Comment se mettre en valeur professionnellement ?


Comment se mettre en valeur professionnellement ? Comment éviter de passer inaperçu dans sa carrière et laisser une trace dans l’esprit de vos interlocuteurs, que vous soyez freelance, salarié ou candidat face à un recruteur ?

Si certains ne se posent pas la question et arrivent naturellement à laisser une empreinte autour d’eux, ce n’est pas le cas de tout le monde. On peut avoir du mal à se mettre en valeur : peur de se vanter et de paraître trop prétentieux, difficultés à percevoir ses propres atouts ou sentiment de ne pas être très objectif sur soi-même… Certains ont aussi l’impression de manquer de crédibilité aux yeux de leurs contacts.

Que peut-on faire pour donner une bonne image de soi au travail ?

1. Se mettre en valeur, c’est penser autant à soi qu’à l’autre

Vous allez constater dans cet article que je vais beaucoup parler des autres, plus que de vous. En effet, bien souvent, les gens attachent assez peu d’importance aux « détails » qui vous définissent.

Un bon exemple consiste à faire un tour de table, par exemple au début d’une réunion ou d’une nouvelle collaboration avec quelqu’un. Les gens vont souvent se présenter en déclinant leur identité, leur intitulé de poste, leur ancienneté dans l’entreprise… et souvent, si l’on vous demande a posteriori de rappeler qui étaient exactement vos interlocuteurs, vous allez avoir bien du mal à le faire si vous n’avez pas pris de notes !

À l’inverse, si la personne parvient à exposer exactement la façon dont elle va pouvoir vous aider, la mémorisation va être bien meilleure.

Se mettre en valeur au travail

Imaginons une réunion avec une marque de confiserie :

  • Timothée se présente ainsi : « Je m’appelle Timothée, je suis consultant SEA depuis 4 ans dans l’entreprise Tartempion, j’ai travaillé sur des comptes comme Nutella et Haribo ».
  • Cécilia se présente ainsi : « Je m’appelle Cécilia, j’ai eu le plaisir d’accompagner Nutella sur le lancement de leur gamme de biscuits, nous avons obtenu 30000 téléchargements de bons de réduction grâce à une campagne de publicité Google ciblant les parents au moment de la rentrée des classes et j’espère pouvoir tirer profit de cette expérience pour vous aider aussi à mettre sur pied une campagne efficace ».

Il y a des chances pour que Cécilia retienne plus l’attention. Déjà, on en sait au final presque autant sur elle que sur Timothée, alors qu’elle a peu parlé d’elle. Ce que Timothée dit explicitement, Cécilia le suggère (on peut déduire son métier de son discours et déduire aussi qu’elle a une certaine expérience). Ce que Timothée dit avec du jargon (« je suis consultant SEA »), Cécilia le glisse avec des termes plus accessibles en parlant de « campagne de publicité Google ».

Mais surtout, la grande force d’un discours comme celui de Cécilia, c’est qu’il aide son interlocuteur à se projeter dans ce qu’elle peut lui apporter. Et en même temps, elle emploie le « nous » (qui sous-entend que ce projet réussi était avant tout le fruit d’une collaboration).

Souvent, se mettre en valeur au travail ne consiste pas à se vanter à tout bout de champ. C’est mettre en avant un résultat positif dans lequel on a joué un rôle… et dans lequel vos interlocuteurs peuvent puiser un intérêt personnel.

2. Choisir le bon métier et la bonne entreprise

L’exemple précédent illustre que pour se mettre en valeur au travail, le « à quoi je sers » est souvent plus important que le « qui je suis ». Plus vous allez communiquer aux autres l’aide que vous pouvez apporter, les idées que vous avez, plus votre valeur va paraître évidente.

Selon moi, c’est parfois pour cette raison que les gens qui ne sont pas bien dans leur poste ou dans entreprise leur ont du mal à se mettre en valeur professionnellement : quand on ne perçoit pas le sens de son job, il manque ce sentiment d’être utile aux autres.

Posez-vous cette question de temps en temps : est-ce que je devrais faire autre chose… ou aller ailleurs ? Oui, changer de travail ou d’entreprise est difficile. Oui, le chômage existe (un peu trop). Oui, ça représente une prise de risques. Mais se renseigner ne coûte rien, réfléchir à ce qui aurait du sens pour nous ne coûte rien, passer des entretiens d’embauche ne coûte rien non plus.

3. La valeur professionnelle peut prendre différents visages

Être grand et musclé a-t-il de la valeur ? Si vous êtes basketteur, il est certain que cela vous rendra service. En revanche, si vous rêvez d’être jockey, ce sera un coup d’arrêt à votre carrière.

Cet exemple pour montrer que selon le contexte, le métier exercé, la « valeur » ne se trouve pas forcément au même endroit.

Voici quelques éléments qui peuvent avoir de la valeur dans certaines situations de travail :

  • Vous possédez certaines caractéristiques physiques, comme dans mon exemple ;
  • Vous avez certains traits de personnalité (un bon relationnel, une aisance verbale, beaucoup de minutie…) ;
  • Vous possédez une expertise supérieure aux autres professionnels de votre secteur ;
  • Vous possédez une expertise rare sur le marché ;
  • Vous avez un bon carnet d’adresses ;
  • Vous êtes une personne fiable, sur qui on peut compter ;
  • Vous êtes considéré comme « prometteur » : par rapport à votre âge, vous possédez déjà un parcours et des compétences qui vous distinguent des autres ;
  • Vous avez une bonne réputation à votre actif ;
  • Vous avez déjà traversé avec succès certaines situations difficiles lors de votre parcours ;
  • Vous avez un regard différent des autres (ex : vous êtes autodidacte dans un milieu où la plupart des gens ont fait de grandes écoles ; vous êtes un senior dans une équipe de juniors… ou vice versa).

Autant d’exemples qui peuvent vous donner une valeur particulière dans un contexte professionnel.

4. Donnez de la valeur à votre temps

Plus les gens ont un rôle important dans leur vie professionnelle, plus leur temps devient précieux et plus ils doivent l’employer de façon à être les plus efficaces possibles.

À votre avis, est-ce que Jeff Bezos, le patron d’Amazon, est au courant des faits et gestes de chaque employé et des plus petits détails du stock de cartons d’emballage qui reste dans le centre logistique de Lauwin-Planque en France ? Vous vous doutez bien qu’à ce niveau hiérarchique, il est impossible de rester impliqué à ce degré de détail !

À mesure que l’on vous confie des responsabilités ou que vous en prenez de votre propre initiative, réajustez la façon dont vous dépensez votre temps.

Priorisez vos actions en fonction de leurs retombées.

Par exemple, si vous savez qu’une action aura un impact limité ou qu’elle vous (r)apportera peu, vous pouvez y consacrer moins de temps qu’une action à fort enjeu, susceptible de rapporter beaucoup.

Apprenez aussi à déléguer. Avec une règle d’or : on ne délègue pas n’importe quoi et n’importe comment.

Ce n’est pas aussi évident qu’il y paraît. Bien déléguer, ce n’est pas maintenir un micro contrôle sur l’ensemble des tâches que vous confiez à quelqu’un (ce n’est pas gratifiant pour la personne, ne l’aide pas à progresser et ne vous fait pas gagner de temps). C’est donner suffisamment de contexte, de perspectives sur les enjeux, pour que la personne puisse effectuer ses tâches de manière autonome. C’est faire confiance, ce qui implique parfois qu’il y ait quelques erreurs ou besoin de quelques ajustements.

Certaines personnes ont l’impression que déléguer est un aveu de faiblesse, reconnaître que l’on n’arrive pas à tout gérer. En réalité, c’est un talent : c’est apprendre à distinguer la vision d’ensemble, la « direction », de sa mise en œuvre opérationnelle.

Se mettre en valeur professionnellement

Imaginez que vous mettiez sur pied un voyage incroyable pour votre équipe ou votre entreprise. Va-t-on vous en vouloir si ce n’est pas vous qui conduisez le bus, qui pilotez l’avion, qui faites le service à l’hôtel ? Bien sûr que non !

Tout simplement parce que le plus important reste la « direction », le voyage dans son ensemble. Et pour autant, chacune de ces missions revêt une grande importance : si le chauffeur conduit mal, qu’il n’y a pas de pilote dans l’avion, que le service à l’hôtel est déplorable, cela compromet la réussite de l’ensemble !

J’aime cette vision parce qu’elle rappelle que chaque petite tâche a de la valeur, même si elle n’est pas très complexe, qu’elle n’exige pas un personnel très qualifié. C’est une invitation à être bienveillant envers chaque échelon de la hiérarchie. Elle rappelle aussi qu’un projet réussi est souvent le fruit d’un collectif. Elle montre enfin l’importance de déléguer… mais de garder la main sur ce qui est important.

Dans mon exemple, savoir à quelle altitude le pilote doit faire monter l’avion n’est pas très important pour vous (ça l’est davantage pour le pilote !). En revanche, savoir que vous passez par une compagnie aérienne fiable et que le pilote n’a pas obtenu sa licence dans une pochette surprise est un choix stratégique qui relève de votre responsabilité.

5. Rendre les échanges constructifs

Aujourd’hui, nous avons tous beaucoup d’occupations et nourrissons pour la plupart une vraie quête de sens dans la vie que nous menons. On a besoin d’être animé par une motivation, une passion, un but, des projets. D’ailleurs, il y a une phrase que l’on entend souvent dans la bouche des personnes dépressives : le « Je ne sers à rien », cette impression que tout est vide de sens.

Le milieu professionnel tombe parfois dans cette spirale de la perte de sens. Je parle beaucoup des métiers du conseil sur ce blog et c’est assez fréquent de croiser des gens qui enchaînent des journées entières de réunions avec le sentiment qu’elles n’ont pas servi à grand-chose ou que les débats auraient pu être résumés en 15 minutes au lieu de s’étaler sur huit heures.

Un excellent moyen de se mettre en valeur au travail avec subtilité est d’apprendre à établir des échanges constructifs. Cela passe par des actions très concrètes.

Par exemple, n’organisez jamais de réunion sans définir un ordre du jour précis : si vous demandez à des gens de dégager du temps dans leur agenda pour vous, cela doit permettre de résoudre un problème précis ou de prendre une décision sur la base d’un travail qui aura été préparé en amont par chacun. Encore trop de gens organisent des réunions « pour se parler »… ou invitent « du monde » comme s’ils organisaient un afterwork entre amis, en laissant aux invités le soin de choisir si ça les intéresse ou pas de venir.

Soyez précis : à quoi sert la réunion ? Quelles informations, quelles réponses ou quelles solutions souhaitez-vous avoir en votre possession à la fin ? Les gens invités peuvent-ils VRAIMENT contribuer au débat ? Ça évite à tout le monde de perdre son temps, ça évite aussi que votre réunion ne soit « parasitée » par des personnes qui donnent leur avis sans forcément avoir de bonnes raisons de le faire.

Vous pouvez aussi envoyer à chaque participant à la fin un compte-rendu succinct des « conclusions » de vos échanges, avec les actions ou réponses attendues d’eux. Si vous ne pouvez pas le faire vous-même, désignez quelqu’un pour jouer ce rôle.

Sortir d’une réunion avec le sentiment qu’elle a fait avancer les choses, qu’on a un plan d’action clair, donne une bonne image de vous.

Ce qui est vrai pour une réunion l’est aussi pour un échange professionnel quel qu’il soit. Après avoir partagé les quelques politesses d’usage, pensez à bien cadrer l’échange : « On se voit pour telle raison, mon but est ceci, j’attends de toi cela ». Ou dans l’autre sens : « Tu as demandé à me voir pour telle raison, j’aimerais que tu m’en dises plus sur ce que tu attends de moi ».

Un échange constructif

6. Gardez en tête la mission de votre entreprise

Beaucoup de gens, en particulier les salariés, oublient que la grande mission d’une entreprise est de gagner de l’argent. Et que c’est pareil pour une association. Même si, évidemment, l’objectif de surface est différent (ex : « nous voulons aider les enfants malades », « nous proposons un logiciel de comptabilité innovant »), au fond, c’est souvent la rentabilité qui détermine si on peut réaliser des projets, investir dans la formation, augmenter les salaires, faire perdurer l’activité…

Se mettre en valeur professionnellement, c’est aussi garder cette vision en têtee. Si vous travaillez extrêmement bien mais que vous passez 15 jours sur une tâche qui s’est vu allouer un budget de 3 jours de travail… l’entreprise perd de l’argent, même si la qualité est là.

Par conséquent, au-delà de la qualité, songez à cette notion de « chiffre ». Vous devez pouvoir quantifier vos réalisations : en nombre de clients gérés, en chiffre d’affaires généré, en marge dégagée, en résultats obtenus (par exemple, un formateur peut évaluer le taux de succès de ses étudiants à un examen).

7. Travaillez vos qualités humaines

La capacité à écouter les autres et à les traiter avec bienveillance a une immense valeur – souvent sous-estimée – au travail. Des personnes qui évoluent dans un environnement où l’on prend en compte leurs ressentis, où l’on respecte leur travail, auront naturellement tendance à s’impliquer davantage que celles qui travaillent dans un milieu malsain où personne ne se soucie d’elles sur le plan humain.

Savoir dire les choses avec franchise est aussi une qualité. Bien sûr, ça ne vous dispense pas de faire preuve de diplomatie ;) On peut tout à faire dire ce qui a fonctionné, comme ce qui a dysfonctionné dans un projet ou une collaboration, dès lors que l’on reste factuel, qu’on ne tombe pas dans des accusations « affectives » et que l’on a un échange constructif sur les leçons à en tirer.

C’est sain, car cela évite aux gens d’emmagasiner de la frustration ou des griefs, les sujets problématiques sont « évacués » au fur et à mesure.

8. Réglez vos problèmes vous-même dès que c’est possible

Ayez le courage de régler vos problèmes. Vous faites une erreur ? Vous êtes en retard sur une deadline ? Vous n’avez pas bien géré une situation ou un projet ? Assumez-le, au lieu de rejeter la faute sur quelqu’un d’autre ou sur les circonstances… et proposez des solutions ou des enseignements pour la suite.

On croise souvent dans le milieu du travail des gens qui n’ont pas ce courage et ont recours à des méthodes assez fourbes.

Prenons l’exemple d’une situation où vous avez demandé une information à la comptabilité. Personne ne vous répond et vous vous retrouvez en difficulté vis-à-vis d’un client, qui vous reproche votre inaction et votre manque de réactivité.

Sans communication et sans courage, X va peut-être envoyer un message agacé à la compta en mettant toute la hiérarchie en copie. Peut-être que cette démarche va débloquer la situation en façade mais en réalité, X…

  • Va être mal perçu par la comptabilité en passant pour un « donneur d’ordres » impatient ;
  • Risque d’être mal perçu par la hiérarchie qui n’a pas que ça à faire de relancer les gens.

A l’inverse, B va prendre le temps d’aller voir le service comptabilité « en personne » et de leur dire : « J’imagine que vous avez beaucoup de travail de votre côté, est-ce que vous avez besoin d’éléments supplémentaires de ma part ? Est-ce que vous pouvez vous engager sur une date de résolution du problème ? » B prend ainsi en compte les contraintes des autres, obtient une deadline provisoire à transmettre à son client et conserve de bonnes relations avec tout le monde.

Au fond, c’est un peu comme le cas du voisin qui va directement appeler la police parce que quelqu’un fait la fête… au lieu d’aller tout simplement frapper à la porte pour demander de baisser la musique. Vous imaginez aisément que les conséquences ne sont pas les mêmes ;)

Ayez ce courage d’assumer vos problèmes autant que possible, beaucoup de gens vous en seront reconnaissants.

9. Soignez l’image que vous renvoyez

Voilà un aspect qui paraît superficiel mais garde pourtant de l’importance en entreprise : votre apparence physique (cheveux, vêtements, accessoires, style vestimentaire, etc) reste « l’enveloppe » que l’on voit de vous avant de vous parler ou de collaborer avec vous.

Alors, naturellement, c’est souvent le premier indice sur lequel les gens vont s’appuyer pour se faire un avis sur vous. D’ailleurs, c’est vrai même quand vous évoluez dans un milieu professionnel où le dress code est plutôt cool ! J’ai déjà entendu des discussions du type : « Tu as vu, X est venue au travail en mules, on met ça pour aller à la plage le week-end, pas pour venir au travail ! » ou encore « Y s’est pointé en short alors que le client Banque Tartempion venait dans les bureaux ce jour-là ».

Gardez en tête que dans le monde du travail, « tout peut arriver » : vous pouvez avoir un client qui vous rend une visite surprise, croiser le « big boss » à qui vous avez envie de faire bonne impression… Je vous conseille donc de garder une apparence soignée, adaptée à l’entreprise dans laquelle vous évoluez.

Apparence vestimentaire au travail

10. Ayez une éthique irréprochable

Se mettre en valeur professionnellement, c’est montrer de l’honnêteté, tant dans vos actes que dans vos paroles. Rien de pire pour se faire détester que les célèbres « coups de p**e » dont certains sont adeptes.

Dire « blanc » face à la personne et « noir » dans son dos, faire de petites fourberies comme « oublier » d’inclure quelqu’un dans une discussion importante avant de reprocher à la personne de ne pas y participer… Dissimuler des informations, agir dans son propre intérêt en occultant celui des autres, ne tenir compte que de votre propre avis, autant de comportements qui jettent une ombre sur vous.

11. Respectez vos engagements

Tout est dans le titre. On a une bonne image des gens qui respectent ce qu’ils s’engagent à faire. C’est vrai quand vous donnez une deadline, que vous promettez votre aide à quelqu’un, que vous faites miroitez la perspective d’une récompense, que vous avez un travail à fournir…

Apprenez à vous engager seulement sur les choses que vous savez pouvoir respecter (j’y reviens un peu plus tard, mais savoir dire non est une qualité indispensable dans bien des cas !). Et si vous anticipez que vous n’allez pas pouvoir tenir parole à cause d’un imprévu, prévenez aussi tôt que possible, votre entourage professionnel en sera reconnaissant.

12. Soulignez ce qui s’est bien passé

Sachez glisser des allusions régulières au bon travail que vous réalisez. C’est beaucoup plus efficace que de se vanter « bruyamment » sur un accomplissement majeur.

Mentionnez quand quelqu’un vous fait part de sa satisfaction. Utilisez des verbes d’action et des termes qui quantifient les actions en question, de manière à donner un côté objectif à vos propos.

Par exemple, « nous avions budgété X euros pour ce projet, j’ai finalement pu le réaliser plus vite que prévu ce qui nous permet d’économiser X euros », « on a pu lancer le projet Z avec X jours d’avance », « on a augmenté les ventes de X% par rapport à la même saison l’an dernier ».

Glisser ce genre de petit constat de temps en temps permettra de donner une bonne image de vous et de votre implication au travail, sans pour autant que vous passiez pour le prétentieux de service !

13. Donnez l’exemple

N’imposez pas aux autres ce que vous n’êtes pas capable de respecter vous-même… surtout si vous avez un rôle de management ;) C’est le meilleur moyen de passer pour un donneur de leçons, ce qui n’est pas très compatible avec le fait de se mettre en valeur au travail.

C’est une absurdité que l’on voit beaucoup suite à la pandémie de Covid, avec certaines personnes qui imposent à leurs équipes de revenir en présentiel tout en restant elles-mêmes beaucoup en télétravail « pour se concentrer ».

Au travail

14. Tempérez les réactions trop émotionnelles

On a tous nos propres sensibilités… et parfois, il y a des sujets qui, instinctivement, éveillent des réactions très émotionnelles. Quelqu’un qui vous a brusqué par ses paroles, un client trop exigeant alors que vous êtes débordé, un coup de fatigue qui vous rend plus vulnérable.

Essayez, même si ce n’est pas toujours évident, de prendre un peu de recul avant de réagir ou de répondre. Laissez passer la journée (ou la nuit) avant de répondre à un mail, allez prendre un café ou marcher 5 minutes… L’idée est de laisser le temps à la réaction « sanguine », instinctive, de passer… pour réagir de manière plus rationnelle.

Ca évite les réactions ou les propos à chaud que l’on regrette ensuite !

15. Apprenez à dire non, parfois

C’est un sujet tellement important que j’ai consacré un article entier au fait de savoir dire non ! Contrairement à ce que l’on peut penser, on n’est pas plus respecté en disant oui à tout, au contraire !

Poser des limites est parfois nécessaire à l’établissement d’un rapport fondé sur le respect : dire non vous permet parfois de préserver votre équilibre, vos finances, votre crédibilité… plutôt que de vous tuer à la tâche, avec des délais irréalistes, une rémunération insuffisante, un projet que vous ne pourrez pas assumer sans y laisser des plumes.

16. Sachez vous arrêter… et le faire savoir

En France, il existe encore une (puissante) culture du présentéisme. Beaucoup de gens associent le fait d’être à son poste au fait d’être efficace. A l’inverse, dans d’autres pays, rester au bureau au-delà des heures normales de travail est perçu comme le signe d’un manque d’organisation.

Sachez en tout cas qu’être corvéable à merci n’est pas un bon moyen de se mettre en valeur professionnellement. Déjà, cela vous expose aux abus de certaines personnes toxiques. Ensuite, cela rejoint l’histoire de la gestion du temps : si votre temps est « illimité », quelle valeur a-t-il ?

Et évidemment, savoir couper avec son travail permet aussi de prendre du recul, de se ressourcer, de se nourrir le corps et l’esprit avec d’autres choses, d’autres horizons. Je côtoie régulièrement des gens qui ont beaucoup de responsabilités, ils ont tous cette capacité à dégager du temps pour d’autres activités que le travail : faire du sport, aller voir une expo, etc.

17. Réfléchissez à vos propres ambitions

Terminons cet article par une réflexion à mener sur vous-même. Pourquoi souhaitez-vous donner une bonne image de vous au travail ? Avez-vous une ambition particulière ? A quoi cela peut-il bien vous servir ?

Il y a des gens qui vont être heureux toute leur vie dans un job routinier, avec des horaires très cadrés qui permettent de rentrer chez soi à 18h. Des gens qui n’ont aucune envie de manager, de monter leur boîte, de grimper dans la hiérarchie. Et d’autres personnes qui vont donner l’impression de ne jamais être rassasiées : elles veulent acquérir plus de compétences, avoir un rôle d’encadrement, gagner plus, diriger, être reconnues, quitte à ne pas compter leurs heures.

Même si notre culture valorise l’ambition dans une carrière, je trouve pour ma part que le plus important est que VOUS soyez en phase avec vous-même. Certains vont chercher à se mettre en valeur pour obtenir une augmentation ou pour monter en grade. D’autres simplement pour « ne pas être embêtés ».

Prenez le temps d’avoir cette connaissance de vous-même et de vos aspirations professionnelles… car c’est un excellent garde-fou dans le monde du travail, pour éviter de se perdre dans des expériences et des attitudes qui ne vous correspondent pas !


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2 commentaires sur “Comment se mettre en valeur professionnellement ?

  • Dieu Merci

    Sincèrement, c’est un article à lire, à lire et à relire. C’est vraiment une richesse disons lumière et remèdes. Et d’autre part pour être de bon cadré c’est a recommandé. Et sincèrement du fond de coeur ça mérite d’avoir un blog, c’est sont de très bons conseils, Je ne cessai d’être émerveillé en lisant, c’est un article a bcp de qualité et même un psy pour tout ceux qui font une profession quelconque et je ne peut cacher ma satisfaction

    Répondre à Dieu


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