Achat de liens : une méthode de référencement et de monétisation controversée


Aujourd’hui, je vais vous parler de RocketLinks, une plateforme dont j’ai découvert l’existence en travaillant dans une agence de référencement. Elle reste très confidentielle et pour cause : ce qui s’y passe est contraire aux bonnes pratiques préconisées par Google… et soulève pas mal de problématiques juridiques. Pourtant, la plateforme est assez connue dans le monde du référencement, au point que j’ai pu profiter d’une présentation détaillée de son fonctionnement lors d’un événement SEO l’année dernière.

En bref, RocketLinks permet l’achat de liens (et la vente de liens, donc) sur des sites web. Pourquoi en parler ? Parce que c’est l’occasion d’évoquer un sujet sur lequel les blogueurs reçoivent souvent des propositions : les articles sponsorisés. C’est aussi l’occasion de vous parler ouvertement d’une facette de mon métier (le référencement) qui reste peu abordée auprès du grand public et qui fait souvent l’objet d’une certaine hypocrisie ;)

Vente et achat de backlinks : une pratique controversée
Vente et achat de backlinks : une pratique controversée

A quoi servent les articles sponsorisés et l’achat de liens en SEO ?

La plateforme RocketLinks cible un public bien précis : les annonceurs qui veulent acheter des liens pour gagner en visibilité ou améliorer le référencement d’un site… et les éditeurs (propriétaires de sites ou de blogs) qui sont prêts à créer des liens en échange d’une contrepartie financière. Mais pourquoi le lien est-il au cœur d’un tel business ?

L’importance de l’autorité d’un site

Chaque site web possède une certaine autorité, une “crédibilité” que les moteurs de recherche vont évaluer et sur laquelle ils vont s’appuyer pour positionner un site dans les résultats. Par exemple, quand vous venez de créer un blog, votre autorité est nulle puisque personne ne vous connaît, que vous n’avez pas encore proposé de contenu… Comment évaluer qui vous êtes ? Comment savoir si vous méritez d’apparaître dans les premières places de Google ?

Au fil des mois, si votre contenu est qualitatif, il va recevoir des liens de la part d’autres sites qui parleront de vous… et tous ces liens vont faire grimper votre autorité.

Mesurer l’autorité d’un site

Il y a quelques années, Google communiquait publiquement sur un indice appelé le PageRank. Compris entre 1 et 10, il était largement basé sur le nombre et la qualité des liens que recevait un site et permettait d’évaluer la popularité d’une page.

Un site extrêmement populaire, recevant un volume conséquent de liens de la part de sites très renommés, avait ainsi un PageRank tendant vers 10… tandis qu’un site tout neuf et inconnu de tous avait un PageRank de 0.

Google ne communique plus sur le PageRank depuis plusieurs années. A la place, un autre score a pris le relais pour évaluer l’autorité d’un site : le Domain Authority, créé par Moz.

C’est un indicateur qui va jusqu’à 100 et suit une échelle logarithmique (il est donc plus facile de passer de 1 à 10 que de 50 à 60). Un site tout neuf se voit attribuer un domain authority de 1… et celui-ci grimpe progressivement à mesure que le site gagne en renommée.

Cette autorité permet à un référenceur de se faire une idée de l’influence du contenu d’un site sur le web. Reçoit-il beaucoup de liens ? Ces liens sont-ils qualitatifs ?

On peut aussi se servir d’un autre indicateur, le “page authority” (autorité à l’échelle d’une page) pour repérer les pages les plus “influentes” d’un site web ou encore pour détecter des problèmes d’architecture sur le site : un site dont la page d’accueil a une excellente autorité et dont les pages internes ont une autorité très inférieure a sans doute un problème. Ça signifie que la page d’accueil ne transmet pas son autorité aux autres pages : problème d’organisation du contenu ?

Le domain authority est mis à jour régulièrement, on peut suivre la fréquence des mises à jour sur le site de Moz.

L’autorité a une valeur monétaire

Quand on veut qu’un site web gagne en visibilité, il faut donc faire en sorte – en plus des aspects techniques et du contenu – que ce site reçoive des liens (on les appelle des backlinks)… et si possible des liens de qualité (diversifiés, sur des sites influents, etc). C’est comme ça que l’achat de liens s’est développé. C’est aussi pour ça que certaines marques vous proposent d’écrire un article sponsorisé sans dire qu’il est sponsorisé.

Ça leur permet d’obtenir un lien qui n’est pas signalé à Google comme un lien “non naturel”. Le lien a l’air parfaitement spontané de l’extérieur. Il contribue donc à faire gagner de l’autorité à leur site.

Il existe tout un business autour des liens… avec des pratiques transparentes et d’autres qui le sont beaucoup moins. Certains montent par exemple des réseaux de blogs (les “private blog networks”) : ils rachètent des noms de domaine expirés ayant une bonne autorité et installent dessus des blogs dans le seul but de créer des liens depuis ces blogs vers les sites dont ils souhaitent faire grimper l’autorité.

Dans le monde du référencement, les clients sont régulièrement invités à consacrer un budget mensuel à l’achat de backlinks, soit en direct auprès d’un site pertinent (en démarchant des blogueurs par exemple !), soit via une plateforme comme RocketLinks ou encore SeedingUp.

RocketLinks
RocketLinks

L’achat de backlinks, une pratique interdite… sauf si…

L’achat d’un lien soulève évidemment des problématiques éthiques et juridiques. Ce lien est-il assimilable à de la publicité déguisée ? Dès lors qu’un annonceur paie un éditeur de site pour qu’il place un lien dans son contenu et que la pratique se fait à l’insu du lecteur, on peut considérer qu’il y a une intention commerciale sous-jacente que l’on dissimule… car l’ambition de l’annonceur est de développer son site (et probablement son chiffre d’affaires, sinon je doute qu’il investirait dans l’achat de backlinks !).

Sur le plan SEO, Google est assez clair : l’achat de liens est clairement considéré comme une pratique à bannir. Le moteur de recherche fait cependant preuve d’une certaine tolérance et laisse les blogueurs ou les webmasters publier des articles sponsorisés… à condition de placer sur le lien un attributnofollow”, un morceau de code qui ordonne aux robots de Google de ne pas suivre ce lien.

Ça permet au moteur de recherche de ne pas mobiliser du temps et des ressources pour des liens qui ne sont pas naturels. Le hic pour l’annonceur (la marque qui vous commande le lien), c’est que ce lien n’a qu’une valeur très limitée en termes de référencement puisque Google ne le suivra pas. C’est ainsi que les marques vous demandent de créer des liens sans indiquer qu’ils sont sponsorisés…

Rocketlinks ne cache pas le caractère risqué de la pratique :

“L’achat de liens, tout comme la création de liens “artificiels” (annuaires, communiqués de presse) sont des pratiques non conformes aux guidelines de Google et donc susceptibles d’être sanctionnées”.

Pour protéger les éditeurs de ces sanctions, le site n’autorise pas n’importe qui à s’inscrire comme annonceur. Il faut soit être recommandé par un utilisateur actif de la plateforme… soit avoir rencontré l’équipe de RocketLinks lors d’un événement. Ce système leur permet de limiter le risque qu’un employé de Google aille créer un compte pour identifier les annonceurs ou les éditeurs et leur infliger une pénalité…

Bien sûr, ça reste une prise de risque, à chacun de voir s’il veut jouer avec le feu.

L’achat de backlinks via RocketLinks : comment ça fonctionne ?

RocketLinks permet…

  • L’achat de liens : une marque, une entreprise peut créer un compte “Annonceur” et rechercher des sites ou blogs intéressants à qui acheter un lien ou un article sponsorisé pour améliorer son référencement. La recherche peut s’effectuer en fonction de nombreux critères : critères éditoriaux (thématique, etc), sociaux (influence sur les différents réseaux) ou SEO (trust flow, citation flow, domain authority, etc).
  • La vente de liens : un blogueur peut créer un compte “Editeur” et proposer d’insérer des liens dans son contenu (article sponsorisé, etc). Il reçoit soit une proposition individuelle d’un annonceur qui a ciblé son blog, soit des appels d’offres auxquels il peut répondre parmi d’autres blogueurs.

Vendre ou acheter des liens, ça vaut le coup (coût) ?

En tant que consultante SEO, je vois tous les jours des clients qui courent après les backlinks. Ils veulent des liens, ils veulent être cités sur tel ou tel site. Aujourd’hui, les blogueurs et les propriétaires de sites en général sont de plus en plus “éduqués” : ils savent qu’un lien a de la valeur (même s’ils ne savent pas forcément à quel tarif vendre un article sponsorisé !).

Ils vont se méfier de quelqu’un qui les contacte pour un ajout de liens ou un échange de liens avec une contrepartie médiocre (ou inexistante).

Le paiement est donc utilisé, très souvent. Il permet à ces marques d’obtenir des liens sur des sites de qualité, parfaitement ciblés par rapport à leur thématique… et une petite entreprise, comme une grande marque, peut y trouver son compte. Il permet aussi d’avoir des liens “encadrés” : si le blogueur ne respecte pas ses engagements et supprime le lien rapidement (ou ne publie pas un article respectant le brief de l’annonceur), le paiement n’est pas débloqué.

Quant aux blogueurs, c’est un moyen de gagner de l’argent. RocketLinks suggère un tarif pour votre blog en s’appuyant sur sa connaissance du marché. Il peut aller de 50€ à plusieurs centaines d’euros, selon le profil du site. Ensuite, si vous recevez des offres, vous pouvez les accepter ou les refuser (notamment si l’offre ne correspond pas du tout à la thématique de votre site). Vous pouvez également envoyer une contre-proposition (la “contre-offre”). Il est aussi possible de fixer ses propres tarifs si le prix suggéré ne convient pas. RocketLinks se charge de collecter le paiement et de vous le reverser, vous n’avez donc pas à courir après un éventuel mauvais payeur.

L’inconvénient, c’est évidemment l’épée de Damoclès de la pénalité Google. Le moteur de recherche interdit toutes ces pratiques d’achat de liens, probablement pour éviter que les gros sites ne monopolisent le sommet des résultats Google simplement parce qu’ils achètent beaucoup plus de liens que leurs concurrents plus petits… Si ce n’était qu’une question de budget, aucun petit blog ne verrait jamais la première page de Google en référencement naturel !

C’est en partie pour cette raison que beaucoup hésitent ne serait-ce qu’à mentionner ce type de plateforme. Je n’en avais jamais entendu parler avant de travailler dans une entreprise qui y avait recours.

Entre la théorie et la pratique…

Au quotidien, quand on travaille dans le SEO, on commence souvent par une approche “clean” dans la mesure du possible. Si un site ne reçoit pas assez de liens, on travaille par exemple sur son contenu pour le rendre plus intéressant, plus qualitatif, plus viral (coucou les infographies qui se partagent à merveille !).

On peut aussi contacter les sites qui ont déjà parlé de vous sans faire de lien… en leur proposant d’ajouter un lien. Beaucoup ne répondront pas ou refuseront mais certains le feront volontiers.

Si ça ne suffit pas… ou qu’un site a besoin de se développer rapidement, l’achat de liens se pratique souvent malgré les risques qu’il comporte.

C’est pour ça que je parlais d’hypocrisie dans mon introduction : c’est une pratique qui ne respecte pas les consignes de Google, qui manque d’honnêteté vis-à-vis des internautes… mais qui existe au quotidien sur le web. Les (nombreuses) marques qui y ont recours connaissent les règles du jeu : le lien doit paraître le plus naturel possible.

Être pertinent par rapport à la thématique du site, pointer vers un site dont le blogueur cautionne le contenu, dans un article de qualité écrit avec le ton habituel du blog, incluant des liens vers d’autres contenus pertinents…

J’espère que cet article vous permettra de mieux comprendre pourquoi il y a tant d’enjeux autour des liens. Pourquoi on vous demande parfois des liens en dofollow malgré la présence d’une rémunération. Pourquoi ça présente un risque. Ensuite, chacun fait ce qu’il veut chez lui.


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19 commentaires sur “Achat de liens : une méthode de référencement et de monétisation controversée

  • Vasilije

    Merci Marlène de lever un coin de voile sur ces pratiques.
    Je me suis laissé tenté au tout début de mon blog (en échange pas en achat, j’ai zero budget :-) – mais j’ai vite déchanté…
    En ce moment, j’ai l’impression que les 2 metrics les plus regardés par les spécialiste de l’échange/vente de backlinks sont le TF (Trust Flow) et CF (Citation Flow) de Majestic.

    Répondre à Vasilije
    • Marlène

      De là où je suis (je gère le SEO de plusieurs grandes marques… dont l’aspect netlinking), on voit aussi bien le TF/CF… que le domain authority. Ce sont deux écoles, chacun a tendance à choisir la sienne. Pour ma part, ce qui me gêne dans le Trust Flow et Citation Flow, c’est que j’ai l’impression qu’ils ne reflètent pas la réalité de la “qualité” d’un référencement. Mes 3 blogs, gérés à titre amateur (donc je n’y consacre pas mes journées !) ont des scores relativement mauvais sur Majestic… et pourtant, ils totalisent à eux trois jusqu’à 350000 visiteurs mensuels… dont 90% viennent du référencement naturel.

      Je me dis que si un site peut être ultra bien référencé tout en ayant un Trust Flow/Citation Flow pas top, l’indicateur n’est pas très bon pour prédire le potentiel SEO d’un site. Avec le Domain Authority, j’ai souvent moins de surprises : si un site a un bon DA, c’est soit qu’il a multiplié les liens (je le vois parfois chez des blogueuses ultra-actives, qui commentent chez tout le monde… mais ça se voit vite sur un outil type Ahrefs), soit qu’il a effectivement un bon référencement (et là aussi, un petit tour sur SEMRush et on se fait vite une idée du profil du site).

      Répondre à Marlène
    • Vasilije

      Vous avez raison.

      Je suis un peu (bcp même) biaisé sur le DA de Moz … pour une raison toute bête – parmi tous les outils gratuits (search console, Majestic …) c’est celui qui ranke mon blog le moins bien. Ah subjectivité quand tu nous tiens …

      Répondre à Vasilije
  • Richard

    Je connais bien la plateforme rocketlink, d’ailleurs notuxedo y propose aussi ses service d’article sponso (hypocresie) ?

    Répondre à Richard
    • Marlène

      Comme je le dis dans l’article, chacun fait ce qu’il veut donc je ne vois pas bien l’objectif de jouer les justiciers, surtout si tu utilises la plateforme côté annonceur, tu es donc censé en comprendre l’intérêt ;) En l’occurrence, oui, j’avais créé un compte pour le site quand j’avais découvert l’existence de la plateforme, notamment parce que ça permet d’estimer la “valeur” d’un article sponsorisé sur son site. Je n’ai jamais reçu de proposition sur No Tuxedo que je puisse accepter, ton message m’a d’ailleurs rappelé de clôturer mon compte.

      Répondre à Marlène
  • Bernieshoot

    Bonjour Marlène,
    Google grand gendarme du net, comment se comporte les autres moteurs de recherche par rapport à cette pratique ?
    Par rapport à Google, il me paraît difficile de savoir si le lien est naturel ou pas.
    Prenons un exemple simple.
    Il m’arrive de publier (sans rémunération) des avis sur hôtels dans lesquels j’ai séjourné (à mes frais): je n’arrive pas à saisir comment Google va considérer, ou non, que c’est une “bad practice” ?

    Répondre à Bernieshoot
    • Marlène

      Hello, c’est effectivement sur cette incertitude que jouent tous ceux qui pratiquent le lien sponsorisé en dofollow. Google n’a aucun moyen de savoir qu’un lien dofollow est sponsorisé hormis s’il identifie la transaction “à la source” (un employé qui s’inscrirait sur RocketLinks par exemple) ou si la marque pratique une grosse campagne sponso sur plusieurs blogs au même moment… et encore, ça peut aussi arriver d’avoir une salve d’articles parce qu’on a envoyé un communiqué sur une nouveauté aux blogueurs.

      Concernant les autres moteurs, à ma connaissance Bing valorise plus les signaux sociaux que le netlinking pur et je pense que le moteur est confronté à la même problématique de Google (comment distinguer un contenu sponsorisé non indiqué d’un contenu spontané ?).

      Répondre à Marlène
  • Audrey

    Merci pour ton article très clair. On rejoint Cécile. Pour une personne qui débute et qui n’est pas curieuse d’apprendre sur les us et coutumes du net, il est très facile d’être influencé et de suivre bêtement ce qu’on lui dit. De notre côté, les liens sont en no follow pour les partenariats.

    Répondre à Audrey
    • Marlène

      D’ailleurs, je ne pense pas que ce soit de la “bêtise”, simplement de la méconnaissance. Pour quelqu’un qui n’est pas du métier, c’est très facile de se dire qu’on fait confiance à une marque parce qu’elle a l’habitude de faire des partenariats et qu’elle “sait mieux”.

      Répondre à Marlène
  • Sarah | Côté Make-up

    Hello !

    Pour ma part, je ne fais pas de vente de lien. J’ai absolument pas envie d’avoir une pénalité pour de l’argent. Mon blog me tient bien trop à coeur. Quand j’ai su que c’était interdit par Google le DoFollow des articles sponso, j’ai tout fait passé en nofollow (même si au final, c’était par défaut que c’était en do follow, avant de savoir a quoi ça correspondait vraiment, j’y faisait pas attention).

    Fin voilà, après chacun prend le risque qu’il souhaite !

    Répondre à Sarah
    • Marlène

      Oui, tout à fait… l’important étant de prendre une décision en connaissance de cause. Je vois souvent des blogueurs qui, comme toi, ne savent pas faire la différence au début et écoutent simplement les conseils d’une marque qui leur propose de faire du dofollow en échange d’un paiement.

      Répondre à Marlène
  • Lucie

    C’est très intéressant ton article, je travaille aussi dans le domaine: j’ai travaillé en agences et du côté client en anglais et en français, et ce depuis 2011. Donc, j’ai touché pas mal de sites depuis le temps et perso, je n’ai pas acheté de lien depuis début 2013 (de mémoire) et pourtant le link building est toujours une partie du job. Je refuse de le faire pour plusieurs raisons: c’est “bad practice”, c’est cher, c’est chiant et surtout, j’ai remarqué que beaucoup de sites retirent les liens après 3-6 mois. Donc pas vraiment d’intérêt surtout qu’on peut obtenir de très bons liens sur des sites de très bonne qualité (voir même du top tiers) en se débrouillant autrement. Evidemment, ça demande plus de patience et de créativité mais un lien qui apparaît sur un site parce que l’auteur a aimé tel ou tel contenu ne disparaît pas au bout de quelques mois. Du coup c’est plutôt l’approche que je recommande à mes clients: garde tes sous pour faire du contenue intéressant, laisse-moi m’occuper de le faire tourner et attends les backlinks. Mais surtout ne paie pas. Il y a aussi des clients qui veulent du link building parce qu’ils en ont entendu parler mais qui n’en ont pas forcément un besoin urgent, mais c’est une autre histoire :)
    Un truc comme Rocketlinks, je ne m’y risquerais pas…

    Répondre à Lucie
    • Marlène

      Pour certains clients, je constate aussi un phénomène assez bête et méchant : ils ont voté un budget à l’année (ou par trimestre) et soudain, ils se rendent compte qu’il reste du budget. Problème : faire faire du contenu, c’est bien mais ça risque de se périmer et on ne pourra pas tout poster d’un coup alors qu’on doit vite dépenser notre excédent de budget… Tiens, on va faire une campagne de netlinking !

      Ce que je trouve intéressant pour le client, c’est de payer une agence de RP pour diffuser un contenu auprès de grands médias. Je travaillais beaucoup comme ça dans une précédente société : j’écrivais un article super-optimisé, avec un ou deux liens pertinents vers le site de l’entreprise… et on chargeait notre agence de RP de le diffuser comme “avis d’expert” dans la presse spécialisée (il était officiellement “signé” par quelqu’un de pertinent en fonction du sujet, je jouais donc le ghostwriter).

      L’avantage, c’est que tu as un contenu ultra-quali, que tu peux diffuser naturellement, qui génère lui-même des liens naturels, des partages sur les réseaux sociaux, etc. Le budget est investi non pas dans le lien lui-même mais dans la diffusion car l’agence de RP arrive avec la force de son fichier de journalistes, peut négocier de belles mises en avant dans des médias très pertinents par rapport à l’activité de l’entreprise…

      Répondre à Marlène
  • prettylittletruth

    Tres interessant cet article. Por ma part, je trouve que le risque est trop gros pour le blogueur comme pour l’annonceur :)

    Répondre à prettylittletruth
    • Marlène

      C’est un risque certain et comme le dit Cécile, quand on a un blog dont le trafic dépend beaucoup du référencement, c’est encore plus risqué…

      Répondre à Marlène
  • Cécile

    Merci pour ton article très clair. C’est souvent ce que je réponds aux questions qu’on me pose autour de ces articles sponso : ce n’est pas illégal (si c’est indiqué en clair pour les lecteurs) mais risqué. Un risque se mesure et se monnaie ensuite.
    Deux petites questions :
    – Quand on se fait attraper pour lien “dofollow” en tant qu’éditeur, c’est une pénalité manuelle ? Quels moyens pour revenir dans les petits papiers de Google ?
    – RocketsLinks ne fait que dans le lien en dofollow ? (perso je fais que des sponso en nofollow et c’est dur à trouver preneur en effet !)

    Répondre à Cécile
    • Marlène

      Concernant le lien dofollow, ça relève plus d’une pénalité manuelle (même si je ne connais pas de site qui se soit fait pincer pour un lien ponctuel). En effet, à moins qu’il y ait un élément explicite dans le code qui traduise un article sponsorisé dissimulé, difficile pour l’algorithme d’un moteur de recherche de faire la distinction entre un lien naturel et un lien qui ne l’est pas.

      Je me souviens de l’affaire Buzzea en 2014, tu en as peut-être entendu parler : c’était une plateforme de vente de liens… qui a attiré ses premiers fidèles en vendant du lien en dofollow… mais en mettant un système de tracking relié à Buzzea dans chaque article sponso ainsi publié. Google est tombé dessus et non seulement Buzzea s’est pris une superbe pénalité manuelle (qui a coulé l’entreprise) mais tous les blogueurs qui avaient publié des articles chez eux ont aussi écopé d’une pénalité.

      Se relever d’une pénalité portant sur les liens commence par un gros nettoyage de son profil de liens, il y a un retour d’expérience intéressant ici. Et commencer par mettre en nofollow les liens qui doivent l’être (affiliation, liens sponso, etc)…

      Là où je ne partage pas tout à fait ton point de vue, c’est que je ne considère pas l’article sponsorisé comme une pratique risquée quand elle est signalée explicitement et que le lien est en nofollow. A plus forte raison quand c’est ponctuel et que le contenu est qualitatif indépendamment du lien qu’il contient. Ce serait comme si un média était sanctionné pour un publi-rédactionnel…

      Concernant RocketLinks, oui c’est tourné vers le dofollow, je cite leur FAQ : “Pour être valide, le lien doit être visible et suivi des moteurs (sans attribut nofollow et non obfusqué dans le code source), la page doit être indexable et le lien ne doit pas être caché des internautes”.

      Il y a SeedingUp pour les articles sponsorisés en nofollow mais le fonctionnement est un peu différent (paiement mensuel sur une durée assez longue, prix “imposé” par la plateforme avec une flexibilité limitée)…

      Répondre à Marlène
    • Cécile

      Merci pour tes précisions, c’est bien ce qu’il me semblait pour les pénalités et donc le “nettoyage” de profil ensuite (oui Buzzea a fait du bruit, je me souviens).

      Je me suis mal exprimée, quand je parlais de risque, je voulais dire en dofollow en effet. Je fais des sponso nofollow et indiqués en toutes lettres sur mon blog, mais beaucoup de partenaires proposent des liens en nofollow contre une babiole et à chacun de mesurer le risque qu’il encourt (et de le faire payer… pas juste contre un cadeau à 15 euros). Perso, mon blog dépend trop du SEO pour que je prenne ce risque, mais pour un blog dont la majeure partie du trafic vient des réseaux sociaux par exemple, pourquoi pas.
      Je suis chez SeedingUp mais pour l’instant je n’ai pas trouvé d’entente avec les personnes qui m’ont contactée (globalement elles voulaient du dofollow).
      Bref, faut vraiment être au courant de tout ça, je pense que certains professionnels font de très bonnes affaires avec les blogueurs…

      Répondre à Cécile
    • Marlène

      Je pense aussi, quand je vois que certains sont ravis de publier un post sponso à 30€ ça me fait un peu grincer des dents car c’est une vraie méconnaissance du marché (qu’on ne peut pas reprocher à un blogueur débutant !). Idem pour le dofollow/nofollow, beaucoup de blogueurs pratiquent l’article sponso sans même savoir à quoi ça correspond, en faisant confiance à ce que demande la marque.

      Répondre à Marlène
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