en restant dans son navigateur). Aujourd’hui, 60% des clics dans les résultats de recherche mènent à des pages AMP « non-news ».

Cette belle croissance s’accompagne aussi d’inquiétudes, notamment sur le fait que le contenu AMP soit « hébergé chez Google ». Vincent Courson a expliqué qu’ils avaient pris en compte ces inquiétudes : le contenu AMP sera bientôt servi depuis l’URL de l’éditeur du site, même si la mise en cache se fera toujours chez Google.

Autre annonce : à terme, les contenus non-AMP pourront être intégrés dans le carrousel, au même titre que les contenus AMP… dès lors qu’ils sont très rapides. Google a engagé un travail avec les organismes de standardisation (W3C, etc) dans cette perspective : « Nous voulons que le web devienne plus rapide dans sa globalité ».

Vincent Courson a aussi rappelé que l’AMP ne devait pas servir « d’appât »… où l’on propose aux visiteurs le début d’un texte en AMP, avant de masquer la suite en les incitant à visiter le site mobile classique. Ça entre clairement dans le champ des pratiques à risque.

La nouvelle Google Search Console

Google propose depuis quelques temps déjà une nouvelle Google Search Console. C’est un « vieux » produit Google, dans lequel des rapports ont été ajoutés au fur et à mesure, par des équipes souvent différentes… Il avait besoin d’une bonne remise à plat intégrale et c’est précisément ce qu’a fait Google.

Au programme : une nouvelle logique, le « feedback loop ». Il s’agit d’abord d’adresser des notifications sur les problèmes repérés par Google ; de les expliquer à l’utilisateur, en proposant des ressources pour les comprendre ; de lui permettre d’effectuer des tests, dont certains sont accessibles directement depuis l’interface de la Search Console.

Enfin, on aboutit à une étape de résolution du problème, avec la possibilité de demander au système d’examiner si le problème a été corrigé puis de renvoyer les pages en crawl si c’est le cas.

Vincent Courson a aussi passé en revue les nouveautés relevant davantage du design et de l’UX (lisibilité, annotation des graphes, etc).

Google a reçu de nombreux feedbacks sur cette nouvelle Search Console : une API est prévue dans la roadmap mais il n’y a pas de date précise pour l’instant ; Google est également en train de résoudre un problème de décalage de dates entre l’ancienne et la nouvelle Search Console.

D’autre part, la migration des rapports de l’ancienne vers la nouvelle Search Console s’effectue progressivement : les rapports ne seront pas forcément transférés « à l’identique », certains pourraient être combinés. « L’interface actuelle n’est pas finalisée, elle est amenée à évoluer, c’est un chantier toujours en cours » a rappelé Vincent Courson.

Minute #nerd #fangirling Google
Minute #nerd #fangirling

Quelques informations SEO glanées en plus

La conférence a été suivie de questions-réponses. Voici quelques-uns des échanges…

Question : Google s’appuiera sur la version mobile des pages. Or, un site mobile a souvent un menu plus épuré (moins de sous-menus)… donc toutes les pages ne sont pas forcément aussi faciles d’accès que sur desktop. Comment Google va gérer ça ?
Réponse : Le sitemap jouera un rôle essentiel, tout comme l’utilisation des balises rel canonical et rel alternate.

Question : Si un même site propose à la fois une version responsive de ses pages et une version AMP, laquelle utilisera Google pour juger de la rapidité du site quand la Speed Update sera en place ?
Réponse : AMP étant souvent plus rapide, il aura souvent tendance à ressortir davantage… mais ce n’est pas une vérité absolue. Dans la mesure où Google se concentre sur l’utilisateur, si un site parvient à avoir une version mobile ultra-performante, celle-ci pourrait tout à fait prendre le dessus sur AMP.

Question : A partir de quel « potentiel de trafic » une page est-elle légitime dans l’index Google ?
Réponse : Vincent Courson a rappelé que le trafic pouvait être truqué. Par conséquent, Google ne se base pas sur un simple chiffre pour dire qu’une page « mérite » d’être positionnée. « On ne prend pas en compte le taux de rebond pour dire qu’une URL devrait être plus basse qu’une autre », a-t-il ajouté… ce qui rappelle l’importance de ne pas chercher à interpréter un chiffre brut, sans contexte !

Question : Google a changé la taille moyenne des meta descriptions. Faut-il tout réécrire en « version longue » maintenant que les descriptions ont été rallongées ?
Réponse : Avec un sourire, Vincent Courson a laissé entendre que chez Google, rien n’était éternel. Ce qui existe aujourd’hui pourrait changer demain. Une stratégie astucieuse peut donc être de rédiger une première phrase qui s’affichera quoi qu’il arrive pour les utilisateurs… et une seconde phrase pour apporter des informations complémentaires, que tout le monde ne verra peut-être pas.

Minute déco Android
Minute déco Android chez Google

J’ai pour ma part questionné Vincent Courson sur l’annonce d’un « rapprochement » entre Google et WordPress (annonce effectuée récemment). En réalité, pas de révolution technique à l’horizon :) Google a simplement fait le constat que plus de 30% des sites mondiaux utilisaient aujourd’hui WordPress… une raison valable de « détacher » certains développeurs pour travailler sur le code du core WordPress.

WordPress étant un projet open source, il est ouvert à tous (n’importe qui peut contribuer à l’amélioration de la qualité du code). Google, en s’impliquant dans la conception même du CMS, cherche donc simplement à apporter sa contribution dans une perspective de qualité et de performance. A terme, si ça produit des résultats fructueux, le principe pourrait tout à fait être étendu à d’autres CMS comme Drupal.

Parmi les autres informations saupoudrées lors de ces questions réponses :

  • JSON-LD est toujours recommandé pour mettre en place les données structurées.
  • Google ne prévoit pas d’aller au-delà des 1000 lignes actuelles dans la Search Console.
  • Il n’est pas prévu à l’heure actuelle de proposer des données sur les recherches vocales.
  • Un sondage « à main levée » a montré que la moitié des personnes présentes étaient intéressées par des filtres plus précis dans la Search Console (pouvoir combiner des filtres de type « ne contient pas » et « commence par » par exemple), Vincent Courson s’est donc engagé à faire remonter le feedback au Product Manager.
  • Si vous avez des questions/feedbacks à faire remonter, vous pouvez soit utiliser l’outil de feedback présent dans Search Console, soit poster un message sur les forums Google.

Voilà pour ce compte-rendu (comme à mon habitude, j’ai fait court ^^). J’espère ne pas avoir laissé passer d’erreur… et j’espère que ça vous éclairera si vous n’avez pas pu assister à cette conférence SEO !


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12 commentaires sur “Conférence SEO chez Google [compte-rendu] : mobile, mobile, mobile !

  • Elodie

    Bonjour Marlène,
    Je souhaiterais avoir plus de trafic sur mon site et par conséquent plus de vente. A ce jour mon site est suivi par un webmaster, un exécutant sans être péjorative. Ce site a besoin de plus, et là vous pouvez peut être être me conseiller? Dans l’attente de vous lire. Belle journée Elodie

    Répondre à Elodie
  • Nicolas

    Toujours très intéressant tes publications, juste une petite erreur de logique/rédaction sur « en-dessous de 3 ou 5 secondes, votre site est très lent »
    je pense que c’est au dessus, non ?

    Répondre à Nicolas
    • Marlène

      Hum, oui, un site qui se charge en 1 seconde, c’est vrai que c’est terriblement lent, je n’aimerais pas que ça m’arrive ;) Merci pour l’œil de lynx, j’ai modifié !

      Répondre à Marlène
  • Oscar Chokola

    Merci Marlène pour ce compte rendu riche.

    Je me demandais comment puis – je assister à la conférence en étant à plus de 10000Km du lieu. Heureusement pour moi, vous venez de me faire part de ce que j’ai pu rater.

    Merci et courage pour le souci d’informer les webmasters.

    Répondre à Oscar
    • Marlène

      Bonjour, merci pour le message ! Ces conférences ne sont pas, à ce jour, retransmises en ligne.

      Répondre à Marlène
  • MILLA - La Galerie, Blog de Voyages

    Super intéressant tout sa !
    C’est cool si Google s’investi dans le code de WordPress, ils développeront peut être des outils pour optimiser son site (je ne sais pas comment résoudre les erreurs remontées sur la search console car je n’y comprends rien ! les explications étant destinées à des sites pro. Idem pour le speed Insight …pour beaucoup de problèmes je n’y peux rien du tout)

    Répondre à MILLA
    • Marlène

      En fait, il y a forcément un moment où l’optimisation d’un site touche à des aspects techniques.

      C’est là qu’on a plusieurs options :
      1) Se dire qu’on a un site amateur, qu’on « fait ce qu’on peut » et que c’est très bien comme ça. Et si vraiment ça ne va pas, envisager des options « simples » : trouver un thème qui offre de meilleures performances, installer quelques plugins pour garder un site en bonne santé (plugin pour détecter les liens brisés, plugin de cache, etc).
      2) Se dire qu’on a un objectif professionnel donc un besoin d’optimiser parce que ça joue sur la rentabilité… et on sait faire soi-même => il faut dégager du temps et s’attaquer au chantier, en définissant des priorités.
      3) Se dire qu’on a un objectif professionnel mais sans savoir « faire soi-même » => il faut faire appel à un expert, soit en France si on en a les moyens, soit à l’étranger dans des pays où le coût de la vie est moins cher, via des plateformes de freelances. Sujet tabou mais concrètement, c’est la solution que choisissent beaucoup de pros qui n’ont pas les moyens de travailler avec un salarié français.

      J’avoue que la réponse de Vincent Courson sur WordPress m’a un peu « déçue » car je m’attendais à quelque chose de plus foufou :) Par exemple, Google qui créerait un incroyable plugin pour proposer son site WordPress en progressive web app (c’est un « format » en train de se développer, qui permet de proposer des contenus accessibles hors ligne et des fonctionnalités comme sur une application mobile… mais tout ça dans le navigateur, sans que l’internaute ait besoin d’installer quoi que ce soit sur son téléphone). Mais c’est déjà bien qu’ils s’impliquent dans le code WordPress, ça ne peut pas faire de mal quoi qu’il arrive !

      Répondre à Marlène
  • prettylittletruth

    Tres interessant cette conference! Merci pour le compte rendu :)

    Répondre à prettylittletruth
  • Daphné @ Be Frenchie

    Bien que je ne maîtrise pas du tout le sujet dont tu parles, j’ai quand même tout lu avec plaisir et noté que :

    – le nombre de recherches sur mobiles est plus important que sur ordinateur et que cette tendance va se confirmer
    – c’est une bonne idée d’avoir une version mobile en AMP
    – 30 % des sites sont sous WordPress et que Google veut contribuer à son développement

    J’ai bon ?

    Comme pour tous les sujets de spécialistes, je trouve que c’est une excellente idée d’en faire une synthèse compréhensible par tous, parce que ce sujet concerne tous les internautes et que c’est toujours intéressant de comprendre comment les choses fonctionnent.

    Par exemple, j’ai fait un rapide sondage sur instagram cette semaine et j’ai été très surprise de voir que la majorité des gens ne connaissaient pas l’existence des liens affiliés, sur lesquels ils sont pourtant amenés à cliquer quotidiennement. Je pense qu’il serait essentiel de mieux informer les internautes sur la manière dont les choses fonctionnent.

    Répondre à Daphné
    • Marlène

      Hello, tu as tout bon ;) C’était une conférence destinée à un public de professionnels donc il y a forcément des notions très techniques, je ne m’attends pas à ce que ça parle à certains blogueurs amateurs qui se préoccupent peu de ces sujets (et c’est bien normal) :)

      Mais ça me paraît intéressant pour plein de raisons : Google est un outil que je trouve assez fascinant par sa complexité tentaculaire, sa capacité à « apprendre », au point que j’ai l’impression aujourd’hui que plus personne ne peut réellement en mesurer la puissance (je conçois que ça puisse effrayer !). Il nous place face à une multitude de questions : comment gérer le volume d’informations disponible aujourd’hui sur le web, « mettre en relation » des experts sur un sujet (et leurs sites !) et des gens qui ont besoin de cette expertise, comment faire en sorte qu’une machine comprenne des intentions et la polysémie du langage humain…

      Mon entourage me demande depuis des années pourquoi je ne postule pas chez Google car j’ai toujours été assez captivée par les challenges que ça pose et par toutes les expertises qu’il faut mutualiser pour apporter des réponses : il y a de la technique, évidemment, avec des développeurs ; il y a des problématiques juridiques, une dimension commerciale, une réflexion sociétale plus globale, il faut une capacité à anticiper les tendances…

      J’ai déjà l’impression qu’à l’échelle d’un métier (le SEO par exemple !), on n’appréhende pas un dixième de la complexité du sujet, qu’il s’agisse du fonctionnement de Google ou de celui de l’écosystème digital en général… alors c’est compréhensible qu’une personne « lambda » qui n’a pas de contact particulier avec le digital soit encore plus déroutée et ait besoin d’informations et de formation !

      Répondre à Marlène
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