Qu’est-ce que le trafic organique sur Google Analytics ?


En publiant des conseils sur Google Analytics, j’ai réalisé récemment que certains blogueurs ne connaissaient pas la définition de certaines notions… à commencer par celle de « trafic organique ».

J’ai donc décidé de vous expliquer dans cet article de quoi il s’agit exactement, avec une définition du trafic organique et des explications sur son rôle.

Le trafic organique : définition et origine

Le trafic organique désigne tous les visiteurs qui trouvent votre site par le biais des moteurs de recherche sans cliquer sur des annonces publicitaires.

Sur Google Analytics, vous pouvez obtenir les statistiques de trafic organique en allant dans la rubrique Acquisition > Tout le trafic > Canaux puis en regardant la ligne « Organic Search ».

D’où vient la notion de trafic organique ?

« Organique » est une traduction issue du mot anglais « organic » qui signifie « naturel ».

Pour comprendre ce qu’est le trafic organique, il faut revenir quelques années en arrière. Au départ, les moteurs de recherche se contentaient de lister tous les sites qu’ils trouvaient, gratuitement, en essayant de les classer au mieux pour répondre aux recherches formulées par les internautes.

Assez rapidement, ils ont réalisé que ça allait devenir stratégique pour les entreprises d’apparaître tout en haut de ces résultats… et ils ont lancé une offre publicitaire permettant d’acheter de l’espace dans les résultats de recherche : c’est le service Google AdWords chez Google, Bing Ads chez Microsoft par exemple.

Sur une page de résultats, on s’est donc mis à avoir un mélange entre des résultats « naturels », pour lesquels personne n’avait payé quoi que ce soit… et des résultats « payants », quand une société avait investi de l’argent pour devancer (artificiellement) ses concurrents.

Explication et définition du trafic organique
Explication et définition du trafic organique

À l’heure actuelle, cette distinction existe toujours.

Si je tape par exemple « Objectif photo 50mm f/1.4 Canon »… je vois à la fois le site de la marque Canon qui ressort « naturellement » car il est très pertinent sur le sujet, et une publicité du site « Miss Numérique », boutique en ligne spécialisée dans la photo qui vend l’objectif photo en question et a payé pour apparaître tout en haut des résultats. On le voit à la petite mention « Annonce » qui figure à côté du résultat Google.

Les entreprises qui apparaissent sur Google Shopping (tout en haut de la capture d’écran ci-dessous) ont elles aussi payé pour ça.

Organic et paid search sur Google
Organic et paid search sur Google

Un beau jour, en 2004, le célèbre institut de recherche Pew Research Center a réalisé une étude sur les internautes et a démontré que seulement 38% d’entre eux étaient au courant d’une différence entre un résultat de recherche « classique » et un résultat pour lequel une entreprise avait payé. Pire encore, seulement 18% des gens étaient capables de faire la différence entre un résultat classique et un résultat sponsorisé.

Les professionnels du marketing ont donc commencé à développer un vocabulaire spécifique pour bien différencier les deux : « organic » (naturel, organique) pour désigner les résultats de recherche classiques… et « paid » (payant) pour désigner les annonces publicitaires présentes dans les résultats de recherche.

C’est ainsi que l’on a commencé à parler de « trafic organique » (et de « trafic paid/payant »).

Comment gagne-t-on du trafic organique ?

Le trafic organique est basé sur la qualité et la pertinence des sites.

Autrement dit, plus vous offrez un contenu intéressant et informatif, sur un site agréable à consulter (rapide, avec une bonne ergonomie), plus vos pages ont des chances d’apparaître pertinentes pour un moteur de recherche… et plus elles ont des chances d’apparaître naturellement en bonne place quand on fait une recherche sur le web.

On peut donc augmenter son trafic organique en s’intéressant au référencement… car le SEO vise justement à booster ce type de trafic !

Quel est l’intérêt du trafic organique ?

Le trafic organique est souvent un énorme levier de visibilité quand on veut se faire connaître et il faut avouer qu’il a quelques avantages.

Attirer de nombreux internautes

Le trafic organique est d’abord un excellent moyen de toucher un large public. Rien que sur Google, il y aurait environ 3.5 milliards de recherches par jour dans le monde !

Lorsque vous apparaissez dans les premiers résultats de Google, vous pouvez donc capter de nombreux internautes et leur faire connaître votre contenu ou encore vos produits et services si vous êtes un professionnel.

Un trafic bon marché

Le trafic organique est aussi un trafic peu cher (au point qu’on l’appelle parfois le « trafic gratuit ») : n’importe quelle personne qui possède un site Internet peut apparaître au sommet des résultats de recherche, qu’elle ait un gros, un petit ou pas de budget du tout !

Ici par exemple, mon blog voyage apparaît avant le site officiel du Tunnel sous la Manche… alors que je suis un petit particulier (innocent) face à une société de plus de 3000 salariés.

Tunnel sous la Manche - Trafic organique et payant
Tunnel sous la Manche – Trafic organique et payant

Pour un particulier, le trafic organique permet donc de se faire connaître, de bâtir une communauté, de construire sa réputation (chacun ses motivations !) sans avoir besoin d’investir trop d’argent.

Pour un professionnel, c’est un moyen d’attirer des clients potentiels mais aussi de réduire ses investissements publicitaires. En effet, ça coûte beaucoup moins cher de faire appel à un référenceur (un « consultant SEO ») pour améliorer son site que de multiplier les campagnes de publicité, surtout quand on est dans un secteur concurrentiel !

Bien sûr, rien n’empêche de faire les deux (travailler son référencement ET faire de la publicité) pour maximiser sa visibilité !

Un trafic durable

Les bénéfices obtenus grâce au SEO sont relativement durables : sur un site bien géré, il est rare que le trafic s’effondre du jour au lendemain.

Par comparaison, avec la publicité sur les moteurs de recherche (« paid search »), dès que vous coupez une campagne parce que vous avez décidé d’arrêter d’investir, votre publicité disparaît… et le trafic payant avec !

Le trafic organique, pas toujours simple

Si le trafic organique est très intéressant pour développer un site, il n’est pas exempt de difficultés !

Beaucoup d’appelés, peu d’élus

Les internautes vont rarement au-delà de la première page d’un moteur de recherche… et la plupart se limitent même aux trois premiers résultats. Trois seulement, parmi les milliers de sites qui peuvent exister sur un même sujet. Ça signifie que sur certaines thématiques, il est parfois difficile d’occuper ces places très convoitées !

Le trafic organique n’est pas toujours facile à acquérir. Les blogueurs qui publient régulièrement et qui ont pourtant peu de trafic le savent bien.

Pour atteindre les premières places des moteurs de recherche et augmenter son trafic organique, une véritable implication dans le référencement est nécessaire.

Bloguer

Un ciblage large

Avec le référencement, on peut très vite attirer un trafic organique significatif sur son site mais celui-ci n’est pas toujours bien ciblé par rapport à vos objectifs.

À chaque fois que vous publiez un article, il peut correspondre à une foule d’intentions de recherche chez l’internaute.

Je me souviens par exemple qu’une société avec j’ai travaillé, dans le marketing digital, avait publié un article entier sur le scandale Ashley Madison (un site de rencontres extraconjugales canadien). Le tout pour souligner l’importance de veiller à la sécurité des données personnelles.

Cet article recevait pas mal de trafic organique de la part d’internautes qui se renseignaient sur le scandale, se questionnaient sur les risques d’être « découverts » en cas de rencontres extraconjugales… Concrètement, la société ne proposait aucune prestation axée sécurité informatique (et aucune opportunité de rencontre extraconjugale a priori ^^), si bien qu’elle ne pouvait rien faire de tout ce trafic organique. Ces gens n’allaient pas devenir des clients.

Évidemment, à l’échelle d’un article, ce n’est pas un grave d’attirer un trafic peu ciblé… mais à l’échelle d’un site entier, ça peut devenir un vrai problème.

Quand on veut attirer un public ciblé, il est important de définir une ligne éditoriale précise afin de publier des contenus qui intéresseront le « bon public ».

La marque vs. le hors-marque : un double défi

Le trafic organique, je vous l’ai dit, correspond à des visites d’internautes depuis les moteurs de recherche. Ça signifie que toutes ces personnes ont tapé des termes dans un moteur de recherche avant d’arriver chez vous.

Parmi ces termes, peut distinguer des termes « marque » et des termes « hors marque »… et le référencement ne permet pas d’agir à parts égales sur ces deux leviers.

Les termes « marque » concernent toutes les situations où l’internaute va inclure le nom de votre site, de votre marque, de vos produits dans sa recherche. Par exemple, il va taper « capsules nespresso » (si vous êtes Nespresso), « acheter une mini cooper » (si vous êtes MINI) ou tout simplement « no tuxedo » pour venir chez moi :)

Les termes « hors marque » concernent toutes les autres situations où l’internaute tape des termes qui ne sont pas spécifiquement liés à vous. Par exemple, une personne qui tape « conseils blogging » peut tomber aussi bien sur No Tuxedo que sur d’autres sites qui traitent de ce sujet.

Quand vous allez sur Google Search Console dans la rubrique Trafic de recherche > Analyse de la recherche, vous avez un aperçu des principaux termes qui ont mené à votre site depuis Google.

Développer le trafic organique « hors marque » repose sur le référencement… car on cherche à atteindre des internautes qui ne vous connaissent pas forcément ou, du moins, ne vous recherchent pas VOUS en particulier.

À l’inverse, on aura du mal à augmenter le trafic « marque » par ce biais… car on ne contrôle pas vraiment le fait que les gens connaissent votre nom ou pas. Souvent, le trafic marque se développe grâce à votre réputation ou grâce au marketing : par exemple, si une entreprise fait de la pub à la télévision, ça va souvent augmenter les recherches sur son nom.

Il s’agit de publier des contenus intéressants qui mentionnent votre marque ou votre site, pour que les gens finissent par associer vos bons conseils et votre ton à ce nom.

Marketing digital

Le trafic organique, un travail au long cours

Il faut du temps pour obtenir du trafic organique. Référencer un nouveau site prend a minima plusieurs mois, obtenir de bonnes positions dans les moteurs de recherche est un travail continu… et pas le plus simple qui soit !

L’acquisition de trafic organique est souvent frustrante pour les gens qui débutent car on a beau publier des articles, ils ne produisent pas d’effet immédiat dans les moteurs de recherche.

Préoccupez-vous de votre référencement dès votre lancement… mais ne négligez pas le trafic payant si vous avez un besoin urgent de visibilité.

Le trafic payant est souvent très complémentaire par rapport au trafic organique.

Faire de la publicité sur les moteurs de recherche permet de travailler de manière très fine le ciblage des internautes. Par ailleurs, une fois que vos annonces ont été rédigées et validées, leur diffusion est immédiate si bien que c’est une excellente source de trafic quand on veut rapidement promouvoir un site.

Par exemple, une entreprise qui lance un nouveau site ne peut pas toujours se permettre d’attendre plusieurs mois avant d’avoir du trafic organique, elle peut donc s’appuyer sur le trafic paid en attendant afin de drainer des clients potentiels.

Bien entendu, ce trafic payant n’est pas à la portée de toutes les bourses et il exige une vraie expertise quand on veut bien gérer son budget et éviter de le consommer trop vite (et/ou trop mal !).

J’espère que cet article vous aura aidé à mieux comprendre ce qu’est le trafic organique. Si vous avez encore des questions sur le sujet, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires !


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8 commentaires sur “Qu’est-ce que le trafic organique sur Google Analytics ?

  • Suny ☼

    Trafic organique, je connaissais et je maîtrise bien le SEO maintenant, etc…
    Par contre, le trafic payant, je n’ai jamais testé. J’aimerais le faire prochainement. Ça me fait un peu peur car j’ai peur de me gourer et d’avoir dépensé pour rien ou de faire des erreurs. Mais bon, faut bien se jeter à l’eau ! ;)

    Mais je m’interroge :

    * Investir sur quels mots-clés, si y a une méthode particulière. Ou faut faire par intuition sur les mots-clés sur intention d’achat, pertinents, etc…

    * Investir combien ? A combien d’euros cela vaut le coup d’investir ? Comment dépenser pour faire des tests ?

    Voilà, mon commentaire n’invite pas à une réponse détaillée, te prends pas la tête à me répondre, Marlène, c’est juste comme je sais que tu notes les interrogations de tes lecteurs pour de futurs articles, et bien je voulais t’en faire part vite fait, etc…!

    Répondre à Suny
    • Marlène

      Ca fait partie des sujets que j’aborderai sans doute à un moment donné, plutôt en faisant intervenir quelqu’un dont c’est le métier car ce n’est pas mon coeur d’expertise. Là où je trouve que c’est le plus intéressant, c’est quand on propose un produit ou un service, ça permet d’attirer très vite un trafic qualifié sur la page d’achat/de devis… et au final, l’argent investi dans une campagne paid search peut être vite rentabilisé.

      Le budget dépend énormément du secteur… et du retour sur investissement qu’on attend. Par exemple, dépenser 500€ pour en gagner 100 en vendant un livre par exemple n’est pas un bon calcul. A l’inverse, dépenser 500€ pour vendre une prestation à 2000€ peut être très intéressant car si on a un seul client, on peut déjà marger.

      Je trouve que c’est aussi une réflexion beaucoup plus globale : si on vend quelque chose de « scalable » (ex : un ebook => une fois qu’il est créé, qu’on en vende 10 ou 10000 n’exige pas forcément beaucoup plus de travail, hormis sur le front du « support client »), on peut être dans une logique où on investit en continu, en ajustant le budget selon la rentabilité de la campagne. A l’inverse, si on a un service non scalable ou peu scalable (ex : une prestation de consulting, où il y a un stade où l’on ne peut pas accepter de nouveau client), l’approche est différente car il faut savoir couper la campagne au moment opportun.

      Répondre à Marlène
  • Lucy

    Encore un article très intéressant et complet, merci Marlène ! Je visite ton blog très régulièrement pour me replonger dans tes articles et voir comment je peux améliorer mon blog, ça m’aide beaucoup depuis le début. Belle journée à toi ! :)

    Répondre à Lucy
    • Marlène

      Merci Lucy, contente de pouvoir t’aider ! Passe une belle fin de semaine.

      Répondre à Marlène
  • Ornella

    Par cet article tu as répondu à l’un de mes nombreux questionnements donc franchement merci !

    Répondre à Ornella
    • Marlène

      Mais de rien, c’est la preuve qu’il ne faut pas hésiter à poser des questions. Parfois, une fois qu’on a un peu plus d’expérience, on oublie que certains termes ne sont pas évidents à comprendre !

      Répondre à Marlène
  • Alexandre

    Hello ! :)

    En voyant le titre de l’article dans mon Feedly, je me demandais ce que tu allais pouvoir écrire sur le sujet pour être intéressante et pas faire de doublons avec les centaines d’articles sur le sujet. Mais finalement, encore un excellent billet pour les personnes qui ne sont pas à l’aise avec ces termes.

    Merci à toi !

    Répondre à Alexandre
    • Marlène

      Hello Alexandre, merci pour le message ! Je t’avoue que je me préoccupe peu de savoir s’il y a déjà beaucoup de gens qui ont traité un sujet ou non… car je me dis que dès lors qu’on me pose la question, c’est que les gens n’ont pas forcément trouvé l’explication qui leur convenait ;)

      Répondre à Marlène
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