Créer son entreprise : par où commencer pour monter son projet ?



Quand on décide de créer son entreprise, on se demande souvent par où commencer et quelles sont les étapes de création à garder en tête pour poser des bases solides.

Que vous souhaitiez devenir entrepreneur sur le web, imaginer un produit ou concevoir un service, ces grands jalons permettent d’anticiper ce qui peut l’être pour éviter de se retrouver en difficulté.

1. Trouver une idée pour créer son entreprise

Ce point de départ peut sembler évident et pourtant, c’est souvent celui qui donne beaucoup de fil à retordre aux jeunes entrepreneurs : l’envie de créer son entreprise est là mais impossible de savoir vers quel secteur se tourner ou comment trouver une idée de business rentable.

Alors, dans un premier temps, ne vous focalisez pas sur la rentabilité mais plutôt sur l’idée elle-même. Pour stimuler votre inspiration, voici quelques axes de travail.

Partir de vos passions

Si vous avez quelque chose qui vous anime, vous donne envie d’y passer des heures, vous motive assez pour vous aider à surmonter les difficultés, il est probable que ce soit un bon point de départ pour créer son entreprise.

Ayez l’esprit ouvert. Ce n’est pas forcément une activité que vous pratiquez à date ou un sujet que vous maîtrisez déjà sur le bout des doigts. En revanche, c’est un thème qui suscite en vous une émotion, un enthousiasme. Vous pourriez en parler en commençant votre phrase par « J’adore… »

Par exemple, « J’adore réfléchir à des idées de déco et d’aménagement », « J’adore fabriquer des choses de mes mains », « J’adore rendre des petits services de bricolage à mes voisins », « J’adore m’occuper de mes plantes à la maison », « J’ai une passion pour le ménage ».

L’idée est d’aborder l’exercice en ayant l’esprit ouvert, sans jugement, sans être dur avec vous-même. Par exemple, avoir une passion pour le ménage peut faire rire… mais peut aussi être un énorme atout pour lancer un service ou un produit dans le domaine !

Créer son entreprise : par où commencer ?
Créer son entreprise : par où commencer ?

Partir d’un problème sans solution

Vous connaissez cette phrase rageante du « Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions ». Cette phrase qui vous fait pester quand, justement, vous ne trouvez PAS la solution.

Réfléchissez aux situations où vous n’avez PAS trouvé de solution adaptée à vos besoins. Vous avez voulu acheter un arbre à chat et ils étaient TOUS moches avec des motifs de papattes kitch alors que vous auriez voulu un objet tendance. Vous n’avez pas trouvé d’espace de coworking dans votre quartier alors que vous aviez VRAIMENT envie de côtoyer d’autres entrepreneurs.

Au lieu d’attendre que la solution vienne d’ailleurs, et si vous décidiez de la créer ? A titre d’exemple, la société Oodrive, pionnière du cloud français, est née parce que les fondateurs n’arrivaient pas à trouver de solution adaptée pour s’échanger des fichiers lourds sur le web.

Compléter un business existant

Parfois, à travers votre expérience professionnelle existante, vous allez constater qu’un pan du problème de vos clients n’est pas résolu. Votre propre idée de business pourrait alors venir en complément d’un business qui existe déjà.

Par exemple, l’entreprise qui a fait les travaux de mon appartement a constaté que souvent, la question du ménage post-chantier était une vraie corvée pour les propriétaires (et les ouvriers eux-mêmes !). Le patron a donc décidé de monter une seconde entreprise, spécialisée dans le nettoyage après travaux. Ce même patron a aussi constaté que certains clients souhaitaient « faire eux-mêmes » des travaux pour économiser sur leur devis, sans avoir envie d’investir une fortune dans des outils. Il a donc monté une autre entreprise de location de matériel de chantier.

Si vous êtes salarié, vous pouvez tout à fait faire le même type de constat : par exemple, j’ai remarqué dans mon métier (le référencement naturel) que beaucoup de clients me disaient « bon, c’est bien, j’ai plein de trafic sur mon site mais maintenant, je voudrais qu’ils achètent plus ». Assez naturellement, l’idée d’enrichir une prestation de référencement par une prestation axée sur la conversion s’est imposée.

Prendre appui sur des traits de caractère

Parfois, les meilleures idées de business peuvent tout simplement se cacher dans votre personnalité !

On dit de vous que vous êtes le Roi ou la Reine de l’organisation ? Et si vous montiez justement un business pour aider les autres à s’organiser ou à mettre de l’ordre dans leur vie ?

Écoutez les autres pour créer son entreprise

Soyez curieux de ce que vivent les autres : leurs difficultés, les manques qu’ils ressentent. Une idée de business peut se cacher dans une discussion.

L’empathie est essentielle pour créer son entreprise car pour gagner de l’argent, vous devrez répondre à un besoin profond qui n’est pas le vôtre.


2. Affiner son idée de business

Une fois que l’on a identifié une piste de réflexion pour créer son entreprise, par où commencer pour entrer dans des démarches plus concrètes ? Je vous conseille d’abord d’affiner votre idée :

  • En quoi pourrait consister votre offre ?
  • Serait-ce un produit ou un service ?
  • Qui serait votre client idéal ?
  • Le projet nécessite-t-il des compétences que vous n’avez pas à date ?
  • A quelles difficultés ou quels freins risquez-vous de devoir faire face ?
Trouver une idée d'entreprise : une réflexion de business mais aussi sur soi-même
Trouver une idée d’entreprise : une réflexion de business mais aussi sur soi-même

Sur le plan humain, il est aussi très pertinent à ce stade de réfléchir aux implications plus personnelles de votre projet, notamment quand vous avez une famille : dans quelle mesure votre projet peut-il avoir un impact sur vos finances ? Sur votre équilibre familial ? Comment abordez-vous l’instabilité potentielle d’un statut de chef d’entreprise, où les revenus ne sont pas garantis en fin de mois ?

Avez-vous actuellement un emploi, votre projet d’entreprise peut-il se cumuler à un statut de salarié ou allez-vous devoir démissionner ? Comment allez-vous assurer cette période sans ressources ? Faut-il envisager un tandem « chômage et création d’entreprise » ?

Ces premières réponses instinctives vont vous donner des pistes pour l’étape suivante du projet : chercher à valider la rentabilité et la faisabilité de votre idée.

3. Faire une étude de marché pour valider son projet

Etape indispensable, mais négligée par beaucoup, en particulier quand on décide de créer son entreprise sur le web.

Il existe une croyance répandue que les métiers du web n’exigent pas d’investissement, qu’on peut se lancer sans apport et réussir « facilement ». Bien sûr, les investissements peuvent être minimes comparés à une entreprise qui doit par exemple prendre des locaux, acheter un stock, etc. Mais ils sont loin d’être inexistants. Ce n’est pas parce que votre site est en ligne qu’il va être trouvé et que les internautes vont convertir dessus.

A quoi sert donc l’étude de marché ? Elle sert vérifier que votre idée de business est aussi une idée de business rentable. Elle doit vous permettre de confirmer (ou pas), par des données objectives…

  • L’idée elle-même : peut-elle exploitée en l’état ou a-t-elle besoin d’être affinée, précisée, mieux ciblée ?
  • L’identité de votre client idéal : quel est son besoin, de quoi a-t-il envie, de quoi a-t-il peur, quelles sont ses habitudes de consommation ? Comment se renseigne-t-il sur le sujet pour lequel vous allez lui proposer une solution ? Qu’est-ce qui l’attire quand il prend une décision d’achat (caractère innovant, prix, etc) ?
  • Dans quel milieu vous mettez les pieds : quelles sont les opportunités offertes par le marché, les contraintes (par exemple, des contraintes juridiques, réglementaires, budgétaires) ? Quelles sont les tendances, les innovations ?
  • Dans quel environnement concurrentiel vous vous placerez : y a-t-il des entreprises qui font la même chose que vous ? Sont-elles dans la même zone géographique ? Quels prix pratiquent-elles ? Avez-vous des clés de différenciation par rapport à elles ? En termes de référencement (naturel et payant), est-ce un univers sur lequel il est facile d’acquérir de la visibilité ou est-il déjà trusté par des marques établies depuis longtemps ?

Une étude de marché va consister à collecter un maximum d’informations sur « l’univers dans lequel vous voulez mettre les pieds ». Cela peut passer par…

  • Des sondages ;
  • Des entretiens ;
  • Des focus groups (réunir un panel de clients potentiels pour leur poser des questions, leur demander un avis, etc) ;
  • La collecte de données publiques sur votre marché (par exemple en utilisant les bases de données publiques mises à disposition par le gouvernement) ;
  • La collecte de données via des outils spécialisés (comme TGI Survey data), des cabinets d’étude ou des organismes qui mènent des enquêtes (comme l’INSEE) ;
  • La recherche d’informations sur les concurrents, les produits ou services similaires, les prix ;
  • La recherche d’informations SEO et SEA : quels sites se positionnent sur le sujet, quels mots-clés ciblent-ils, utilisent-ils des annonces payantes pour promouvoir leurs produits ;

Vous pouvez en savoir plus ici sur la façon de réaliser une étude de marché.


4. Faire un business plan

Une fois votre étude de marché terminée, vous devez avoir validé le fait que votre idée de business était viable : il y a bien des gens intéressés, vous savez qui ils sont, quelles difficultés ils rencontrent et en quoi vous pouvez les résoudre, vous avez aussi une idée assez précise des freins que vous êtes susceptible de rencontrer et de la pression concurrentielle.

A présent, vous allez écrire un business plan, un document formalisé qui va fixer votre « plan d’action ». C’est bien sûr un guide pour vous-même, afin d’anticiper différents scenarii de croissance (ou d’obstacles sur votre route). Mais c’est aussi un document qui peut servir de support pour aller convaincre des partenaires ou des investisseurs.

Le business plan, support pour anticiper et convaincre
Le business plan, support pour anticiper et convaincre

Il n’y a pas de « recette » pour écrire un business plan quand on décide de créer son entreprise, on s’attend cependant à y trouver certains éléments.

Le cadre général de votre projet d’entreprise

  • Une présentation du projet – En quoi consiste votre business, à qui va-t-il s’adresser, quelle valeur ajoutée pouvez-vous offrir, quelle zone géographique allez-vous cibler, quels sont vos atouts sur le marché (expertise, innovation, etc) ?
  • Une vision de votre organisation – Comptez-vous travailler en solo, vous associer, avec quel type de profil ? Qui va gérer les différents rôles clés de l’entreprise ? Vous pouvez offrir une vision à moyen terme mais aussi à plus long terme, en anticipant votre croissance. Pensez aussi à évoquer vos « relations extérieures » : aurez-vous des fournisseurs, des prestataires avec qui vous collaborerez ?
  • Une présentation du marché – Un produit ou un service similaire existe-t-il déjà ? Quelles sont les forces et les faiblesses des entreprises concurrentes ? En quoi pouvez-vous vous différencier ? Quelles opportunités offre le marché ?
  • Une vision approfondie de votre offre – Qu’il s’agisse d’un produit ou d’un service, présentez-le dans le détail, ses spécificités, ses éventuels avantages concurrentiels.
  • Les aspects légaux – Avez-vous besoin de déposer votre marque, de faire homologuer votre produit, de répondre à certaines normes, d’obtenir certaines accréditations ou labels, de déposer un brevet ? Votre activité exige-t-elle de suivre une formation obligatoire, de souscrire une assurance professionnelle, d’avoir un diplôme reconnu ?

Votre stratégie de croissance

Il s’agit de clarifier…

  • Votre stratégie d’acquisition – Comment allez-vous toucher vos clients potentiels ? Par quel canal ? Allez-vous créer un site web, aller sur les réseaux sociaux, passer par les médias, vous appuyer sur un réseau particulier, faire de la publicité en ligne ou hors ligne ? Soyez précis : quel budget, quel calendrier, quelles ressources allouer à cette acquisition ?
  • Votre stratégie financière – Il faut d’abord pouvoir évaluer le coût de lancement de votre entreprise, avec les investissements que vous allez devoir réaliser au démarrage. Il peut s’agir d’achat de matériel, de stock, de frais de communication (faire créer un site, consacrer un budget à de la publicité sur Google Ads), de frais administratifs ou légaux, de la location de locaux… Pensez ensuite à évaluer les frais de fonctionnement courants, une fois la phase de lancement achevée. Enfin, ayez une vision axée « développement » : comment anticiper, sur le plan financier, la croissance de votre entreprise ? Aurez-vous besoin de lever des fonds ? Pour quoi faire ? Comment et combien allez-vous vous rémunérer ? Qui va gérer votre comptabilité ?
  • La scalabilité de votre projet – Comment allez-vous gérer si la demande augmente ? Pouvez-vous produire plus ? Quelles limites êtes-vous susceptible de rencontrer ? Cet aspect est particulièrement important dans le cas d’un service, où vous êtes souvent limité par votre propre capacité de travail. Si vous avez trop de demandes, comment éviter de perdre ce business que vous ne pouvez pas assumer en propre ?

Votre stratégie d’échec

Oui, ça peut paraître paradoxal de se préparer à l’échec en pleine phase de lancement de son projet… mais c’est très utile ! Il s’agit d’anticiper les difficultés que vous pouvez rencontrer dans votre parcours entrepreneurial, afin de préparer dès maintenant des solutions.

Ce type de réflexion sera particulièrement apprécié si vous allez rechercher des financements, car un investisseur envisage toujours le cas de figure où il risquerait de perdre son investissement. Savoir que vous y avez réfléchi rassure !

Que feriez-vous si un business identique se montait dans la même zone géographique que la vôtre ? Si un produit moins cher apparaissait ? Si vous vous retrouviez limité par vos compétences pour répondre à certaines demandes ?

Créer son entreprise : anticiper les difficultés
Créer son entreprise : anticiper les difficultés

Quand on a en tête de créer son entreprise sans savoir par où commencer, l’étape de la rédaction du business plan représente une grande source de satisfaction, car il donne vraiment l’impression que votre projet « prend vie ».

Il vous aide aussi à vous sentir mieux préparé aux difficultés et aux défis qui vous attendent, à mieux structurer votre discours pour aller démarcher des partenaires ou des clients et à savoir déjouer les critiques.

En fonction de la manière dont vous allez utiliser votre business plan, il peut être plus ou moins détaillé : vous pouvez en faire une version très approfondie, avec des fichiers Excel listant dans le détail tous les coûts, les projections financières, une roadmap très détaillée, etc.

Mais vous pouvez aussi faire une version plus succincte, en particulier si le but est de convaincre un partenaire ou d’effectuer une présentation afin de convaincre rapidement.

5. Réfléchir au choix du statut pour créer son entreprise

C’est une réflexion que vous pouvez engager parallèlement à la création de votre business plan : quel statut choisir pour monter son entreprise ?

Il existe aujourd’hui une foule de formes juridiques : EIRL, EURL, SARL, SAS, SASU, SA et j’en passe. Sans oublier le statut d’auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur), qui est un peu à part car il s’agit plutôt d’un statut pour tester une idée de business que d’un statut à adopter de manière « durable ».

La BPI propose un outil d’aide au choix du statut, vous pouvez également retrouver ici tout un guide pour choisir son statut juridique en fonction de certains critères importants : votre patrimoine, etc.

Il est possible de changer de statut mais si vous pouvez éviter la ribambelle de démarches administratives à accomplir, c’est aussi bien ! Demandez conseil autour de vous, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec des professionnels susceptibles de vous aider à mesurer toutes les implications (comptables, fiscales, juridiques, etc).

Les retours d’expérience peuvent aussi vous conforter dans votre choix ou vous faire penser à des aspects que vous n’aviez pas en tête. Prenez-les cependant avec du recul, le statut idéal pour un projet n’est pas forcément le même que pour un autre !


6. Trouver le financement de votre entreprise

Je vous le disais un peu plus tôt, toute entreprise, même une entreprise du web, implique un investissement. Trop de gens, en particulier sur le web, font l’impasse sur cette notion. J’en vois régulièrement dans mon métier, qui font leur site web sur la première plateforme gratuite venue ou en mettant un tout petit budget dans un site « clés en main » alors que leur business repose sur Internet… et qui s’en mordent les doigts plus tard !

Les dépenses peuvent être variées :

  • Des matières premières ;
  • Un stock pour une boutique ;
  • Un développeur pour vous faire un site ;
  • Un spécialiste du référencement ou du marketing digital pour vous aider à construire une stratégie de communication ;
  • Une formation à la vente pour apprendre à convaincre ;
  • Un service de téléprospection pour vous trouver des rendez-vous ;
  • L’embauche d’une personne ;
  • Le recours à un professionnel pour vous conseiller (un expert-comptable par exemple) ;
  • Des outils (logiciel de comptabilité, autorépondeur, logiciel emailing, logiciel métier, etc) ;
  • Le capital social que vous apportez dans certains types de sociétés ;
  • Une formation (pour certaines professions, un stage obligatoire doit être suivi) ;
  • Des locaux ou la location d’un poste dans un bureau partagé ou un espace de coworking…

Il peut aussi y avoir des frais juridiques pour la rédaction des statuts, le dépôt d’une marque, le publication d’une annonce légale obligatoire pour certains types de sociétés…

Votre business plan a dû vous permettre d’évaluer tous ces frais, il est à présent temps de décider de quelle manière vous allez les couvrir :

  • Avec vos fonds propres (votre épargne, l’argent négocié lors d’une rupture conventionnelle, etc) ;
  • Avec des aides : il existe de nombreux dispositifs quand on souhaite créer son entreprise, que ce soit via Pôle Emploi, via votre région ou via des réseaux d’entrepreneurs. Certaines aides peuvent prendre la forme d’une exonération de charges ;
  • Avec un emprunt : prêt d’honneur, prêt à taux zéro, micro-crédit…
  • Via un financement participatif ;
  • En trouvant des investisseurs : si la réalisation d’une levée de fonds est souvent un exercice périlleux, a fortiori pour une jeune entreprise, il existe des investisseurs prêts à soutenir les entrepreneurs, peut-être même au sein de votre propre réseau.

7. Trouver des locaux pour travailler

Créer son entreprise, c’est aussi envisager l’endroit où vous allez travailler. Dans certains cas, vous aurez besoin de locaux commerciaux vous permettant de recevoir des clients. Parfois, la situation sera plus simple car vous pourrez travailler de chez vous. D’autres personnes choisiront de prendre des bureaux pour ne pas s’isoler…

Le choix dépend à la fois de la nature de votre activité et de vos contraintes personnelles : par exemple, on sait qu’il est impossible de bien travailler avec un enfant en bas âge à proximité ; travailler dans un logement sans bureau dédié peut être difficile pour certains, etc.

Vous pouvez aussi souhaiter que votre adresse professionnelle soit bien distincte de votre adresse personnelle, notamment quand elle doit figurer sur des documents publics : dans ce cas, la domiciliation peut être une solution, elle consiste à payer pour bénéficier d’une adresse à laquelle établir son siège social, recevoir du courrier voire bénéficier dans certains cas d’une permanence téléphonique. Les tarifs dépendent des prestations offertes et du prestige de l’adresse.

Trouver des locaux pour créer son entreprise
Trouver des locaux pour créer son entreprise

8. Trouver le nom de votre entreprise

Monter son entreprise, c’est aussi la baptiser, un exercice qui n’a rien d’anodin ! En effet, au-delà des aspects légaux, votre nom va devenir votre marque de fabrique, votre identité, le support de votre réputation. Il devra se prêter à votre activité mais aussi à la croissance de votre activité (beaucoup de marques ont dû changer de nom car leur nom initial n’était pas en phase avec leur développement).

Si vous avez du mal à trouver un nom par vous-même, sachez qu’il existe des agences de naming pour vous accompagner. Un exercice intéressant, car une agence peut vous aider à détecter des écueils : un mot qui veut dire complètement autre chose dans une langue étrangère, des connotations sous-jacentes malvenues, un terme impossible à prononcer, un nom qui ne reflète pas vos valeurs, un nom qui a un historique délicat…

La pure création d’un nom par une agence de naming coûte souvent entre 3000 et 10000 euros, auxquels s’ajoutent des frais selon les prestations souhaitées (dimension internationale, création de l’identité visuelle associée, etc).

Le fait d’avoir choisi votre nom va vous permettre de déposer votre marque mais aussi de réserver votre nom sur les réseaux sociaux, votre nom de domaine pour votre site web, etc.

Vous pouvez aussi, à ce stade, faire travailler un graphiste sur votre identité visuelle, d’autant que c’est très encourageant de voir son entreprise prendre une forme plus concrète alors que l’on approche des « ultimes étapes » avant le lancement.

9. Finaliser la création de son entreprise

A ce stade, vous devez avoir toutes les cartes en main pour avancer sur les dernières étapes administratives, à commencer par l’inscription officielle de votre entreprise et la rédaction des statuts (si elle est nécessaire, cela dépend de la forme juridique que vous choisissez).

Vous pouvez là encore vous faire accompagner, notamment par un professionnel du droit, afin de vous assurer que vos statuts comportent toutes les mentions légales indispensables.

Les formalités à réaliser à ce stade dépendent énormément de la forme juridique choisie : il faudra parfois publier une annonce légale pour annoncer formellement la création de l’entreprise, réaliser le stage obligatoire exigé, déposer les apports en numéraire qui vont constituer le capital de la société, souscrire une assurance professionnelle (obligatoire dans le cas de certaines professions réglementées), faire protéger vos biens par un notaire avec une déclaration d’insaisissabilité si toutefois votre patrimoine personnel est engagé en cas de défaillance de l’entreprise…

Il s’agit aussi de faire ouvrir les comptes bancaires dont vous avez besoin si ça n’a pas encore été fait, de décider des modalités d’accompagnement par un expert-comptable, etc.


10. Créer son entreprise… et enfin lancer son activité

La phase de préparation d’un projet d’entreprise dure plusieurs mois, parfois plusieurs années… et lorsqu’elle prend fin, on brûle souvent d’impatience à l’idée de commencer enfin à exercer son activité !

Lorsque le moment est venu, pensez à bien communiquer :

  • Activez votre réseau pour faire savoir que vous avez créé votre entreprise, certains de vos contacts ont peut-être des besoins inexprimés auxquels vous pourriez répondre… ou connaîtront dans leur entourage des personnes concernées par ce que vous proposez.
  • Communiquez plus largement pour toucher de premiers prospects – Les leviers payants (publicité sur Google Ads, Bing Ads, Facebook ou encore LinkedIn) peuvent permettre d’obtenir des résultats rapides.
  • Créez une page Google My Business – Créez la fiche de votre entreprise sur Google My Business pour que l’on vous trouve plus facilement, vous pouvez demander aux personnes avec qui vous avez travaillé de poster de premiers avis afin d’avoir un « socle de recommandations » qui rassurera les futurs prospects.
  • Commencez à travailler votre référencement naturelRéférencer son site web prend du temps et si vous publiez un article par semaine sur un blog d’entreprise, il faudra plusieurs mois pour que cela commence à porter ses fruits. Alors autant s’y mettre dès le début, quitte à déléguer cette tâche à une agence éditoriale si vous n’avez pas les compétences ou le temps de le faire vous-même.

Pensez à demander des avis à vos premiers clients pour vos plateformes publiques (Google My Business, Facebook, etc) et des verbatims pour votre site. C’est particulièrement important en phase de lancement mais pensez aussi à le systématiser, car ça restera important dans la durée !

Pensez aussi à mettre en place un système de feedback avec vos clients. Demandez-leur ce qu’ils ont apprécié dans la collaboration, et ce qui selon eux s’est moins bien passé. Ca peut être dur à entendre mais c’est un énorme levier de progression !

Se développer et développer son activité

Il n’y a « plus qu’à » faire votre travail avec le plus grand sérieux… et, à mon sens, sans jamais perdre de vue 3 choses :

  • La rigueur – Elle est importante pour votre équilibre (avoir donné le meilleur de soi-même évite de nourrir des regrets), pour vos clients mais aussi pour la gestion financière de votre entreprise.
  • Les contacts – Entourez-vous, à chaque étape de votre parcours et plus encore quand vous franchissez des moments clés du développement de votre entreprise (premier recrutement, etc). Cela peut vous apporter aussi bien des conseils concrets qu’un soutien moral et de nouvelles réflexions.
  • La formation – Dans la plupart des domaines professionnels, vous pouvez étendre votre champ de compétences, que ce soit sur votre cœur de métier ou sur des compétences « annexes » mais néanmoins fondamentales (gestion d’entreprise, dimension commerciale, gestion du stress, management si vous êtes amené à encadrer des gens). Dégager un budget pour la formation est essentiel.

Créer son entreprise est en tout cas une aventure riche, épanouissante autant qu’épuisante parfois. Elle va de pair avec certaines craintes (l’instabilité financière, le fait de trouver sa place face à la concurrence et de trouver ses premiers clients) mais le fait de travailler en amont sur votre business plan doit permettre de lever les incertitudes, au moins en partie !

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