L’achat de fans sur les réseaux sociaux, une réalité controversée


Aujourd’hui, les réseaux sociaux jouent un rôle primordial dans notre manière de communiquer. Bien utilisés, ils permettent de développer sa notoriété, sa crédibilité et de décrocher des opportunités. Les blogueurs le savent : beaucoup de propositions de partenariats découlent directement de votre nombre d’abonnés.

Or, gagner des followers ou des fans est un processus au long cours, où vous êtes tributaire de l’algorithme de chaque réseau social, qui décide de la visibilité de vos publications. Sur Instagram par exemple, une étude évoquait un engagement naturel moyen à 0.9%. La tentation est grande de vouloir accélérer les choses… et c’est dans ce contexte que l’achat de fans et l’achat de likes s’est développé.

Soyons clairs, la pratique est controversée pour mille raisons : elle joue avec les règles des réseaux sociaux qui interdisent l’engagement artificiel, elle triche avec les « règles du jeu » tacites en vigueur sur Instagram et autres plateformes, elle souligne aussi toutes les limites de la notion d’influence quand elle s’appuie uniquement sur un nombre d’abonnés.

Dans cet article, j’ai décidé d’explorer ce sujet « l’esprit ouvert » en interviewant le fondateur de SupremeBoost, une entreprise qui vend des followers pour Instagram, Facebook, Twitter et YouTube, ainsi que des vues et des likes. On peut acheter des fans de manière ponctuelle ou récurrente, avec des systèmes d’abonnement.

Pourquoi les gens ont-ils recours à eux ? Comment une société d’achat de fans contourne-t-elle les règles des réseaux sociaux ? Que valent ces abonnés achetés et d’où proviennent-ils concrètement ?

Notez que je n’ai pas moi-même testé les services mentionnés dans cet article, je ne peux donc pas vous donner d’avis sur leur fiabilité ou leur sérieux, et cet article ne constitue pas une incitation à y avoir recours.

Logo Instagram

No Tuxedo : Qu’est-ce qui a motivé la création de la société SupremeBoost ?

Le site SupremeBoost a été créé en 2014, l’idée initiale était de créer une plateforme d’échange. Une visionneuse était disponible sur le site, les clients consultaient les profils d’autres utilisateurs et s’abonnaient à leur profil Instagram. Ils recevaient en échange des likes et des followers sur leur compte.

 

Pour avoir plus de clients, nous avons commencé à rémunérer les personnes s’abonnant au profil de nos utilisateurs. Ce service a été un moyen de monétiser ce concept en faisant payer nos clients voulant augmenter leur nombre de followers/likes sans avoir à fournir d’effort et en redistribuant une partie de l’argent aux personnes actives sur la visionneuse.

 

Nous avons ensuite constaté que la demande de followers était trop grande et nous n’étions pas en capacité de répondre à ce besoin avec ces méthodes. Nous avons alors cherché un autre moyen de répondre à ce besoin. C’est alors que nous avons eu l’idée de constituer un réseau de sites partenaires sur lesquels nous diffusons les comptes Instagram de nos clients. Par ce moyen, nous atteignons un grand nombre de followers.

 

Pour convaincre nos clients les plus sceptiques, nous avons mis en place une offre d’essai incluant des followers gratuits.

Il existe aujourd’hui de plus en plus de sites qui proposent de l’achat de fans ou de l’achat de likes… Quelle est votre approche pour vous différencier dans cet écosystème ?

Notre service se différencie par les méthodes de communication employées. Les followers sont réels et actifs. La livraison est rapide et fiable. Le service client est disponible 24/7 par email ou directement sur le chat du site. Nos spécialistes sont à l’écoute et conseillent nos clients en leur proposant des services adaptés à leurs besoins.
Le site SupremeBoost
Le site SupremeBoost

Quelles sont les motivations des gens qui ont recours à l’achat de fans ?

Les profils de nos clients sont assez variés, la majorité d’entre eux restent néanmoins des comptes business sur Instagram. Il peut s’agir de sociétés, de blogueurs, d’artistes, de sportifs, de boutiques en ligne, etc.

 

Leur motivation première est de gagner en crédibilité en augmentant leur nombre de followers et likes sur Instagram. La notion de « social proof » (preuve sociale) est essentielle pour la vente de produits ou services. Le nombre est une garantie pour les clients, cela les rassure et facilite l’achat.

 

Il y a également un aspect technique qui pousse à l’achat de followers : une mise à jour Instagram récente permet aux utilisateurs ayant plus de 10 000 followers d’accéder à la fonctionnalité du « swipe up » sur les stories. Cette option est un réel atout marketing très prisé, dont l’efficacité n’est plus à prouver.

A quel moment l’achat de fans est-il le plus plébiscité ?

L’achat de followers et likes peut intervenir à n’importe quel stade du compte, le principal reste la cohérence entre le nombre de followers et le nombre de likes. Le taux d’engagement doit se situer aux alentours de 8%. Autrement dit, le ratio entre le nombre d’abonnés et le nombre de likes sur chaque nouvelle photo.

 

Le point essentiel est également le fait de rester actif sur Instagram en publiant du contenu régulièrement, à raison d’une fois par semaine au minimum et une fois par jour au maximum. L’achat de likes et followers doit être vu comme un coup de pouce facilitant la stratégie marketing mise en place. La phase sur laquelle il reste le plus utile demeure pour le lancement.

L’engagement artificiel est interdit par les réseaux sociaux. Comment contournez-vous cette interdiction ?

Le fait que les followers soient réels et actifs permet de rester dans le cadre légal défini par les mentions légales d’Instagram. Les pratiques interdites sont celles des fakes followers. Ces méthodes sont en effet interdites et répréhensibles. Nos techniques se basent sur des moyens de communication légaux.

Statistiques Instagram

Il y a régulièrement des études qui mettent en garde contre l’achat de fans et l’impact négatif qu’il peut avoir sur un compte. Que répondez-vous à ces mises en garde ?

Il faut concevoir le service comme une aide à la stratégie digitale et non une stratégie en elle-même. Autrement dit, voyez cela comme un coup de pouce.

 

Le but n’est pas de tromper vos abonnés mais bel et bien de donner une chance à votre contenu de pouvoir se démarquer par le nombre, pour ensuite attirer l’attention et permettre au plus grand nombre de juger par eux-mêmes de la pertinence de votre compte. Il est de plus inutile de se concentrer sur l’achat de followers aux dépends du contenu, cela n’aurait aucun sens et la cible visée ne sera pas forcément celle-ci.

Justement, quelles sont pour vous les « best practices » à adopter pour développer son compte Instagram naturellement ?

Le plus important est de se concentrer sur le contenu publié, utiliser les bons hashtags, être actif et interagir. Il faut créer de l’engagement, de l’intérêt, publier des stories et avoir une fréquence d’ajout de contenu régulière.

 

Le « mass follow » est une pratique largement utilisée, dont l’efficacité est très critiquée. Cette méthode consiste à suivre et liker un grand nombre de personnes en espérant qu’elles s’abonnent à vous en retour. Le travail est fastidieux et les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des attentes.

Que répondez-vous à ceux qui vous disent que vous créez de la « fausse influence » ?

Dans un marché comme celui du digital marketing où la concurrence est rude, les nouveaux arrivés ont rarement la chance d’être exposés. Des sociétés comme SupremeBoost.com ont placé au cœur de leur stratégie le conseil et l’accompagnement de leurs clients.

 

L’objectif de nos services n’est pas de créer des faux influenceurs, cela n’aurait aucun intérêt pour nos clients. Leur audience ne serait pas forcément concernée par leur contenu, l’engagement serait donc faible. Lorsque ces derniers finiront par faire des placements de produits par exemple, les répercussions ne seront pas cohérentes par rapport à leur nombre d’abonnés. Le milieu du digital marketing est un petit secteur où les faussaires sont rapidement démasqués.

Compte Instagram

Quand on est prêt à investir un budget dans ses réseaux sociaux, pourquoi passer par de l’achat de followers et pas seulement par de la publicité « officielle » via les outils d’Instagram/Facebook ?

L’ascension du e-commerce a fait exploser les prix des publicités Facebook et Instagram. Le coût est aujourd’hui beaucoup trop élevé pour une personne ayant des moyens limités.

 

De plus, lorsqu’une personne est ciblée par votre publicité et que cette dernière consulte votre compte, le nombre de followers et likes contribuera à la conversion de l’acheteur. C’est une forme de garantie pour eux, le « social proof » vous permettra de baisser votre coût par conversion et ainsi maximiser vos profits.

Un autre regard sur les chiffres ?

A l’heure où j’écris cet article, Instagram est en train de tester une suppression de l’affichage du nombre de likes par photo, une petite évolution qui ne masque pas une grande réalité : encore souvent, le « nombre » est assimilé à l’influence, comme le souligne d’ailleurs le fondateur de SupremeBoost.

J’en suis d’ailleurs le premier témoin : je ne recevais pas une seule proposition de partenariat sur mon blog voyage à l’époque où il était absent des réseaux sociaux, alors que j’avais plus de 120000 visiteurs mensuels. Depuis que j’ai créé une page Facebook, même si j’y interviens assez ponctuellement et que j’ai seulement 1750 abonnés, on m’a proposé deux voyages de presse et quelques événements.

Beaucoup d’agences, de professionnels en général, accordent une importance extrême aux chiffres. Nous sommes nous-mêmes très sensibles à la preuve sociale, sujet dont je vous ai déjà parlé sur le blog. Et cela encourage une course aux statistiques.

L’achat de fans devient même une arme pour décrédibiliser des concurrents, comme je le lisais récemment dans un article d’Influence4You : certains achètent ainsi des fans qu’ils dirigent vers le compte d’un tiers… pour pouvoir ensuite accuser la personne de tromper ses abonnés. Comme dirait Mozinor, « Nan mais dans quelle époque on vit ? » :)

Que pensez-vous de l’importance que prennent les (gros) chiffres en matière d’influence, de partenariats ? Selon vous, peut-on encore développer un compte de manière naturelle ?

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12 commentaires sur “L’achat de fans sur les réseaux sociaux, une réalité controversée

  • Cindy

    Bonjour, j’ai passé commande sur leur site le 25 aout, suite à la lecture de l’article que j’ai trouvé pertinent. Je suis malheureusement sans nouvelle du service client qui est injoignable et je n’ai eu aucun des followers promis… je sais bien que cela n’a rien à voir avec une éloge de cette societe mais il est vrai que je me suis fiée au fait que vous la mentionniez sur votre blog qui regorge d’articles plus sérieux & intéressants que les autres et que j’ai pris pour « garantie » que ce site n’était pas une arnaque… je voudrais juste le mentionner pour d’autres potentiels clients qui subiraient le meme sort que moi…

    Répondre à Cindy
    • Marlène

      Hello Cindy, merci pour le message, j’ai ajouté un « disclaimer » dans l’article pour préciser que je n’ai pas testé ! J’ai l’impression en regardant les avis sur pas mal de ces entreprises qu’ils sont souvent assez « mitigés » : certains reçoivent leur commande et sont satisfaits, d’autres pas… A mon sens, dans ce cas le « mieux » à faire est de laisser un avis négatif sur les plateformes très bien référencées (TrustPilot par exemple).

      Répondre à Marlène
  • Bernie

    Bonjour Marlène,
    il me semble que cette pratique, même dans un cadre légal, apporte du virtuel au virtuel. Le lien entre le nombre de followers, nombre de likes et influence n’est pas forcément ténu…
    Supprimer le nombre de like est à mon avis une excellente idée, si je ne me trompe pas Twitter vient de supprimer le nombre de « j’aime » sur les profils.
    Développer un compte de manière naturelle, c’est un comportement éthique qui devrait faire réfléchir, avant de suivre des « gros » comptes.

    Répondre à Bernie
    • Marlène

      Hello, un « gros » compte peut aussi être un compte naturel, c’est toute la difficulté aujourd’hui, je trouve. Ceux qui sont arrivés sur Insta il y a longtemps ont souvent fait croître leur compte de manière naturelle mais bien plus vite que c’est le cas pour les comptes qui se créent aujourd’hui. Ça fait naître des disparités pas forcément justifiées par une quantité de travail/d’investissement personnel différente… et je trouve que ça nourrit une forme de découragement.

      Répondre à Marlène
  • Vincent

    Bonjour,
    A la suite de cet article je me suis décidé à faire appel aux service de « supremboost » dont il est fait l’éloge ici.
    J’ai donc passé commande le 5 aout et n’ai jamais reçu l’objet de celle-ci.
    J’ai tenté de joindre l’équipe de ce site par tous les moyens dont dispose leur site mais jamais aucune reponse.
    Supremboost est vraisemblablement une arnaque.
    Pourriez-vous me communiquer les coordonnées de la personne interrogée ici?
    Merci

    Répondre à Vincent
    • Marlène

      Bonjour… on va déjà faire une petite mise au point : « à la suite de cet article » publié le 12 août, vous avez passé une commande le 5 août ? Vous pouvez dire tout simplement que vous avez voulu tester le service et en êtes mécontent, sans être obligé de mentir et d’attribuer ce test à l’article qui a été publié plus tard ;)

      Autre chose : je ne sais pas à quel moment je « fais l’éloge » de cette société, j’ai simplement interrogé son fondateur pour comprendre l’approche, les arguments qu’il oppose aux critiques relatives à l’achat de fans, le fonctionnement du système… et pour ouvrir le débat sur cette pratique controversée mais existante. Il y a visiblement un problème de compréhension des intentions de l’article. Si c’était un « éloge », je présenterais plutôt un test du service, avec des informations concrètes sur l’impact… mais en l’occurence, je n’ai pas testé et je n’ai pas alimenté mon compte Instagram depuis plusieurs mois.

      Je vous conseille de vous tourner vers le service client de l’entreprise, ou leurs réseaux sociaux s’ils existent. D’un point de vue légal, je n’ai malheureusement pas le droit de communiquer des coordonnées reçues dans un cadre A, pour qu’elles soient utilisées dans un cadre B.

      Répondre à Marlène
  • Daphné @ be frenchie

    C’est une question très intéressante Marlène, que je me pose d’ailleurs. Quand on partage du contenu qu’on juge intéressant, il est naturel de souhaiter lui offrir un écho sur les réseaux sociaux.

    Je ne suis naturellement pas portée sur facebook ou instagram, que je n’utilise pas à titre personnel. Mais il était devenu incontournable d’être présente – au moins sur instagram – pour mon blog. J’essaie d’être active, de proposer du contenu complémentaire à celui du blog, des photos intéressantes, et de créer une dynamique avec mes lecteurs. Il n’empêche que les retombées sont très faibles, et le souci est que le mode de fonctionnement d’instagram pousse non seulement à vouloir une croissance constante de son lectorat mais aussi à l’y maintenir en évitant qu’il ne parte sur un autre support. Je suis par exemple toujours surprise de voir des gens commenter sur instagram un article écrit sur mon blog.

    Autre hic, j’ai l’impression que mon « petit » nombre d’abonnés sur instagram finit même par desservir le blog, puisque seul mon nombre d’abonnés instagram est visible.

    Enfin, je peine à trouver un juste équilibre entre le temps que je consacre au blog, et à instagram – c’est un réseau qui nécessite beaucoup de présence pour espérer voir sa communauté grandir naturellement et cela se fait forcément au détriment du blog lui-même. Je peux donc parfaitement comprendre qu’on puisse être tenté de recourir à l’achat de likes et de followers, même si à titre personnel c’est un pas que je ne franchirais pas.

    Répondre à Daphné
    • Marlène

      C’est amusant quand tu dis que tu n’es pas « naturellement portée sur facebook ou instagram » car je trouve au contraire que tu t’y impliques beaucoup, et d’une manière très naturelle, en proposant beaucoup de contenu, d’informations utiles, etc.

      Ce qui est dommage, c’est que la « lenteur » de développement d’un compte aujourd’hui crée un énorme fossé entre les gens qui sont présents sur Instagram depuis longtemps et ont pu capitaliser sur une croissance rapide… et ceux qui sont arrivés plus récemment, qui rament énormément pour créer le cercle vertueux de la constitution d’une « base d’abonnés » permettant la croissance d’un compte. Et clairement, entre un compte qui stagne à 80000 abonnés et un compte qui stagne à 800, il y a une marge !

      Répondre à Marlène
    • Daphné @ be frenchie

      Ce que je trouve assez fascinant, c’est que les gens ressentent un réel besoin de te connaître pour s’intéresser au contenu que tu proposes. Le risque inhérent je pense serait de créer une mauvaise téléréalité en se mettant en scène dans les moindres actes de sa vie quotidienne.

      Mais d’un autre côté, je trouve que si c’est bien dosé ça peut aussi permettre d’incarner un propos en le rendant plus concret.

      Par exemple, je prépare en ce moment un gros dossier voyage sur la Suisse. Je sais que la plupart de mes lecteurs n’ont a priori pas prévu de s’y rendre et que ces infos très techniques peuvent sembler âpres à lire. Mais j’espère qu’après avoir vu mes stories en voyage là-bas, qui sont plus un carnet de bord au quotidien, ça donnera envie à certains d’en savoir plus.

      C’est vrai qu’instagram est frustrant, lassant aussi tant on a l’impression que ça peut vite tourner en rond dans cette quête à la photo parfaite. On peut se sentir découragé, voir même déprimé devant cette surenchère de vies de rêve. Mais j’essaie d’apprendre à trouver des avantages au fait d’avoir peu d’abonnés : cela offre une plus grande liberté de ton. Et puis instagram me permet aussi d’offrir une caisse de résonance à des causes qui me tiennent à cœur. Savoir que mon compte intéresse un lectorat très ciblé me permet de m’offrir le luxe de parler de choses moins « instagramables ».

      Mais à titre personnel j’espère que des réseaux sociaux communautaires et non-profitables émergeront. Le prix à payer pour cette « gratuité » me semble beaucoup trop élevé ( voilà encore un sujet sur lequel j’aimerais échanger avec ma micro-communauté ;-) ).

      Répondre à Daphné
    • Marlène

      J’ai pris conscience de la même réalité que toi, en observant le compte de la petite amie d’un de mes collègues qui a littéralement décollé en quelques mois (passage de 2000 à plus de 10000 abonnés) : elle fait plein de stories, même si elle n’a rien de « passionnant » en soi à raconter, ce sont juste des tranches de vie très spontanées et ça fonctionne…

      C’est vraiment un rapport différent à la vie privée, et cette exposition peut avoir un côté dangereux… Ce n’est pas seulement une question de « maîtrise » de ce qu’on partage, c’est aussi le fait d’accepter d’exposer cette part aux avis des uns et des autres. Face à une communauté bienveillante, c’est top. Face aux innombrables donneurs de leçons qui pullulent aujourd’hui sur les réseaux sociaux, c’est bien moins gratifiant.

      En tout cas, je trouve ça bien que tu commences à lancer des guides et produits payants, ça permet au moins d’avoir une petite gratification à tout le travail effectué !

      Répondre à Marlène
  • Benjamin

    Cet article me laisse un goût étrange…Car d’un coté il est vrai que l’achat de fan n’est pas « naturel » presque contre éthique (même si cette entreprise assure que les followers sont réels et actifs) et de l’autre coté, la preuve sociale étant devenue tellement omniprésente…On en viens à se demander si on à le choix ou pas…surtout quand on débute sur les réseaux sociaux !

    Répondre à Benjamin
    • Marlène

      Hello Benjamin, c’est ça qui m’intéresse dans le sujet :
      – D’un côté, on se dit que l’engagement naturel est le plus important, qu’il ne faut pas chercher à tricher, se concentrer sur la qualité du compte, que les éventuelles marques partenaires « sauront faire le tri entre les influenceurs honnêtes et les autres », qu’avec du bon contenu on arrive forcément à se faire une place, qu’on ait une ambition pro ou pas du tout.
      – De l’autre, en se faisant l’avocat du diable, on voit des comptes avec de très belles photos qui ne décollent pas, des marques qui se limitent à regarder le nombre d’abonnés et qui parfois disent ouvertement qu’au fond, elles se moquent de savoir comment le nombre en question a été acquis tant que ça leur permet de justifier leur campagne de com’ auprès de leur client. Et il y a de la démotivation quand on poste du contenu sans « retour », ce qui devient le lot général vu le taux d’engagement moyen sur Instagram par exemple.

      Au-delà de la question même de l’achat de fans, c’est la question de ce que l’on fait des statistiques… et de ce que ça produit comme conséquences. Par exemple, pour rester visible aujourd’hui, beaucoup d’Instagrameurs constatent qu’il faut faire des stories très régulières. Quand tu fais partie des gens qui n’ont pas envie de commenter leur vie en live du matin au soir… on te signale clairement par ce biais que tu es « OUT ». Très bien, mais ça suscite quand même une réflexion…

      Répondre à Marlène
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