Un bon rédacteur web est-il un grand fainéant ?


« Je suis un grand flemmard ». C’est par cette phrase inattendue qu’un ponte du content marketing m’a un jour présenté son travail. Drôle de manière de raconter son métier !

Si vous bloguez, en amateur ou dans un cadre professionnel, vous savez sûrement à quel point c’est une activité qui demande du temps. Écrire un article exige souvent plusieurs heures, sans compter la promotion de ce contenu, les illustrations, la relecture et j’en passe ! Alors, la rédaction web peut-elle vraiment être une activité de fainéant et que voulait dire par là mon interlocuteur ?

Un hamac sur une plage

Le rédacteur web, au cœur d’un web qui bouge

Le métier de rédacteur web a plus ou moins émergé avec l’évolution des moteurs de recherche et la course à l’audience qui l’accompagne. Les entreprises ont tout doucement commencé à comprendre que pour se distinguer des autres, il fallait sortir des formats vus et revus. Oublier l’idée « d’écrire pour Google », de publier à la pelle des articles de piètre qualité calibrés sur un nombre de mots pré-établi… sans pour autant négliger les règles élémentaires pour qu’un contenu soit compris par les moteurs de recherche.

Il ne s’agit plus « d’être sur le web » mais d’émerger de la masse de sites existants.

Ne plus écrire « comme avant »

Pendant de nombreuses années, les professionnels ont écrit des textes (ou recopié ceux des voisins) de 250-300 mots parce que « c’était la quantité de texte minimum nécessaire à Google ». Jusqu’au jour où on a commencé à se dire que le web arrivait à saturation. On cherchait une information, on trouvait aussitôt des centaines d’articles qui en parlaient. Allait-on encore pouvoir se distinguer en écrivant comme avant ?

On s’est rendu compte que désormais, pour construire sa notoriété sur le web, il fallait un contenu différent.

  • Plus qualitatif – Des textes ayant un vrai ton, un vrai style, pour sortir des quelques lignes bourrées de mots clés et postées à la va-vite.
  • Mieux documenté – Écrire un article de 300 mots sur un coin de table, c’est bien… mais quand on en trouve déjà 2000 presque identiques ailleurs, est-ce utile ? Sans doute pas. Un article nourri par des chiffres, des exemples concrets, une réflexion originale ou des explications claires devient alors un véritable atout pour se différencier.
  • Plus long – Ce n’est pas un hasard si les contenus les mieux positionnés sur Google sont en majorité des contenus longs, excédant 1800 mots. Un article plus long permet souvent d’approfondir davantage une thématique et d’apporter une valeur ajoutée plus grande.

On a vu apparaître des métiers comme celui de « content manager » : son rôle est de définir une stratégie pour qu’un site se développe grâce à ses contenus et gagne ainsi en notoriété et en visibilité, puis de produire les contenus en question, notamment grâce à sa maîtrise de la rédaction web. Ça peut aller de l’article de blog au livre blanc de plusieurs dizaines de pages. Toutes les entreprises n’en sont pas encore à ce stade de leur réflexion mais l’idée fait son chemin…

A une époque, on parlait sans cesse de « transformation digitale », ce moment où l’on doit transformer une activité historiquement hors ligne pour l’adapter au web. Et aujourd’hui, nous sommes en pleine « transformation éditoriale », un moment où l’on doit réfléchir à la façon de « raconter sa marque » dans un environnement aux frontières ouvertes.

Chez les blogueurs, même combat

La blogosphère d’aujourd’hui est-elle comparable à celle d’il y a dix ans ? Rien n’est moins sûr. Claire, que j’ai interviewée sur le blog, disait : « Le ticket d’entrée est devenu plus cher : avant, on ouvrait un blog facilement et gratuitement et aujourd’hui je vois beaucoup de blogs qui se lancent avec un logo pro, un thème premium, voire des plugins payants ».

Car les blogueurs sont en proie à la même réalité : il existe des milliers de blogs, comment émerger sur des sujets qui semblent tous avoir été abordés quelque part ?

La recherche de qualité que l’on trouve sur les blogs actuels est sans doute très liée à cette question. Pourquoi les blogueurs s’intéresseraient-ils au référencement, au webdesign, à la technique ou à la photo, si ce n’était pour ciseler un univers plus qualitatif et personnalisé ?

Le rédacteur web, un fainéant ?

Mais alors, si la rédaction web est un tel enjeu, pourquoi laisser entendre que c’est un métier de fainéant ?

Le rédacteur s’efface devant l’expertise d’un autre

Voilà donc ce que voulait dire mon interlocuteur ! La rédaction web exige souvent beaucoup d’humilité. On entre dans un univers à pas feutrés, on s’en approprie les valeurs et les codes… mais on n’a pas la même expertise qu’une personne dont c’est le métier à temps plein et à part entière.

C’est aussi vrai pour beaucoup de blogueurs : on peut bloguer sur la photo sans être photographe, sur les voyages sans travailler dans le tourisme, sur le maquillage sans être maquilleuse…

Il y a des gens qui ont un savoir mais ne savent pas l’exprimer… et des gens qui n’ont pas le même savoir mais savent rédiger.

Le rédacteur web lit beaucoup. Il va parfois interroger des experts. Il est capable, à partir de toute cette documentation patiemment glanée, de produire une réflexion originale. Son talent est celui de rendre intelligible un sujet parfois complexe. Bien sûr, avec le temps, on peut soi-même devenir spécialiste d’un sujet parce qu’il nous passionne… mais on garde cette faculté à rédiger sur – presque – n’importe quoi.

J’ai écrit des articles qui sont parus dans la presse informatique spécialisée sous un autre nom. Celui d’un dirigeant d’entreprise, d’un directeur technique ou d’un RSSI (« responsable de la sécurité des systèmes d’information »)… J’étais donc « crédible dans mes explications ». Mais pour autant, je ne peux pas prétendre avoir leur expertise.

Et si l’on a, comme mon interlocuteur, un goût pour l’ironie, on appelle ça de la fainéantise !

Le rédacteur, un expert malgré tout

« L’écriture comme métier, je n’y crois pas trop », disais-je récemment à C., mon mentor préféré, avec un certain fatalisme. « Il y a plein de gens qui savent écrire, comment veux-tu prouver que tu peux faire mieux et que ce travail a une valeur ? Tiens, regarde Jennifer, qui travaille au marketing de la société Machin, elle écrit super bien ».

C. m’a répondu : « Oui, elle écrit super bien des Power Point ». #lafranchise

J’ai ri. Sans se démonter, il a poursuivi : « Est-ce que tu penses qu’elle aimerait passer sa journée à écrire des articles ? » « Elle saurait faire, en tout cas ». « Oui, mais ce qu’elle aime, c’est le marketing ».

Beaucoup de gens écrivent correctement, en particulier dans ces métiers comme la communication et le marketing qui exigent un minimum de compétences en rédaction. Mais pour autant, ont-ils la passion nécessaire pour s’immerger pleinement dans un sujet ? Pour se l’approprier avec le même enthousiasme que si c’était leur propre métier ? Pour allier créativité et sujets-pas-toujours-très-funky-au-premier-abord ? Pour proposer une réflexion originale ?

Regardez le blogging : combien de gens ont des passions dévorantes qu’ils pourraient partager sur un blog ? Parmi vos amis, il y a sans doute plein de gens qui ont une passion. Mais combien décident d’en faire le sujet d’un blog ? Ça reste minoritaire. Bien des gens savent écrire, mais la rédaction web va au-delà : il y a la dimension de plaisir, de curiosité, l’envie de partager et d’adapter son ton pour être compris. Il y a le souhait de servir un objectif plus grand que soi : être utile à d’autres personnes.

Cette envie, je pense que tout le monde ne l’a pas. C’est pour ça que tout le monde ne peut pas être rédacteur web, même quand on écrit correctement. Et c’est sans doute pour ça que tout le monde ne peut pas être blogueur, même quand on est passionné.

Selon vous, n’importe qui peut-il être un bon rédacteur ?
Thèmes : Content marketing 

Poster un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

19 commentaires sur “Un bon rédacteur web est-il un grand fainéant ?

  • Matthieu

    Salut,
    Super intéressant comme article. C’est une réflexion que j’ai souvent, vu que je suis rédacteur web depuis 9 ans. Au fond, beaucoup de gens savent écrire correctement. Alors où est notre plus-value?

    Déjà, l’orthographe. Pouvoir écrire des pages et des pages sans fautes, bah c’est pas si facile que ça.

    Ensuite, savoir écrire avec une bonne syntaxe, sans répéter les tics de language et les expressions archi-répétées à longueur de paragraphe, c’est une bonne base.

    S’intéresser vraiment à ses sujets. C’est pas toujours facile sur des missions courtes, où on doit sortir deux textes et que tarif est pas énorme du coup. La culture générale, ça joue beaucoup. Sans se la jouer omniscient, avoir des notions sur des sujets variés, c’est utile. Ça permet de combler ses zones d’ignorance plus rapidement. Et puis savoir refuser une mission quand on sent que le sujet est vraiment éloigné de ses connaissances, c’est bien, aussi.

    C’est clair que ce sont des compétences très « généralistes » et que tout le monde peut y avoir accès, en travaillant un peu chaque jour. Ça s’acquiert. Mais ce qui permet de durer, je pense, c’est qu’il faut pouvoir faire tout ça en y éprouvant du plaisir. Pour pleins de pros du marketing, rien que la pensée de devoir écrire 800 mots, c’est la corvée. Ça fait penser aux « rédaction », en français, quand on était au collège. Si c’est un plaisir, alors il n’y a aucun souci.

    Répondre à Matthieu
    • Marlène

      Je te rejoins sur beaucoup de points… et selon moi, le métier de rédacteur web est aussi amené à évoluer. Le « contenu SEO » tel qu’il était rédigé il y a quelques années n’a plus rien à voir avec ce que font beaucoup de rédacteurs web aujourd’hui. On s’oriente souvent vers des formats qualitatifs (ebooks, livres blancs, interviews, infographies commentées, dossiers approfondis, cas clients).

      D’autre part, le rédacteur web doit de plus en plus souvent aller au-delà de la rédaction pure (savoir décliner son article en statuts pour les réseaux sociaux, savoir effectuer un audit éditorial d’un site, maîtriser des notions comme les cocons sémantiques, se former au marketing automation, etc.).

      Répondre à Marlène
  • Destiny

    je ne me considère pas comme un fainéant car étant rédacteur pour le web, je passe beaucoup des heures sur un seul et même article parce que je tiens à proposer à mes clients un texte de qualité qui apporte une vraie valeur ajoutée au lecteur. Mais il est vraie que c’est un travail qui desfois nous donne de paresser un peu dans la mesure où on choisit nos heures de travail et qu’il arrive très souvent de remettre à plus tard la rédaction d’un article du moment que le délai de livraison est respecté ;o)

    Répondre à Destiny
  • MVVac

    La preuve par l’exemple !
    Bon rédacteur ou pas, vos lecteurs sont les seuls juges.
    Vous venez de refuser mon offre sans la moindre explication…
    Fainéant pour rédiger ou fainéant pour expliquer, c’est bonnet blanc et blanc bonnet…
    Bonne continuation tout de même ;)

    Répondre à MVVac
    • Marlène

      Bonjour, je vous trouve bien culotté(e) de me reprocher une soi-disant « fainéantise » parce que je refuse votre proposition d’article sponsorisé. J’ai un planning professionnel très chargé en ce moment. Je tiens ce blog sur le peu de temps libre dont je dispose et il se trouve qu’il a un certain succès, je ne m’en plains pas mais avec plus de 90 000 visites le mois passé, le volume de sollicitations est conséquent. Vous ne m’avez pas contactée directement mais en passant par un site qui permet de refuser une proposition avec un message poli et standard, ce que j’ai fait dans un souci de simplicité puisque la possibilité m’était offerte.

      Si vous voulez une explication, la voici : compte tenu du trafic du blog, de vos exigences qui incluent l’insertion de 3 liens dans un même article dont 2 liens vers un site qui a un domain authority de 1 (et qui y gagne donc beaucoup plus dans l’échange que ce que je gagne)… et du fait que la rédaction d’un article de qualité me demande en moyenne 3 heures de travail, un tarif qui me laisse 20€ dans la poche après déduction des charges est bien trop bas et dans ce cas, je préfère garder ma liberté éditoriale plutôt que de publier un article sponsorisé pour 20€. Bonne fin de semaine…

      Répondre à Marlène
  • Bernieshoot

    Question rhétorique je pense,
    la technique de rédaction est une chose, avoir une plume en est une autre et pour moi un bon rédacteur est celui qui a une plume qui permet de l’identifier sans qu’il signe.

    Répondre à Bernieshoot
    • Marlène

      Pas facile d’atteindre ce stade ! J’ai déjà écrit des articles qui sont parus dans des médias renommés sous le nom d’une autre personne, je ne sais pas du tout si on peut malgré tout y reconnaître ma « plume ». C’est une pratique fréquente dans le monde de la rédaction web, ça mériterait un article à part entière d’ailleurs :)

      Répondre à Marlène
  • Toute Ouïe

    Il faut une certaine force d’adaptation, surtout un rédacteur en agence devra sans doute écrire sur plein de sujets différents selon les clients. C’était mon cas quand je travaillais en Angleterre. J’ai du écrire sur le ski, la déco intérieure, la mode capillaire, les paris en ligne et j’en passe. Autant dire que je ne connaissais pas forcément tous les thèmes que j’ai du m’approprier pour ne pas dire de conneries non plus. C’est un aspect passionnant de ce travail aussi: découvrir des choses qu’on n’aurait pas creusé forcément…

    Répondre à Toute
    • Marlène

      Oui, c’est l’un des aspects que j’apprécie… même si pour ma part, je trouve que l’on est bien meilleur quand on se spécialise sur certains sujets !

      Répondre à Marlène
  • Alexandra

    J’aime écrire et c’est ce qui m’a motivé à ouvrir mon blog. Mais j’ai la sensation qu’aujourd’hui, les lecteurs sont plus à la recherche de belles images que de contenus intéressants. Je ne désespère pas, je souhaite faire entendre ma voix, en me disant que ça intéressera bien quelqu’un…
    Pour répondre à la question, je pense que tout s’apprend avec de la bonne volonté et donc que oui, n’importe qui peut devenir un bon rédacteur s’il s’en donne les moyens !

    Répondre à Alexandra
    • Marlène

      C’est la réflexion que j’entendais tout le temps à mes débuts « Les gens ne lisent pas les textes longs, tu vas te planter avec tes articles de 1200 mots ». Avec le recul, je pense qu’il y a un public pour les articles longs et que ce n’est en rien un frein :)

      Répondre à Marlène
  • Mayou

    Coucou! Je pense que c’est vraiment difficile d’être un bon rédacteur mais je pense aussi que quand on a envie de partager ce qu’on aime et le désir d’apprendre à rédiger, c’est possible de devenir un rédacteur correcte. J’ai beaucoup évolué depuis mes débuts (qui ne sont pas si loin!! Ah ah)

    Répondre à Mayou
    • Marlène

      Hello ! Alors, déjà, je précise que je fais référence dans cet article à la rédaction web et pas juste au fait d’écrire :) Comme je le disais à Stéphanie, je trouve pour ma part qu’on peut apprendre le côté « technique » de la rédaction web : savoir choisir des mots clés pour le référencement, les chercher, mettre les bonnes balises au bon endroit, etc. En revanche, il est plus difficile d’apprendre le côté plus « intuitif » de l’exercice : savoir définir une stratégie de mots clés globale, être créatif même quand pas certains mots sont « imposés » par les besoins du référencement, etc.

      Répondre à Marlène
  • tania

    Non je ne pense pas que tout le monde pt être un bon rédacteur. Je trouve même que ce n est pas donner à tout le monde. On peut être maladroit et ne pas avoir le bon ton. Avoir des informations pertinentes et ne pas savoir les partager. J admire ceux qui ont style fluide. J espère aussi un jour l obtenir

    Répondre à tania
    • Marlène

      Je pense qu’on gagne beaucoup en fluidité à force d’écrire. Les mots viennent plus facilement et si on prend la peine de se relire régulièrement, on prend conscience des erreurs que l’on doit régulièrement corriger, c’est selon moi une bonne façon de s’améliorer :)

      Répondre à Marlène
  • Stephanie

    « Selon vous, n’importe qui peut-il être un bon rédacteur ? »

    Non, mais je pense qu’on peut le devenir ! Je pense qu’il faut en avoir l’envie, en premier. Parce que si on n’a pas envie de faire telle ou telle chose, on le fait mal ; selon moi, on fait bien les choses quand on a vraiment envie de les faire.

    Après, certaines personnes ont un « don » ou un « talent » particulier (parlons ici de la rédaction web) : ce sera donc plus facile pour eux de se lancer. Mais qui a dit qu’on ne pouvait pas apprendre si on n’avait pas vraiment envie ? J’ai aidé quelques personnes à se lancer dans l’anglais (je ne suis pas prof, juste passionnée par cette langue) et nos deux envies combinées (la passion de transmettre, et l’envie d’apprendre en face) ont fait que ma copine, nulle de chez nulle, réussi maintenant à s’exprimer correctement (avec un délicieux accent frenchy soooooooo cute!)

    Bref, là où je veux en venir, c’est que même si quelqu’un n’écrit pas du feu de dieu, s’il a envie d’apprendre, de s’exercer, d’y arriver, s’il écrit régulièrement (sur un blog ou sur un journal), s’il s’informe, s’il se forme… il peut y arriver :)

    En revanche, si la collègue au service marketing adore son métier de marketeuse mais n’a pas forcément envie de le partager sur un blog perso ou sur le site de l’entreprise, je pense que cela se ressentira dans ses articles : personnellement, je lis beaucoup de blogs, j’adore ça, et je suis parfois tombée, en passant d’un blog à un autre, sur des articles où on sent que la personne s’est forcée à écrire, et forcément ça ne rend pas bien …

    Répondre à Stephanie
    • Marlène

      Merci de ton commentaire et de ton témoignage ! Je pense aussi que la motivation a de grands pouvoirs quand il s’agit d’apprendre de nouvelles choses. Il suffit de voir la capacité de certains ados à retenir des paroles de chansons tout en étant soi-disant « nuls en anglais » :)

      En revanche, j’ai plus de doutes quant à la capacité à acquérir un style d’écriture quand on ne l’a pas au départ. La rédaction web reste un univers assez cadré. Quand je rédige pour une grande marque par exemple, tout est ultra cadré : des mots clés sont définis au préalable après moult allers-retours de validation, de discussion, de choix stratégiques, d’études concurrentielles. Il faut prendre en compte le ton de la marque et parfois même le ton de chaque produit qu’elle vend. Je sais que dans tel article, je vais devoir insérer X mots clés. Il faut savoir, malgré tout, trouver un espace de créativité dans l’exercice pour que ça ne se voie pas et que le texte soit aussi intéressant à lire que s’il avait été écrit « spontanément ».

      Et justement, l’un des éléments importants est cette capacité à « faire semblant » d’avoir un intérêt de dingue pour un sujet qui, parfois, ne t’intéresse pas du tout :) Si on ne le fait pas, les textes ont l’air d’être écrits pour Google et pas pour des visiteurs humains !

      Répondre à Marlène
  • So

    Hello,

    Suite à une mise à jour Outlook, ta newsletter a atterri dans mes spams mais j’ai réglé le souci.

    Je te rejoins à 100% quand tu dis que certaines personnes ont un savoir sans pouvoir correctement l’exprimer, tandis que d’autres savent rédiger sans avoir le savoir.

    Pour moi, c’est un peu comme le métier de prof ou de formateur: posséder un savoir ne signifie pas pour autant que tu vas être capable de bien le transmettre.

    À mon sens, être un bon rédacteur n’est pas à la portée de tous. Être doté de qualités rédactionnelles ou avoir un talent pour l’écriture et mettre en valeur un contenu afin qu’il plaise au plus grand nombre sont 2 choses différentes.

    Répondre à So
    • Marlène

      Très bonne comparaison, celle de l’enseignement :) D’autant que l’écriture est aussi une façon de transmettre (des connaissances, des idées, etc).

      Répondre à Marlène
Si vous aimez les articles du site, n'hésitez pas à faire vos achats sur Amazon.fr via ce lien ; il me permettra de toucher une commission grâce au programme Partenaires Amazon EU.