Comment vaincre la peur de manquer d’argent quand on est freelance ?


La peur de manquer d’argent est bien plus répandue qu’il n’y paraît. Loin d’être une peur purement matérielle, elle cache souvent des préoccupations plus profondes :

  • La crainte de perdre une forme de sécurité (son logement, son confort, son niveau de vie, ses loisirs…) ;
  • La peur de ne plus pouvoir assumer ses responsabilités vis-à-vis des autres, que ce soit le paiement de son crédit auprès de la banque, les dépenses liées à ses enfants, le partage des frais au sein du couple…
  • La peur de perdre une certaine place dans la société : aujourd’hui, force est de reconnaître que l’argent définit beaucoup ce que l’on fait, qui l’on côtoie, avec quelles activités on occupe son temps libre…
  • La peur de l’échec : se sentir nul, incapable de faire tourner son entreprise, de trouver des clients alors que les autres y arrivent…

Pour ceux qui ont connu la précarité et tous les sentiments complexes qui vont avec, s’ajoute la crainte de revivre cette situation.

On peut avoir l’impression que se retrouver à court d’argent serait la pire chose qui pourrait nous arriver et c’est particulièrement vrai si vous êtes freelance, avec des rentrées d’argent irrégulières et variables. Comment vaincre la peur de manquer d’argent ? Quelles pensées rassurantes et quelles actions concrètes mettre en place pour limiter le stress ? Voici des pistes de réflexion et conseils !

Vaincre la peur de manquer d’argent, un état d’esprit

Bien souvent, la peur de manquer d’argent n’est pas liée à une somme objective ou au fait d’avoir un compte en banque peu garni. On peut tout à fait ressentir ce type d’angoisse alors que l’on a de l’argent de côté. Même des gens très fortunés peuvent éprouver cette crainte, tout simplement parce qu’elle prend racine dans des aspects beaucoup plus profonds de notre psychisme.

Voici donc quelques axes pour repenser le rapport que l’on entretient avec l’argent.

1. Essayer de comprendre ce qui fait le plus peur dans le fait de manquer d’argent

Si l’argent possède la même valeur monétaire pour tout le monde, il détient une valeur symbolique unique, propre à chacun. Si vous donnez la même somme à deux personnes, elles peuvent d’ailleurs l’utiliser de manière complètement différente.

Dépenser de l'argent

Rien qu’en regardant autour de vous, vous connaissez sûrement des gens qui gagnent plus ou moins la même chose que vous mais qui ne vivent pas du tout de la même manière et ne font pas les mêmes choix. Par exemple, ils habitent dans un tout petit logement mais font énormément de shopping ; ou bien ils vivent dans un appartement qui fait deux fois la taille du vôtre mais n’ont pas de voiture et sortent peu ; ils partent beaucoup en vacances en dormant dans des campings bas de gamme alors que vous partez seulement une fois mais en hôtel quatre étoiles…

Nous plaçons tous la valeur et le plaisir à des endroits différents et souvent, l’argent est « juste » un moyen d’accéder à ces choses qui ont de la valeur pour vous.

Pour vaincre la peur de manquer d’argent en tant qu’indépendant, vous pouvez commencer par vous demander ce qui vous fait le plus peur dans ce scénario du pire : perdre votre logement ? Ne plus pouvoir pratiquer une activité à laquelle vous tenez ? La crainte que votre conjoint.e vous quitte à cause de ça ?

Une fois que vous arrivez à mettre le doigt sur les vrais problèmes qui vous préoccupent, il est plus facile de les aborder avec objectivité.

2. Mettre des données objectives sur vos inquiétudes

Souvent, la peur du manque d’argent n’est pas très rationnelle : on a l’impression qu’elle va être brutale, catastrophique, impossible à anticiper… C’est rarement le cas car en général vous avez au moins un peu de visibilité sur l’avenir (et si vous ne l’avez pas en tant que freelance, cela peut impliquer de revoir votre modèle économique, je vous en reparle un peu plus loin). Et l’on peut chiffrer les montants dont on a besoin, les postes de dépense que l’on pourrait réduire ou supprimer…

Mettre des données objectives sur vos craintes peut contribuer à les apaiser : si vous deviez vous retrouver dans une galère absolue, sur quelles dépenses pourriez-vous rogner ? Pourriez-vous, par exemple, réduire la taille de votre logement ? Payer moins cher votre forfait téléphonique, votre assurance ? Si vous n’aviez plus d’argent du tout, à quelles aides auriez-vous droit ? Avez-vous un peu d’épargne ? Y a-t-il des activités gratuites autour de chez vous dont vous pourriez quand même profiter ?

En réfléchissant à ces différents aspects, vous allez souvent vous rendre compte que la situation serait moins catastrophique qu’escompté et qu’en réalité, vous ne passeriez pas d’un revenu décent à 0 revenu en 3 jours. Par exemple, il existe une allocation chômage pour les travailleurs indépendants (ATI) : oui, elle est versée sur une courte durée et n’est pas très élevée… mais elle pourrait vous laisser le temps de chercher un job alimentaire pour remonter la pente !

3. Se souvenir que l’être humain a un formidable instinct de survie

Si vous n’avez jamais vécu de situation très difficile, vous l’ignorez peut-être mais l’être humain est doté d’un formidable instinct de survie. Vous allez vous adapter. Ce ne sera peut-être pas instantané ni de gaieté de cœur mais vous allez trouver des solutions et faire preuve d’une créativité surprenante.

Trouver des solutions

Quand on a vraiment besoin de quelque chose, l’esprit développe souvent des ressources insoupçonnées pour l’obtenir. Vous avez peut-être un exemple simple dans votre entourage, avec des fumeurs qui n’ont pas vraiment les « moyens de leur addiction » mais qui arrivent malgré tout à se procurer des cigarettes.

Pour prendre un exemple de peur répandue, la crainte de perdre son logement qui toucherait plus d’un Français sur deux, il y a souvent un engrenage avant de se retrouver sans rien : si on est locataire, on reçoit un courrier prévenant que le bail ne sera pas reconduit (6 mois de préavis en location vide, 3 mois en location meublée). Ca laisse un petit délai pour trouver un job d’appoint si nécessaire et essayer de monter un dossier (garants, preuves de revenus freelance, etc.).

Et si votre dossier n’était accepté nulle part ? Vous pourriez tenter une colocation, où les conditions d’accès sont souvent moins exigeantes ; passer une annonce sur les groupes Facebook des villes des alentours pour essayer de trouver une opportunité hors du circuit classique des agences immobilières ; vous excentrer pour payer moins cher, quitte à sacrifier temporairement votre qualité de vie.

Toutes ces décisions vous paraissent peut-être inconcevables aujourd’hui… mais si vous n’aviez pas d’autre option, peut-être alors qu’elles apparaîtraient comme des solutions attrayantes.

C’est peut-être pour ça que l’on entend parfois que la peur de manquer d’argent est étroitement liée à la confiance en soi : peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas être capable de trouver une solution… par opposition à des gens qui seraient plus confiants sur leur capacité à se sortir d’une mauvaise passe (même si, on est d’accord, ce n’est jamais une partie de plaisir de traverser des difficultés).

D’ailleurs, j’ai le sentiment que souvent, ce qui bride cet « instinct de survie » est la dépression : en soi, une personne qui perd son travail, qui se fait larguer et voit son niveau de vie chuter brutalement, peut s’en relever. Mais si elle sombre dans une dépression non traitée, non accompagnée, qui la prive de toute son énergie et la laisse dans un état de sidération léthargique, cela complique la donne. D’où l’importance de prendre soin de vous, d’être bienveillant avec vous-même, de vous faire aider si ça ne va pas.

4. Admettre qu’on ne peut pas consacrer 100% de sa vie à gagner de l’argent

Quand on fait le bilan de sa vie, quel que soit l’âge qu’on a, on mesure rarement son épanouissement à la somme d’argent qu’on a gagnée. On réalise même parfois qu’on a été plus heureux à une période où on galérait un peu, où on vivait dans un logement moins agréable, qu’une fois « posé » dans un certain confort.

Si vous acceptez cette idée, il faut aussi accepter la réalité sous-jacente : il est primordial de VIVRE à côté de son travail. En tant que freelance, vous avez peut-être peur de ne pas arriver à boucler les fins de mois, d’avoir des périodes creuses qui s’éternisent… Cela peut pousser à accepter mission sur mission, à culpabiliser dès que l’on s’accorde une pause, à ne pas oser prendre de vacances.

Si c’est le début de votre activité, ce type d’attitude est assez normal et beaucoup de jeunes chefs d’entreprise ont du mal à décrocher la première année pour maximiser les chances de succès de leur projet. Cependant, si vous continuez à raisonner ainsi au bout de quelques années, essayez de vous imposer de nouvelles règles ou de vous faire aider (coach, entourage, etc.) afin de ne pas rester dans cette spirale. Savoir dire non est important pour votre équilibre, pour garder du recul, recharger les batteries…

L'importance de l'équilibre entre vie pro et vie privée

5. Accepter que l’argent ne soit pas la solution aux problèmes les plus graves

Quand on dispose d’un certain confort dans son quotidien (ne serait-ce qu’en ayant un toit sur la tête, en mangeant à sa faim, en ayant un véhicule, des loisirs, etc), on n’imagine pas devoir y renoncer car le sacrifice semble trop énorme. Pourtant, ce sacrifice reste possible, on peut réduire son train de vie, on peut se forcer à faire un job alimentaire inintéressant pour payer ses factures…

À l’inverse, certains problèmes ne peuvent pas être résolus avec de l’argent : quand on a par exemple un sérieux problème relationnel avec une personne à qui l’on tient, que l’on se découvre atteint d’une maladie grave, que l’on souffre de solitude, que l’on a hérité de profondes blessures d’enfance, l’argent n’est pas ce qui va régler le fond du problème.

Bien sûr, il peut apporter une aide de surface (le malade se paiera une cure de thalasso pour apaiser certaines souffrances, la personne isolée achètera une place pour un atelier cuisine au milieu d’autres gens, etc) mais il ne résoudra pas la douleur sous-jacente.

Si vous gardez en tête cet aspect, vous apprendrez peu à peu à relativiser la place qu’occupe l’argent dans une vie. À notre époque, il monopolise beaucoup les conversations et les préoccupations : salaires, pouvoir d’achat, coût de la vie, soldes, codes promo, shopping, l’argent est partout et sait donner l’impression que sans lui, on n’est rien.

Même s’il en faut un minimum pour vivre décemment, répétez-vous sans cesse que ce minimum n’est pas forcément la fortune dont on a l’impression d’avoir besoin face à toutes les sollicitations financières que l’on vit au quotidien !

6. Concevoir l’argent comme une manne inépuisable

Pour vaincre la peur de manquer d’argent, une autre pensée peut se révéler rassurante : l’idée que personne n’a encore vu le bout de tout l’argent qu’il y a dans le monde. Nous ne sommes pas dans Charlie et la Chocolaterie, où il n’existe que cinq tickets d’or cachés dans des tablettes de chocolat : une fois les cinq tickets découverts, il n’y a plus d’espoir possible pour les enfants qui aspirent à en trouver un. L’argent n’a pas la même finitude radicale.

De l’argent, il y en a autour de vous même si vous n’en avez pas ou pas assez. Il y a des gens qui en gagnent, des gens qui en dépensent, des gens qui en gaspillent. Cela signifie aussi que si vous n’avez pas d’argent, il est toujours possible d’aller le chercher là où il se trouve.

Beaucoup de gens ayant connu des succès phénoménaux sont aussi passés par des jobs beaucoup moins glamour : Jeff Bezos (fondateur d’Amazon) a été employé polyvalent chez McDo, Reed Hastings (co-fondateur de Netflix) vendeur d’aspirateurs, Barack Obama (ex-président des États-Unis) vendeur de crème glacée chez Baskin-Robbins…

Il n’y a pas de honte à passer par là et dans certains cas, vous allez tellement haïr votre job que cela va faire exploser votre créativité et votre détermination à faire fonctionner votre activité indépendante ;)

Voilà quelques-uns des aspects il me paraît important de garder en tête en matière d’état d’esprit pour vaincre la peur de manquer d’argent. Mais il y a aussi des solutions beaucoup plus concrètes à mettre en œuvre pour assurer vos arrières.

Rechallenger votre business model

Gagner de l’argent est très lié au fait de produire de la valeur ajoutée pour les autres. Si vous n’en gagnez pas assez ou que vos revenus sont trop irréguliers à votre goût, il peut être utile de rechallenger votre business model pour plus de sérénité !

1. Remettre à plat vos tarifs

Certains freelances rencontrent des difficultés pour fixer leurs tarifs et ont tendance à se vendre en dessous des prix du marché. C’est particulièrement vrai pour ceux qui ont été salariés pendant des années et déterminent un taux journalier en divisant simplement leur salaire fixe idéal par 20 jours travaillés dans le mois, en prévoyant une marge pour payer les charges.

En réalité, en freelance, non seulement vous devez prendre en compte l’URSSAF et les impôts, mais vous devez également tenir compte du fait que vous ne travaillez pas à temps plein : il y a des périodes dédiées à la prospection commerciale, à la facturation, à des tâches administratives, à la préparation de propositions pour des clients potentiels… Sans oublier vos congés, les périodes où vous serez malade, les périodes creuses inévitables, l’existence des mauvais payeurs qui vont mettre une éternité à régler vos factures, etc.

Blog généraliste ou spécialisé : des enjeux différents

Je croise hélas souvent des entrepreneurs qui se vendent mal :

  • Un prix en total décalage avec le temps qu’ils passent réellement sur leurs missions ;
  • Un prix trop bas par rapport au marché et au métier exercé, en croyant que ça va permettre d’attirer plus facilement les clients : c’est en partie vrai mais en bradant vos compétences, vous risquez aussi d’attirer des clients dont vous ne voulez pas (qui vous considèrent « corvéable à merci » parce que vous vous bradez) ;
  • Un manque de confiance en soi qui pousse à sous-évaluer la valeur de son travail ;
  • Un manque de réalisme quant à la réalité de la vie de freelance, avec ses charges et son irrégularité.

Cela peut avoir de fâcheuses conséquences : devoir multiplier les missions pour joindre les deux bouts, accepter certaines demandes que vous auriez préféré refuser par crainte de manquer d’argent, ne pas s’autoriser à prendre des vacances, etc.

Pour vaincre la peur de manquer d’argent, je vous conseille justement de vous faire accompagner pour remettre à plat votre grille tarifaire voire le contrat que vous signez avec vos clients (en vous assurant par exemple qu’il prévoit une facture complémentaire si toutefois vous dépassez le temps alloué dans le devis initial).

Vous pouvez enquêter sur les tarifs pratiqués dans votre métier au sens large s’il existe des enquêtes sur le sujet, prendre en compte les tarifs de vos concurrents exerçant dans un contexte similaire (par exemple, en France, avec le même niveau d’expérience que vous). Vous pouvez également demander conseil s’il y a dans votre région des organismes qui proposent un accompagnement aux créateurs d’entreprise.

Je donne également quelques suggestions pour fixer ses tarifs en freelance dans cet article.

2. Rechercher la stabilité dans votre modèle économique

Le modèle économique d’une entreprise en freelancing peut être plus ou moins stable et permettre de manière plus ou moins facile de prédire ses revenus futurs.

À titre d’exemple, si vous réalisez toutes vos prestations en « one-shot », sans engagement du client dans la durée, vous allez devoir être en chasse perpétuelle de nouveaux projets afin d’assurer la pérennité de votre activité, ce qui est une source de stress non négligeable. À l’inverse, si vous fixez une durée minimum de contrat, le client est engagé sur quelques mois voire sur une année, ce qui vous donne plus de visibilité sur vos finances et sur les temps forts où il faudra négocier un renouvellement ou repartir en quête d’un nouveau client.

De même, certains vont faire le choix de mélanger des contrats ponctuels et des systèmes d’abonnement qui assurent un revenu régulier (proposer une formation en ligne par exemple).

Je vous conseille vraiment de réfléchir à cette notion d’engagement client, au moins pour assurer un socle de revenus « prévisible », très rassurant pour un indépendant.

3. Diversifier les sources de revenus

Il est primordial de faire en sorte que tout ne repose pas sur un seul client ou sur un seul projet. Cette dépendance peut rapidement être source d’anxiété pour quelqu’un qui a peur de manquer d’argent en tant que freelance.

Même s’il est normal et fréquent d’avoir ses « meilleurs clients », ceux qui investissent le plus, ceux qui vous proposent LE gros travail ultra-rentable qui vous rassure, pensez tout de même à sortir de cette exclusivité pour vous retourner plus facilement en cas de coup dur.

4. Trouver des activités complémentaires

Réfléchissez à des idées d’activités qui pourraient compléter votre activité principale ou étoffer votre offre de services (même si, à date, vous n’avez pas forcément le temps de les réaliser).

Par exemple, une illustratrice pourrait envisager de lancer une ligne de produits à partir de ses illustrations, d’animer des ateliers de dessin pour les enfants ou ados, d’intervenir dans le monde de l’entreprise en proposant un concept de team building basé sur le graphisme, etc.

Cela peut vous rassurer de savoir que si votre activité principale en vient à ne plus suffire, vous avez déjà un stock d’idées à disposition pour diversifier les opportunités tout en restant fidèle à votre cœur de métier.

Apprendre à dire non, gage d'équilibre au travail et dans sa vie

5. Surveiller votre rentabilité

Bien fixer ses tarifs est une chose, être rentable en est une autre. Pourtant, certaines personnes ont tendance à s’arrêter au fait d’avoir vendu une prestation pour juger que le travail est fait sur le plan commercial. Super, le client a accepté la facture, je gagne de l’argent !

En réalité, vous devez bien penser à prendre en compte les frais que vous engagez (si vous avez besoin de matériel, d’outils, de logiciels pour réaliser votre mission), les frais indirects (par exemple, si vous utilisez un ordinateur pour travailler, tôt ou tard il faudra le remplacer), les coûts éventuels si vous externalisez en partie certaine missions… et surtout, peut-être l’aspect le plus négligé par les indépendants, le temps que vous passez sur la tâche !

En effet, ce n’est pas la même chose de vendre un projet 2000€ en passant trois jours dessus et de vendre un projet 2000€ en passant deux semaines dessus. Pour cette raison, il est souvent intéressant dans les métiers de services de facturer au temps passé, en prévoyant des garde-fous si certains facteurs font exploser ce temps (par exemple, en encadrant le nombre d’allers-retours de modifications qu’un client peut vous demander).

6. Se constituer une épargne de précaution

Pour finir, essayez d’épargner une somme suffisante pour pouvoir faire face en cas de coup dur. Souvent, il s’agit d’abord d’évaluer le montant dont vous avez besoin pour payer vos factures et vous allouer un minimum de loisirs. Ensuite, à chaque fois que vous gagnez plus, économisez ce surplus pour constituer une épargne de précaution. On conseille souvent d’avoir au moins six mois de frais de côté pour avoir vraiment l’esprit serein.

C’est un rempart contre la peur de manquer d’argent car cette épargne vous donne le temps de vous retourner en cas de difficulté : elle vous permet de disposer d’un délai pour chercher d’autres clients, développer une autre source de revenus ou trouver un job complémentaire.

Nous arrivons au terme de cet article et ce qu’il faut en retenir, c’est que la peur du manque d’argent correspond souvent davantage à une peur de l’insécurité qu’à une crainte bassement matérielle. Il y a plein d’actions concrètes à mettre en place pour assurer la solidité du business model de votre entreprise et vous rassurer sur votre capacité à faire face et à rebondir en cas de coup dur… mais surtout, il est nécessaire de penser différemment son rapport à l’argent pour le remettre à sa juste place.

Que vous soyez entrepreneur ou pas, avez-vous déjà ressenti cette crainte du manque d’argent ? Avez-vous des solutions qui ont fonctionné pour vous ? N’hésitez pas à les partager dans les commentaires !

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2 commentaires sur “Comment vaincre la peur de manquer d’argent quand on est freelance ?

  • melanie

    Article vraiment très intéressant, rassurant, qui donne beaucoup de pistes. Valable pour tous les métiers indépendants d’ailleurs.
    C’est en tout cas toujours un plaisir de lire tes conseils.

    Répondre à melanie
    • Marlène

      Merci Mélanie pour ton commentaire, cette peur est en réalité très répandue et d’ailleurs, elle concerne souvent les entrepreneurs au sens large, qu’ils soient débutants ou expérimentés, à la tête de « petites entreprises » ou de grandes structures. Ce n’est pas parce qu’on gagne beaucoup d’argent, par exemple, que la peur disparaît. Apprendre à la gérer fait souvent partie des défis d’un entrepreneur !

      Répondre à Marlène


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