Les blogueurs (amateurs) vont-ils trop loin avec le référencement ?


Aujourd’hui, de plus en plus de blogueurs se posent la question du référencement. Sans forcément avoir une expertise sur le sujet, vous en entendez parler, vous lisez çà-et-là qu’il faut « faire du SEO », « optimiser son référencement »…

Pendant ce temps, d’autres blogueurs s’insurgent : le référencement n’est-il pas en train de briser la spontanéité du blogging ? Pousse-t-il les gens à écrire des articles sans âme ayant pour seul but de gonfler leur trafic ?

L’urgence de faire du SEO

Il y a quelques mois, je me promenais sur un groupe Facebook consacré aux blogueurs lorsque je suis tombée sur ce commentaire (j’espère que l’auteur ne m’en voudra pas de le partager si elle se reconnaît !) :

Le commentaire d'une blogueuse sur le SEO
Le commentaire d’une blogueuse sur le SEO

C’est un message qui m’a profondément interpellée… parce qu’il mélange des notions qui ne correspondent pas du tout au même niveau d’expertise. La blogueuse explique qu’elle a découvert l’optimisation des balises h1, h2 (qui fait partie des « bases » du SEO), puis elle évoque le cocon sémantique, une notion que même certains professionnels ont beaucoup de mal à utiliser à bon escient.

C’est un peu comme si une personne vous disait : « Bon, j’ai appris la table de multiplication par 2… mais je me demande pourquoi le logarithme népérien est une bijection de ]0, +∞[ dans ℝ ».

Le référencement pour tous ?

Le commentaire de cette blogueuse révèle d’abord qu’aujourd’hui, beaucoup de blogueurs amateurs ont conscience que le référencement peut être un levier pour gagner de la visibilité. On ne sait pas forcément comment ça marche mais on pressent l’importance que ça peut avoir pour sortir de la masse des blogueurs anonymes et gagner du trafic.

Il y a de plus en plus de blogs, de plus en plus de qualité… et de plus en plus de gens possèdent une expertise du digital qui dépasse de très loin celle qui existait il y a une dizaine d’années par exemple. Alors forcément, les nouveaux blogueurs se sentent parfois à la traîne par rapport à ces blogs esthétiques et bien écrits, face à ces success stories de trafic faramineux. Ils sentent qu’ils doivent faire quelque chose pour sortir du lot. Le référencement serait-il la baguette magique providentielle ? Risque-t-il au contraire de pousser certains à mettre la barre beaucoup trop haut ?

Une réalité : le SEO, c’est compliqué

Le problème, c’est que le référencement n’a rien de simple. Il n’existe pas de mode d’emploi unique qu’on pourrait appliquer à tous les sites de manière mécanique. Pas étonnant que ce soit déroutant pour des gens dont ce n’est pas le métier !

Optimiser son référencement passe par des fondamentaux, des « bases »… mais aussi par une foule d’éléments qui varient d’un site à l’autre et d’un blogueur à l’autre : les sujets que vous traitez, la concurrence sur votre thématique, votre aisance en rédaction web, le thème que vous avez choisi pour votre blog, la vitesse de votre hébergeur, autant de paramètres qui peuvent influer sur votre référencement.

Vous faites sans doute déjà du SEO sans même en avoir conscience : quand vous cherchez comment créer un menu parce que vous avez l’intuition que ça aidera vos visiteurs à accéder aux informations, vous faites du SEO. Quand vous cherchez à avoir un site facile à consulter sur les smartphones, vous faites aussi du SEO.

Pour vous donner une idée, on passe souvent entre 1 et 3 semaines à auditer un site… Juste pour identifier les problèmes. Alors c’est difficile de répondre succinctement quand un blogueur demande « Je dois faire quoi pour améliorer mon référencement ».

Le référencement, incontournable mais difficile d'accès ?
Le référencement, incontournable mais difficile d’accès ?

Apprendre le référencement, un sacré défi

Encore aujourd’hui, le référencement s’apprend très largement sur le tas, par l’expérience. Les étudiants en alternance ou les stagiaires avec qui je travaille ont parfois eu un module de cours sur le SEO pour comprendre les bases… mais en étant réaliste, on apprend surtout en travaillant sur des sites.

Alors l’apprentissage est souvent déstructuré : en fonction de votre curiosité, des expériences que vous tentez avec plus ou moins de succès, vous allez progresser (ou pas). C’est parfois en faisant de grosses boulettes que vous allez apprendre : par exemple, vous changez de nom de blog et vous perdez tout votre trafic… ce qui vous fait découvrir la notion de redirection !

Et c’est à cause de cet apprentissage déstructuré que certains blogueurs se retrouvent à parler dans une même phrase de balises h1 (niveau débutant) et de cocon sémantique (préoccupation de professionnel).

Au fond, la curiosité est positive à condition de rester lucide sur son niveau de connaissances. J’avais poussé un petit coup de gueule il y a quelques années au sujet des blogueurs amateurs qui se mettaient à donner des conseils SEO parfaitement mauvais. Mais je trouve que ça cache un débat plus profond : quelle place donner au référencement quand on tient un blog ?

Bien maîtrisé, le SEO peut être une source de trafic énorme. Google peut devenir une formidable porte d’entrée sur vos contenus. Mais ça ne doit pas faire oublier certaines choses…

Le contenu qu’on ne produit pas pour le SEO

En SEO, on cherche à répondre à la requête d’un internaute : un besoin d’informations, une question… Mais il y a des contenus qui ont une finalité beaucoup plus émotionnelle. Une simple image peut être partagée des milliers de fois en tant que telle, juste parce qu’elle fait réagir les gens.

Par définition, le référencement consiste à vouloir s’approprier une part du gâteau que représente la première page de Google (et, idéalement, les trois premières positions de Google). C’est un gâteau très convoité et pour pouvoir en couper une (grosse) part, il faut généralement une vraie réflexion sur sa manière d’écrire par exemple. On ne va pas écrire n’importe quoi, n’importe comment, avec n’importe quels termes…

Tout le monde se met à chercher des mots-clés, à analyser le site des voisins pour « savoir comment ils ont fait pour être devant »… et c’est aussi comme ça qu’on se retrouve avec 1000 titres d’articles identiques sur un sujet donné.

Peut-on vraiment construire sa singularité par ce biais ? Est-ce que l’originalité, ce qui va rendre un site mémorable, ne passe pas par autre chose ? Est-ce qu’un lecteur s’abonne à un blog parce que celui-ci a utilisé le mot-clé qui va bien à l’endroit qui va bien ? Je ne pense pas. Le lecteur s’abonne parce qu’il a trouvé un sens du service, une bienveillance, de l’humour ou un sentiment de fiabilité… Des facteurs humains, en somme.

L'écriture ne se résume pas à faire du SEO
L’écriture ne se résume pas à faire du SEO

Ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier

Parmi les blogs que je gère sur mon temps libre, certains ont jusqu’à 91% de leur trafic qui dépend du référencement. C’est comme ça… peut-être parce que j’aime le SEO. Mais si j’étais une entreprise, je verrais ça d’un très mauvais œil.

Google est un ami infidèle. Du jour au lendemain, vous pouvez perdre des positions sur un article qui vous apportait beaucoup de trafic, vous pouvez être doublé par un concurrent… Que se passe-t-il si tout votre trafic dépend du référencement ? Eh bien vous vous écroulez et si vous êtes une entreprise, vous mettez la clé sous la porte.

Ne négligez pas les autres sources de trafic : les réseaux sociaux, le bouche-à-oreille, le paid search si vous êtes un professionnel…

Le SEO prend du temps

Le référencement produit rarement des résultats immédiats. La plupart des actions mettent quelques mois à avoir un véritable effet.

Il y a des situations où le temps est précieux et où d’autres sources de trafic peuvent se révéler plus intéressantes : par exemple, un professionnel a tout intérêt à faire une campagne Adwords quand il se lance, pour avoir du business rapidement en attendant de produire des contenus et de toucher des visiteurs via le référencement naturel.

Un blogueur amateur a tout intérêt à rejoindre des groupes Facebook sur sa thématique ou une communauté de blogueurs comme Hellocoton pour « sortir de sa bulle » et ne pas se décourager pendant la phase de lancement où il a peu de trafic…

Ecrire un bon contenu SEO ne s’improvise pas

Un contenu « efficace en référencement » n’est pas un contenu écrit pour Google mais une alliance subtile entre le choix du bon sujet, l’angle avec lequel on le traite, la façon même de s’exprimer, les liens que l’on crée vers l’article, sa place au sein du site…

C’est écrire avec une contrainte (les fameux mots-clés !) tout en ayant en tête le lecteur. C’est se projeter dans les attentes de celui-ci tout en gardant sa créativité. Ce n’est pas une démarche naturelle et spontanée. Ça peut le devenir avec l’expérience et la pratique mais pour la plupart des gens, ce n’est pas du tout une écriture intuitive.

Se forcer à écrire comme un rédacteur web peut devenir, pour un blogueur amateur, le synonyme d’une gigantesque perte de plaisir.

Ne négligez pas les bonnes vieilles méthodes de promotion

Je ne compte plus le nombre de collègues et de connaissances qui m’ont demandé l’adresse de mon blog, jusqu’au chauffeur de taxi qui m’emmenait en week-end à Etretat !

Faire du SEO ne doit jamais vous faire oublier qu’on peut se faire connaître autrement. Bien sûr, l’impact ne sera pas le même que lorsque Google vous envoie nuit et jour, 365 jours par an, des lecteurs curieux de vous lire. Mais il y a, encore aujourd’hui, des professionnels dont le site web ne leur sert qu’à « avoir pignon sur rue » et qui trouvent leurs clients par le bouche-à-oreille, par le démarchage « à l’ancienne ».

Je ne vous dirai jamais que le référencement ne sert à rien… car ce serait mentir. En revanche, ça reste UN levier de trafic parmi d’autres.

Prenons un site qui a un énorme succès : Amazon. Je suis cliente depuis plus de 10 ans… mais si vous me demandez « pourquoi Amazon ? », je ne vous répondrai jamais « Parce qu’ils mettent plein de mots-clés sur leurs pages et qu’ils ont de TROP belles balises title ».

Je suis cliente d’Amazon parce qu’il y a du choix, que le service client est top quand on rencontre un problème, que les prix sont avantageux, que je peux faire des wishlists interminables et les partager avec mes proches… et tout ça, ce n’est pas du SEO.

Je tenais à ouvrir ce débat… et si vous avez lu jusqu’au bout, je suis très curieuse de savoir quelle place vous accordez au référencement. Est-ce que vous vous sentez prisonnier de cette « course aux premières places de Google » ? Est-ce que vous avez l’impression que ça vous empêche d’écrire comme vous aimeriez le faire ?


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61 commentaires sur “Les blogueurs (amateurs) vont-ils trop loin avec le référencement ?

  • Lucy

    Bonjour,
    J’ai lu votre article.
    Moi aussi j’aimerais commencer un blog.
    Pour le plaisir de partager et surtout pour créer quelque chose à moi mais après tout ce que je viens de lire j’ai un peu peur vu que je n’y connaît rien.

    Répondre à Lucy
    • Marlène

      Bonjour Lucy, beaucoup de gens « ne connaissent rien » quand ils se lancent… et quand on blogue pour le plaisir, on n’a pas de pression à apprendre « vite », on avance à son rythme. C’est précisément en ce sens que j’ai écrit cet article : il n’y a aucune obligation à se pencher sur des sujets complexes si on n’en ressent pas le besoin.

      Répondre à Marlène
  • Valérie

    Je suis tellement d’accord avec ton article ! Certaines personnes se font passer pour des experts du SEO en faisant croire que c’est LA solution miracle pour faire connaître son blog … C’est vraiment navrant de voir de pareilles choses. Personnellement, je fais une formation pour optimiser son contenu web où le SEO est abordé, et même si c’est une formation intéressante et professionnelle, jamais il ne me viendrait à l’esprit de me faire passer pour une experte dans ce domaine. Comme tu le dis si bien, c’est par l’expérience que l’on apprend les mécanismes du SEO. C’est tellement compliqué, et puis n’oublions pas qu’en plus l’informatique et internet sont des domaines qui évoluent si vite ..!

    Répondre à Valérie
    • Marlène

      Je trouve ça bien que des blogueuses débutantes partagent leur expérience, avec un regard critique sur ce qu’elles ont fait et qui a marché (ou pas), je crois que tout est dans la façon de présenter les choses : quand on le fait en disant « c’est mon expérience », ce n’est pas la même chose que de dire « c’est comme ça qu’on doit faire ».

      Répondre à Marlène
    • Valérie

      Je suis tout à fait d’accord avec toi Marlène pour le partage d’expérience, à partir du moment où c’est bien dit de cette manière ;) Le problème est plus au niveau des personnes qui se font passer pour des expertes alors qu’ils n’y connaissent pas grand-chose. Mais ce problème n’est pas exclusif au SEO, il y a d’autres domaines où c’est aussi le cas. En tout cas, j’ai adoré ton article :) Bonne soirée et à bientôt !

      Répondre à Valérie
  • Anaïs

    Hello et merci pour cet article. Je suis sur ton blog depuis une journée et j’avoue que ça fait beaucoup d’informations, d’un coup. Cet article me fait un peu déculpabiliser.

    Concernant « mon cas », j’ai un blog mode et lifestyle depuis 5 ans, je m’en suis occupée sans trop me soucier de l’aspect « référencement ». Il voguait avec moi, avec mes études et le temps que je pouvais lui consacrer, les statistiques étaient correctes (merci Hellocoton), sans être extraordinaires.

    Seulement depuis quelques temps je veux lui donner une vraie chance, le rendre clair pour mes lecteurs et pour Google. Pour voir s’il peut décoller et surtout, repartir sur des bases plus pros.

    J’ai cru comprendre que dans mon cas il fallait reprendre les vieux articles, les remettre à jour, trouver les liens expirés, faire le tri dans mes photos, dans mes plugins, faire du référencement « basiques » type : alltribut art / titre / meta description / mots clefs… Mais je patauge un peu… La quantité de boulot et d’informations me semblent énormes. Un conseil ?

    Répondre à Anaïs
    • Marlène

      Si tu n’utilises pas de plugin particulier, je te conseille de commencer par installer et paramétrer correctement Yoast SEO (tu peux t’aider du tutoriel que j’ai rédigé), il y a pas mal de choses à faire pour mettre en place les bons paramètres. Ensuite, tu peux justement t’attaquer à la rédaction des title/meta description en t’aidant du plugin. Comme tu dois avoir beaucoup d’articles, tu peux les prioriser en regardant ceux qui reçoivent le plus de trafic, avec un outil de statistiques.

      Répondre à Marlène
  • Vasilije

    Merci pour cet article très intéressant. Et surtout merci de rappeler que le SEO peut être efficace, mais que ça prends du temps, bcp de temps pour que les effets se fassent sentir.

    Je m’en suis rendu compte sur mon exemple perso, avec un blog crée en septembre 2017 et dont les premiers effets SEO commencent seulement à se faire sentir (quelques mots clés à arriver en 1ere page de google, traffic venant de google et bing – oui bing! – qui augmente …).

    ps: c’est tellement vrai que l’apprentissage du SEO est déstructuré, j’ai parfois l’impression d’y progresser au rythme des montagnes russes.

    Répondre à Vasilije
    • Marlène

      C’est un délai normal pour un nouveau blog, 4-5 mois :) Malheureusement beaucoup de gens s’imaginent que c’est quasi-immédiat ou ne font pas la différence entre « indexation » et « positionnement » : un site peut très bien apparaître sur Google (on dit alors qu’il est « indexé » par Google) et, pour autant, ne pas être bien « positionné » parce qu’il est encore jeune. L’indexation est rapide, le positionnement est généralement plus long… et c’est lui qui peut amener beaucoup de trafic quand on est haut placé dans les résultats de recherche sur un mot-clé populaire.

      Répondre à Marlène
  • yasmine D.

    J’aime beaucoup ton article. On se faisait la réflexion avec des blogueuses. Les peu de fois où j’ai essayé de travailler les mots-clés. Je me perdais dans mes écrits. Du coup j’essaie de structurer correctement. Mais je préfère me faire plaisir et du coup faire plaisir à mes lecteurs. Même si je n’ai pas des statistiques de dingue. Les commentaires compensent tout.

    Répondre à yasmine
    • Marlène

      Je crois que pour un amateur, c’est un équilibre à trouver entre « se faire plaisir » et « avoir assez de trafic pour que ce soit motivant ». Il est évident qu’un blogueur qui ne se sent pas lu, pas écouté, va avoir beaucoup de mal à puiser la motivation pour continuer… et, à l’inverse, un blogueur qui se force à écrire de telle ou telle manière va avoir tout autant de mal à renouer avec le plaisir de la spontanéité. On peut trouver un juste milieu et comme tu le dis, avoir des commentaires est en soi une source d’épanouissement à part entière ! Et on peut tout à fait avoir une communauté petite mais très impliquée :)

      Répondre à Marlène
    • yasmine D.

      Oh oui, au début c’était dur, peu de visites, pas de commentaires. Mon passage à WordPress plus l’investissement dans des groupes ont aidé. Et les commentaires m’ont encouragé à continuer.

      Répondre à yasmine
  • MILLA - La Galerie, Blog de Voyages

    Bon ben maintenant que l’as évoqué, va falloir nous faire un cours sur le « cocon sémantique » ! lol
    J’ai moi-même fait cet apprentissage de façon un peu anarchique, mais bon comme ce n’est qu’un hobby, je ne cherche pas forcement la performance (mais quand mon blog se classe n°1 sur certaines recherches, je suis quand même fière ;) )

    Répondre à MILLA
  • Angelique

    Merci beaucoup pour cet article, je débute au niveau blog et pour le moment je n’ai pas encore réfléchi à tout cet aspect référencement, je sens que ton blog va être une vraie mine d’infos!

    Répondre à Angelique
    • Marlène

      Il y a beaucoup d’infos à retenir quand on débute, ça me paraît plutôt normal de ne pas pouvoir s’attaquer à tous les sujets d’un coup :)

      Répondre à Marlène
  • leti

    En lisant ton post, je me rends compte que je suis vraiment au niveau débutant, mais ce n’est pas grave. L’important pour moi est d’écrire ce que j’ai envie et comme je le veux. C’est sûr que si je lis ( et comprend…car la majorité du temps je me perds très facilement ) quelque chose que je peux mettre en pratique sans contrainte…

    Répondre à leti
    • Marlène

      Tout le paradoxe des apprentissages en général, c’est que souvent il faut passer par une phase où la contrainte est forte pour qu’à terme la contrainte soit faible :) L’exemple-type, c’est l’apprentissage d’un instrument où tu dois passer par la phase de déchiffrage pénible pour, un jour, pouvoir jouer de nombreuses partitions sans effort. Bonne année à toi !

      Répondre à Marlène
  • Melgane

    Je ne me suis jamais vraiment intéressée au SEO (et je trouve ton article très intéressant parce qu’il montre que 1/ c’est pas si facile ; 2/ y’a pas que ça qui compte) parce que… bon déjà je ne veux pas devenir une pro, donc ça ne me serait peut-être pas si utile, et puis parce que aussi je ne pense pas que mon type d’articles fonctionnerait bien en SEO… je crois, et je pense que tu l’as abordé dans l’article, qu’il faut aussi voir quels lecteurs on veut. Est-ce qu’on veut (en caricaturant) des tas de lecteurs uniques mais qui ne reviennent jamais, qui lisent juste l’article qu’ils ont trouvé et repartent aussi sec, ou des lecteurs fidèles, qui s’abonnent aux newletter et compagnie ? Du coup, pour la deuxième catégorie, le SEO ne sert pas forcément…

    Répondre à Melgane
    • Marlène

      J’avais lu le témoignage d’une blogueuse qui disait justement que le gros de son trafic venait des réseaux sociaux. Évidemment c’est du déclaratif donc je ne sais pas dans quelle mesure c’est vrai mais si c’est le cas, ça montre qu’on peut construire sa visibilité à travers d’autres leviers.

      Ça me fait penser à un autre élément du débat… qui pour le coup donne l’avantage au SEO : c’est construire la visibilité de SON site (du moins quand on possède un nom de domaine). On dépend d’un tiers – Google – mais au final, on travaille pour une plateforme qui nous appartient… alors que sur les réseaux sociaux, on reste à la merci d’algorithmes qui peuvent décider du jour au lendemain de faire disparaître une page des flux des abonnés.

      Répondre à Marlène
    • Melgane

      D’où l’importance d’être partout à la fois et de ne pas compter sur un seul levier !

      Répondre à Melgane
    • Marlène

      En vrai c’est plus facile à dire qu’à faire ^^ Sur mon blog voyage, j’ai commencé à m’impliquer sur Facebook en lançant une page à la rentrée, je suis présente sur Insta aussi mais ça génère pour l’instant assez peu de trafic vers le blog, je pense qu’il faut y passer beauuuuucoup plus de temps que mon maigre investissement !

      Répondre à Marlène
  • Michael

    Hello !
    Merci pour ton article qui ouvre de grands et très larges débats !
    Et je pense que le SEO est un tout, un ensemble de choses et d’actions à mettre en place en toute logique pour apparaître comme le site référent sur un sujet donné.
    Alors oui, le triptyque technique, contenu, popularité auquel on a rajouté l’UX (et le fameux SXO) est une bonne base pour commencer mais avoir tous les points de Yoast au vert ou LA bonne balise title ou LA bonne structure Hn ou un super lien thématique et quali ne te garantit pas la première page !
    Pensez UX, pensez global, pensez présence sur les réseaux sociaux, pensez à notre ami Google qui doit continuer de s’efforcer à répondre à ses internautes de la meilleure manière pour rester le numéro 1 des moteurs de recherche…
    On ouvre le débat dans un prochain apéro SEO sur Marseille quand vous voulez !!

    Répondre à Michael
    • Marlène

      Je suis bien d’accord avec cette idée de vision globale… et je dirais même qu’elle va au-delà du web, en tout cas pour un professionnel. Car si on a un site absolument fantastique mais un centre d’appel qui ne sait pas transformer un devis rempli en ligne, on perd tout le bénéfice de ce qu’on fait sur le site :) Idem si on a un service client qui ne répond pas de manière assez réactive quand un internaute a une question/un problème sur le site.

      Répondre à Marlène
  • Fl3ur de lun3

    Je suis ton blog depuis quelques temps, mais toujours dans l’ombre. Et aujourd’hui, je me décide enfin à commenter.

    Je trouve ton article très intéressant. Il m’a permis de comprendre certaines choses et de confirmer mon ouverture. En fait, lorsque j’ai commencé à bloguer, je pensais : SEO, référencement, mots-clés, etc. Et depuis quelques mois, je me docalise avant tout sur l’écriture et le plaisir de partager. Si un article est un peu moins travaillé mais qu’il me reflète, alors tant pis s’il n’est pas classé sur google ou s’il ne plait pas à Hellocoton. Et ton article m’a démontré que quelque part, c’est le bon chemin que j’ai décidé de prendre. Car en faisant différemment des autres blogs lifestyle (j’ai refusé de publier des articles à tout va sur Noël, par exemple…) j’aurai plus de chance de sortir mon blog du lot. Même si, bien sûr, je suis consciente qu’il faut d’autres atouts…

    Répondre à Fl3ur
    • Marlène

      Hello, suivre son ressenti est important, ne serait-ce que pour se sentir bien avec son blog. L’équilibre délicat est de concilier ce qui nous plaît et ce qui correspond aux attentes des gens. Parfois ça se fait naturellement et parfois moins… C’est là que ça se complique :) Bonne année !

      Répondre à Marlène
  • Claire

    Il est vraiment intéressant cet article. Ayant un blog je m’intéresse un peu a ce qui pourrais l’améliorer SEO, design, … Mais j’estime que ça doit rester un plaisir. Dès que c’est un peu trop compliqué pour moi, je laisse tomber. Je reviens aux raisons qui font que je blogue : partager et garder une trace.
    En tout cas, je lis tes articles avec plaisir :-)

    Répondre à Claire
    • Marlène

      Merci :) Il y a sûrement des choses qui te semblent compliquées aujourd’hui et qui, au fil du temps, le seront moins parce que tu te seras familiarisée avec le « jargon ».

      Répondre à Marlène
  • SXO

    Bonjour,
    Je remarque que les influencers avec lesquels je travaille mélangent des « optimisations » SEO, sans aller jusqu’au bout. Du coup, ça ne fonctionne pas :)
    Ok pour un web plus « user-friendly », mais si c’est uniquement pour faire plaisir à Google / du SEO, bof !

    Nicolas

    Répondre à SXO
    • Marlène

      C’est le risque d’avoir un raisonnement « à deux vitesses » en mettant l’utilisateur d’un côté, Google de l’autre. Ça fonctionnait comme ça il y a 15 ans, plus du tout aujourd’hui où on ne peut pas penser les choses séparément. C’est d’ailleurs ultra-constructif et intéressant, sur les projets de refonte de sites, d’avoir autour de la table une expertise UX et une expertise SEO. Je travaille sur un projet comme ça en ce moment et c’est absolument génial, on a l’impression de cerner au mieux les attentes et le comportement des gens… pour leur rendre service.

      Répondre à Marlène
  • ghaieth

    un bon blogueur trouveras toujours l équilibre entre un texte agreablement laisible et un texte optimisé pour les moteurs de recherche surtout avec l evolution du moteur sémantique.

    Répondre à ghaieth
    • Marlène

      Je crois que c’est une question d’habitude, aussi. Comme avec tout nouvel apprentissage, au départ ça demande beaucoup d’énergie de réfléchir à ses mots-clés tout en écrivant « spontanément ». Avec le temps, ça peut devenir un automatisme où on est capable d’écrire avec aisance et en intégrant des impératifs SEO.

      Répondre à Marlène
  • Alex Borto

    Salut Marlène,

    Cela fait longtemps que je n’étais pas venu sur ton blog et suis bien content de lire cet article !

    Il est vrai qu’on parle beaucoup du SEO à toutes les sauces. Souvent, les débutants essaient de mettre en place les 2/3 dernières astuces à la mode sans avoir de réelle stratégie derrière. Au final, rien ne se passe (ou pas grand chose).

    À mon sens, la meilleure façon de faire est de publier des contenus exceptionnels (le genre de contenu que les lecteurs mettent en favori et reviennent consulter encore et encore).

    À mon sens la question est : quels efforts êtes-vous prêts à fournir pour obtenir plus de trafic de Google ? Parce que clairement, des articles de 500 mots ne vont pas suffire…

    Répondre à Alex
    • Marlène

      Hello, je ne serais pas aussi catégorique sur la longueur des contenus :) Cette année, j’ai travaillé avec plusieurs clients pour qui on a produit de « petits contenus » ne dépassant guère 500 mots… et ça se positionne très bien et amène du business (des dizaines de formulaires remplis, par exemple). Je pense que c’est très variable selon le sujet, l’environnement concurrentiel, la cible visée.

      Je crois aussi que toute optimisation est bonne à prendre. Par exemple, certains blogueurs vont se contenter d’écrire un title/une meta description pour chaque article. Oui, ils pourraient en faire plus mais au final, c’est un premier pas qui ne leur nuit pas et va dans le sens d’une meilleure optimisation.

      Là où c’est plus compliqué, c’est quand « ça part dans tous les sens » : on bidouille son code, on teste des tas de plugins… et on finit par faire des bêtises en laissant traîner un « noindex » ou en faisant exploser sa vitesse de chargement :)

      Répondre à Marlène
  • Aurore

    Excellent sujet sur lequel je me pose beaucoup de questions. Avec la thématique voyage par exemple c’est très facile de tomber dans le que voir, que faire dans une ville. Mais ce n’est clairement pas les articles que je le prends le plus de plaisir à écrire ni à lire sur les blogs. D’un autre côté, je suis bien forcée de voir que les efforts que j’ai mis dans le SEO ont payés et c’est vraiment plaisant de voir que tous les jours des lecteurs viennent sur mon blog sans que je n’ai rien fait. Au final, j’en ai tiré 2 conclusions, ne pas mettre mes oeufs dans le même panier, clairement et prendre un maximum de plaisir en 2018 !

    Répondre à Aurore
    • Marlène

      Je suis assez d’accord sur le « que voir/que faire »… Je sais que ça intéresse les gens donc ça m’arrive de le décliner sous une forme un peu plus personnelle, par exemple en citant les choses qui m’ont marquée dans une ville ou dans un lieu. C’est un peu comme le fait de donner un itinéraire, on me le demande souvent alors qu’au fond, un itinéraire reste très « perso », on le construit en fonction de ses centres d’intérêt, de ses priorités.

      Répondre à Marlène
  • avintagegirltoday

    Bonjour Marlène,
    Je suis bien d’accord avec toi pour le SEO. En ce qui me concerne, je trouve que le sujet dont on traite peut être un facteur important. J’ai par exemple proposé un tutoriel d’une des robes de Grace Kelly sur mon blog et il est en première page de Google. De la même façon, j’avais partagé une recette « chouquettes de lardons » et en ne mettant pas le mot « choux », eh bien, je me suis retrouvée dans les deux premières pages de Google alors que ça faisait moins de deux ans que j’ai créé mon blog. Les mots clefs pour enregistrer les images sont importants mais ne constituent pas l’essentiel. En tout cas, j’ai trouvé ton article très intéressant et j’ai bien ri avec la comparaison sur la formule mathématique. :) Excellente fin de journée à toi.

    Répondre à avintagegirltoday
    • Marlène

      Il y a des sujets qui se prêtent plus ou moins bien au référencement, c’est certain… et ton exemple montre bien que parfois, on fait du SEO sans s’en rendre compte :) Je crois qu’il y a d’abord une question d’équilibre : est-ce qu’on écrit sur un sujet parce qu’il nous intéresse… ou est-ce qu’on cible un sujet parce qu’il « a du potentiel » ? Ça peut être l’un, l’autre ou un mélange des deux…

      J’ai déjà traité des sujets après avoir constaté que les gens cherchaient l’info sans la trouver et j’étais contente de le faire parce que ça allait rendre service. J’ai déjà écrit sur un sujet qui n’avait aucun potentiel SEO (exemple : cet article ^^) parce qu’il m’intéresse. Souvent, j’écris parce que le thème me plaît ET peut aider des gens.

      Je pense que la frustration peut vite arriver quand on n’a pas cet équilibre : le blogueur dont le trafic ne bouge pas alors qu’il écrit avec le cœur peut se sentir frustré… tout comme le blogueur qui n’écrit que pour le SEO peut avoir l’impression qu’il manque une dimension plus « humaine » à son blog.

      Le deuxième aspect, c’est le degré de contrainte que ça représente : le SEO peut être un petit défi personnel, un réflexe mais aussi une vraie contrainte qui bloque la créativité. Que faire dans ce cas ?

      Et puis, il y a une dimension très personnelle : ce que l’on attend de son blog. Il y a des gens pour qui c’est un job ou un moyen indirect de retrouver du travail (pas mal de blogueurs sont au chômage et ont lancé un blog pour garder une activité valorisante), il y a des gens pour qui c’est un loisir, il y a des gens pour qui c’est un loisir ET une passion à laquelle ils sont prêts à consacrer beaucoup de temps… Je pense que ça joue aussi sur la façon dont on gère son blog !

      Répondre à Marlène
  • Gaelle

    Ton article tombe à pic, justement pour mon dernier article j’ai dit « à bas le SEO! ». Je remplis toujours les cases de Yoast et j’essaye d’avoir le bouton vert mais je ne fais pas plus que ça, si je peux caser mon mot-clé dans une phrase je le fais mais sinon tant pis, je préfère écrire ce que je veux qu’écrire pour rentrer dans les cases Yoast. Et justement pour mon dernier article je n’ai pas trouvé de mot-clé à reprendre dans tous mes heading et dans mes photos, c’était un article un peu humeur de reprendre toujours le même mot/phrase. Et justement c’est ça qui fait que les nouveaux blogs m’intéressent de moins en moins, ils sont trop axés SEO et perdent la spontanéité. On voit que tout est bien trop calculé et le référencement devient une priorité quand c’est le partage qui devrait être la source de motivation..

    Répondre à Gaelle
    • Marlène

      Ce qui m’a fait réfléchir récemment, c’est de voir le commentaire d’une blogueuse dont l’écriture était très guidée par le SEO. Elle expliquait, en gros, que pour elle, un article qui ne correspond pas à des mots-clés n’avait aucune valeur car ça ne lui rapportait rien, que de toute façon elle n’avait pas un lectorat fidèle susceptible d’échanger, de partager…

      Et en même temps, derrière tous ses commentaires j’ai ressenti une immense frustration et elle disait elle-même qu’elle ne s’épanouissait plus dans son blog parce qu’elle avait l’impression que les gens « l’utilisaient » pour avoir des infos et qu’elle donnait beaucoup d’énergie sans avoir un retour « à la hauteur ».

      On a parfois une approche très « utilitaire » aujourd’hui, où tout ce qu’on fait doit servir à quelque chose. On me l’a parfois dit à propos de mon blog : « Mais à quoi ça te sert ? », « Pourquoi passer autant de temps là-dessus ». Bizarrement, depuis que j’en tire quelques revenus, on ne me pose plus du tout ces questions, comme si le blog avait trouvé une fonction incontestable aux yeux de la société (ça y est, il sert à quelque chose, alleluia).

      Ça ne concerne pas que le blogging, d’ailleurs. On cherche pas exemple à optimiser son temps libre, à optimiser son intérieur, on essaie des méthodes comme le « Miracle Morning » pour tendre vers plus de productivité… Comme si on n’acceptait plus le vide, l’oisiveté, l’imperfection. Je ne sais pas si c’est bien ou mal mais je suis sûre que ça a des conséquences sur l’impression de bien-être : trop de règles à suivre et une vraie pression derrière !

      Répondre à Marlène
  • Odile

    Dieu que ça faisait longtemps que je n’étais pas passée par ici.
    Et Dieu que j’avais oublié comme tes articles sont bons !!! « Hey coucou ça va ? »

    Très intéressant cet article. Personnellement j’ai complètement abandonné la partie SEO. Il fut un temps j’étais obsédée pa rça (ce qui est bien car au final j’ai appris plein de choses pr mon boulot) mais j’ai totalement perdu en spontanéité. J’écris beaucoup d’article humeur, donc c’est super difficile d’appliquer les bases du SEO ne fut-ce qu’avec Yoast ( ex : je n’ai jamais de h1, h2, c’est juste impossible ; j’ai toujours des photos WTF qui n’ont aucun rapport avec mon titre mais qui pour moi, représente mon humeur ; je n’ai jamais de mots clé, etc.).

    Pourtant (pourtant oui), je suis bien référencée en tant que « blog belge » (c’est fou hein ? Moi même je ne comprends pas, ça doit être un vieux reste de quand j’étais encore célèbre et qu’on m’arrêtait dans la rue, euhm euhm ).

    Je suis d’avis aussi qu’il faut laisser parler sa spontanéité. Perso je suis lassée des titres « comment réussir sa sauce en 10 étapes » ou « 5 conseils pour passer des fêtes sans stress ». Ca pue le SEO, c’est gros comme une maison. (ou, autre ex. Melisa Ambrosini qui a écrit un livre et qui 1000 fois rappelle dans son bouquin d’aller visiter son site pr lire tel article ou télécharger tel contenu).

    Au final je ne lis plus jamais de blogs (voilà, j’avoue tout), je surfe sur Pinterest et je tombe par hasard de clics en clics sur du contenu intéressant, et je m’abonne de plus en plus aux newsletters (le contenu vient à moi, je suis une faignasse). Bref, je suis devenue une très mauvaise lectrice (et blogueuse aussi d’ailleurs :D )

    Répondre à Odile
    • Marlène

      Ça me fait plaisir de te voir passer ici, tiens :) Je me demande si la professionnalisation des blogs a un impact sur le nombre de blogs humeur… ou sur la façon d’aborder le sujet. Car comme tu le dis si bien, quand on partage un ressenti, une réaction, ça vient rarement avec un plan en 3 parties/3 sous-parties ! L’humeur peut être « SEO-isée », il suffit d’aller sur les sites de médias féminins pour s’en rendre compte : « X astuces pour lutter contre le manque de confiance en soi », « Les 18 boulettes à ne pas faire lors d’un rendez-vous amoureux », « Comment supporter sa belle-mère quand elle est (vraiment) insupportable »…

      Mais c’est une approche différente de ce qu’on peut trouver sur un blog comme le tien… ou sur les blogs tels qu’ils existaient encore en grand nombre il y a quelques années : le côté « journal », très nature, très improvisé… Je me souviens des débuts de certaines blogueuses pro d’aujourd’hui, qui racontaient leur journée dans un récit bourré de fails, de boulettes, de gros mots pas classes mais qui parfois aidaient vraiment à s’impliquer dans le récit ^^

      Les contenus que produisent ces mêmes blogueuses aujourd’hui ont toujours une personnalité mais elle est plus « consensuelle ».

      Répondre à Marlène
  • Bernieshoot

    Bonjour Marlène,
    comme j’aime à lire « vous retrouvez 1000 fois le même titre »… effectivement le monde « amateur » a tendance à tout mélanger, pour vouloir être au top des recherches Google, sauf que rien n’est acquis, c’est même tout le contraire.
    je crois au réseau « bouche à oreille ».
    La sincérité du contenu reste pour moi le meilleur des atouts.

    Répondre à Bernieshoot
    • Marlène

      Je crois aussi au bouche-à-oreille et d’ailleurs, Google y croit également :) Encore aujourd’hui, un site qui reçoit des liens de la part de sites tiers qualitatifs bénéficie d’un coup de pouce en référencement par rapport à un site dont personne ne parle.

      Mais pour délaisser un peu le SEO, le réseau a une force énorme : il est humain. C’est lui qui peut aider à relever la tête quand on traverse une phase de démotivation, qu’on a un gros coup de fatigue qui pousse à se dire « pfff ça prend quand même un temps fou, de gérer un blog ». C’est lui qui peut faire vivre des choses incroyables. Le passage du « virtuel » au « réel » n’est pas simple, en soi, je pense d’ailleurs ne pas être un très bon exemple en la matière car j’hésite toujours à rencontrer en vrai des blogueurs avec qui je discute en ligne… mais je suis convaincue que ça peut apporter plein de choses.

      Répondre à Marlène
  • Oceane

    Article très intéressant, comme toujours!
    Je pense que, comme tu le dis, de plus en plus de blogueurs se sentent bloqués par l’effet de masse. Des blogs, de qualité, ouvrent chaque jour. Il faut se démarquer. Comment? C’est difficile actuellement.
    Je trouve que tu formules bien le « UN levier ». Nous savons tous que Google peut changer ses règles du jour au lendemain, et tout le référencement sera à revoir. Il faut se faire connaître d’autres manières.
    Je n’ai pas un niveau de SEO dingue, je me débrouille un peu mieux qu’avant, mais j’essaye de « marquer des points » avec ma personnalité lorsque j’écris. Comme on le dit, à la fin de la journée, qui fait la communauté, ce sont des humains!

    (J’ai l’impression d’avoir écrit 30 lignes pour rien dire? ahah).

    A bientôt!
    Océane

    Répondre à Oceane
    • Marlène

      Merci de ton message Océane ! Non, tu n’as pas « rien dit » ;) La personnalité est un aspect du blogging que je trouve presque plus complexe que le SEO. On peut acquérir des compétences techniques, des compétences en rédaction web… mais changer de personnalité, je n’y crois pas trop :) On ne maîtrise pas ce que l’on renvoie comme image… et on doit parfois lutter contre ses propres petites faiblesses pour s’épanouir dans le blogging.

      Pour partager un exemple très concret, je n’aime pas étaler ma vie privée sur les réseaux sociaux et je n’aime pas faire l’apologie de la surconsommation. Je gagne bien ma vie, il m’arrive de faire de gros craquages mode ou beauté, j’adore la déco… mais je suis toujours assez mal à l’aise à l’idée d’exposer ça en ligne, avec le risque d’une certaine indécence.

      Je me rends compte de plus en plus souvent que je suis « bloquée » par ce manque d’investissement : par exemple, j’ai plusieurs fois été contactée par des marques qui m’ont dit « c’est dommage, on adore votre blog mais vous n’êtes pas assez suivie sur les réseaux sociaux ». Oui, clairement, je ne suis pas en voyage tous les jours et je n’ai pas le réflexe de prendre en photo mon café fumant sur mon plaid moelleux au petit-déj ^^ Je poste peu, sur peu de réseaux… et ça m’a déjà fait passer à côté d’opportunités géniales qui m’auraient pourtant beaucoup plu.

      C’est un vrai challenge en soi de trouver l’équilibre entre « ce que notre personnalité fait spontanément » et « ce que l’on devrait faire en théorie pour aller plus loin ». Ça rejoint le débat sur le SEO. Faut-il « se faire violence » en se disant que c’est un défi qu’on se lance à soi-même, qui nous fait évoluer positivement… ou faut-il rester spontané, avec le risque de se sentir frustré ou de ne jamais sortir de la fameuse zone de confort ?

      Répondre à Marlène
  • Sarah | Côté Make-up

    Coucou !
    Perso, je prends plus de temps à rédiger l’article que je souhaite, à me relire pour les fautes et pour des tournures de phrases qui sont mal exprimé que pour le seo. L’article de on blog qui m’a boosté à ‘lépoque c’est ce qui m’a aidé à être placé dans google et je ne savais rien du seo. Aujourd’hui, je prends juste attention à structurer mes articles. Non pas parce-que le seo le dit, mais parce-que j’ai juste voulut faire comme à la fac quand on devait faire un texte avec intro, dev et conclusion pour que ça soit plus facile à comprendre tout simplement. C’est après ça que j’ai compris que ça m’avait peut-être aidé à améliorer mon référencement. De toute façon, quand je commence à écrire, je note ce qui me passe par la tête en lien avec le sujet de l’article. Je prends attention à mes paragraphes surtout pour que ça soit bien structuré pour de la facilité à la lecture et non pour le seo. On nous bassine de partout avec ça car c’est ce que recherche beaucoup de blogueuse qui débute et qui veulent rapidement du trafic. J’ai pas envie de m’enfermer dans ce stress, alors j’y prête pas vraiment attention. Je préfère user mon temps à ce que mes articles soient sympa avec de jolies photos. Le seul truc que j’ai appris grace au seo c’est le fait de nommer les images. Mais pour le reste, je reste au feeling !

    La bise

    Répondre à Sarah
    • Marlène

      Hello Sarah, ce que tu soulignes traduit aussi tout le paradoxe des choses : certains « veulent rapidement du trafic »… sauf que le SEO est un levier qui prend du temps, un temps fou parfois. C’est mon métier et pourtant, ça ne m’a pas empêchée d’être totalement démotivée quand mon blog avait 2-3 mois parce que ça n’évoluait pas très vite par rapport au temps que j’y consacrais.

      Il y a chez certains blogueurs beaucoup de frustration liée à ça. Quand on suit une recette de cuisine, on peut manger le résultat assez rapidement :) Avec le SEO, non seulement il n’y a pas de recette facile mais en plus, il faut patienter longtemps avant de profiter du résultat !

      Répondre à Marlène
  • Daphné @ Be Frenchie

    C’est une question que je trouve très intéressante; d’abord parce que je patauge complètement coté SEO. Mais j’essaie surtout de conserver un équilibre entre organisation d’un article et plaisir de lecture.

    De ce que j’ai cru comprendre des questions de SEO, j’en ai surtout retiré une meilleure organisation de mes articles. Structurer un texte en chapitres, le centrer sur un sujet et trouver la meilleure manière d’expliquer les choses simplement me semble finalement aussi bénéfique pour mes lecteurs.

    Et puis, il y a tous ces articles sur lesquels je ne souhaite mettre en place aucune des actions conseillées par Yoast – parce que tous les sujets ne s’y prêtent pas.

    Répondre à Daphné
    • Marlène

      Je partage cette idée que « tous les sujets ne s’y prêtent pas ». Typiquement, cet article échappe à l’optimisation SEO… et je m’en moque car le débat lui-même m’intéresse, je suis d’ailleurs très contente de voir que ça fait réagir les lecteurs :)

      Je trouve qu’il y a des moments où il faut savoir lâcher du lest, même quand le SEO est un automatisme. Il serait dommage de s’interdire de traiter un sujet que l’on trouve intéressant au motif qu’il ne correspond pas à une recherche que les internautes font. Et pourtant, j’ai vu passer un débat sur Facebook récemment où une blogueuse disait, grosso modo, que ça ne servait à rien d’écrire un article si le sujet n’était pas recherché.

      Il y a des tas de sujets qu’on ne recherche pas parce qu’on n’y pense pas, parce qu’on n’envisage pas tel ou tel axe de réflexion, parce qu’on manque de connaissances… Alors oui, peut-être qu’un article ne recevra aucun trafic SEO mais en attendant, il aura peut-être éveillé une réflexion chez certains, suscité la curiosité ou fait réagir, en bien comme en mal. Et ça fait aussi partie du blogging, je trouve :)

      Répondre à Marlène
  • Oscar

    Merci de cet article intéressant Marlène,
    Ca fait déjà plus de 4 mois que j’ai lancé mon blog, je corrobore vos propos. Avoir du trafic du SEO n’est pas facile. Toutefois, j’ai une petite question faut -il atteindre combien de temps pour espérer un bon positionnement dans google?

    Répondre à Oscar
    • Marlène

      Hello Oscar, question difficile car ça dépend de plein de paramètres : le site lui-même, la concurrence, la thématique… J’ai écrit un article sur le sujet, qui explique un peu plus en détail comment se passent les choses pour un jeune site !

      Répondre à Marlène
    • Oscar

      Merci pour l’article que vous venez de m’indiquer.

      Répondre à Oscar
  • Bébé est Arrivé !

    En ce qui me concerne, j’aimerais en apprendre davantage sur le référencement même si je suis consciente, comme tu dis, que cela ne fait pas tout.
    Merci à toi pour cet article, qui comme les autres, est très intéressant !
    Bonne soirée
    Cécilia

    Répondre à Bébé
    • Marlène

      Merci Cécilia de ton commentaire ! Je trouve que la curiosité est une bonne chose, ne serait-ce que parce qu’on comprend mieux toutes les implications derrière un sujet/un métier/un secteur. On comprend pourquoi, par exemple, un graphiste demande plus de 20€ pour faire un logo. Pourquoi un vêtement créé en France par une jeune marque coûte plus cher qu’un vêtement produit par un géant du textile dans une usine au Bangladesh. Même si, au final, on ne se passionne ni pour la couture ni pour le graphisme, c’est toujours intéressant pour sa culture :)

      Le référencement a l’avantage d’être un sujet « qui parle » à presque tous les secteurs d’activité aujourd’hui donc quand on apprend des choses sur le sujet, ça peut même être utile dans sa vie professionnelle par la suite.

      Répondre à Marlène
  • Happiness Maker

    Hello ! Je suis assez surprise par l’angle de ton article. Je suis tout à fait consciente que les blogueurs bien souvent n’ont pas de connaissances approfondies en SEO, utilisent mal certaines données et termes et ne réfléchissent peut-être pas toujours de la manière la plus pertinente sur le sujet. Cela dit, en gros leur dire de rester à leur place sur un sujet qu’ils maîtrisent mal alors dans ce cas c’est dire à tout ceux qui écrivent « Comment être heureux en 5 leçons » de rester dans leur coin parce qu’ils ne sont pas psys ou encore publier une recette de gâteau perso si on est pas cuistot avec le risque qu’il soit trop salé ou trop sucré … bah dans ce cas alors eux aussi, ces blogueurs là, sortent du cadre strict.
    J’ai envie de dire qu’au final c’est aux personnes qui lisent de savoir faire la part des choses et aller se former correctement ou faire appel à des professionnels pour avoir des infos fiables.
    C’est assez réducteur en fait de dire que le SEO c’est dur, c’est pour les connaisseurs et c’est technique. Ca l’est. Ca s’improvise pas en effet mais quel est le problème ? Les personnes qui l’utilisent mal en pâtissent eux-mêmes au final non ? Ta réflexion est juste mais un peu difficile à digérer quand on fait partie des personnes qui n’ont pas la prétention de connaître ce domaine mais qui cherchent pourtant à s’informer, c’est décourageant de lire qu’en fait, en gros « faut pas rêver ». Disons que bon … C’est comme si on disait aux gens de ne jamais tâtonner… :)

    Répondre à Happiness
    • Marlène

      Hello, pour ma part je suis surprise de ton interprétation car ce n’est pas du tout le point de vue que je développe dans l’article. C’est bien pour ça que le titre du post est une question et que j’expose dans l’article différents arguments à ce débat : le référencement est important, apprendre de nouvelles choses est une opportunité extraordinaire et comme je l’explique, c’est justement une discipline où il n’y a quasiment QUE des autodidactes puisqu’encore aujourd’hui, il n’y a pas de réelle formation qui ferait de toi un bon référenceur en suivant la méthode MachinTruc.

      Le côté plus négatif des choses, c’est que certains blogueurs ont l’impression d’être pris dans une course à la visibilité qui les prive un peu du plaisir d’écrire… parce que le sujet est complexe et qu’il y a plein de gens qui bloguent sans avoir envie de s’embêter avec des aspects « techniques » qui leur passent au-dessus de la tête ou qu’ils n’aiment pas.

      L’article a justement pour but de recueillir des avis sur ce débat. Est-ce que les gens ont l’impression que c’est devenu une obligation de s’intéresser à ces sujets ? Est-ce que c’est enrichissant pour eux ou est-ce qu’ils perçoivent ça comme une contrainte, un « toujours plus » qui ne leur correspond pas ?

      Bref, c’est un échange, pas un point de vue que j’assénerais du haut de ma chaise de « spécialiste ». Mon point de vue, en l’occurence, c’est qu’on ne peut pas nier que le SEO est un aspect important ET complexe quand on veut développer sa visibilité sur le long terme… mais que ça ne doit pas faire perdre de vue l’essentiel : la dimension plus « humaine » qui fait tout le sel d’un blog, qu’il soit amateur ou professionnel.

      Répondre à Marlène
  • tania

    je pense en faire un peu mais cela ne m empêche pas d écrire
    je ne pense pas qu à ça dans mes articles
    certes je cherche à avoir plus de lecteurs mais j ai bien conscience que ce n est qu un levier comme tu dis
    j avoue que je ne sais pas trop comment je me situe par rapport à ça
    par contre ce qui me déplairait c est qu on m dise que j écris uniquement pr Google
    bon en même temps vu mes articles ça m étonnerait qu on me dise ça un jour
    je fonctionne pas mal à l instinct
    ne voulant me professionnalisé je ne cherche pas si loin sur le seo

    Répondre à tania
    • Marlène

      C’est important, l’instinct :) Je suis convaincue qu’en tant que blogueur, on reste LA personne qui connaît le mieux ses lecteurs… à condition d’être à l’écoute évidemment, et d’avoir quelques interactions (car il y a quand même beaucoup d’anonymes qui ne disent rien !). C’est ce qui fait aussi qu’en ouvrant un blog, on se sent parfois un peu seul au monde, sans savoir si ce que l’on écrit trouve un écho chez quelqu’un quelque part ^^

      Répondre à Marlène
    • Suny ☼

      C’est une bonne question, je trouve que ton article tombe à pic et me parle. Car j’ai un côté assez littéraire dans mon écriture, j’aime écrire avec les détails, et depuis la découverte du SEO, j’ai dû me réadapter un peu, trouver un juste équilibre entre le SEO et mon style naturel.

      Quelle serait ma frustration ? Voir des gens écrire des articles sans âme (mots-clés en abondance, sauts de ligne excessifs, textes simplifiés et sans profondeur, etc…) qui passent pourtant devant moi sur Google. Sentiment d’injustice, car on sent qu’ils ont triché et ont acheté aussi des backlinks ou je sais pas comment via 5 euros, etc… C’est ça qui est le plus dur alors que tu fais tout dans les bonnes règles et avec beaucoup de travail et de sérieux.

      Je trouve d’ailleurs Marlène que ton style de contenu (longueur, texte avec les détails, SEO optimisé) est un bon modèle pour moi. Car j’ai beaucoup de mal avec les articles sans âme quoi. C’est comme si je me forçais à changer de personnalité. Je pense que la bonne formule à trouver est le  » juste équilibre « .

      Enfin, j’ai une suggestion d’article pour toi si tu es ouverte. En fait, j’aurais aimé comprendre « techniquement » comment un article X se trouve positionné dans Google devant un article Y et quelles sont les raisons SEOstiques quoi :-p (même si je me doute que tout ne peut pas être absolu et figé !) Si tu peux nous faire un exemple d’analyse un jour pour qu’on comprenne bien concrètement, je trouve que ça peut être plus parlant ce genre de comparatif (avec tes hypothèses ou analyses SEO). :-p Par exemple, j’ai des articles où je pense avoir plutôt bien réussi le SEO mais je pige pas pourquoi tel concurrent est devant moi, alors pourtant le site est tout nouveau par rapport au mien… et il a acquis plus d’autorité en quelques mois (j’essaie de savoir comment, mais je pige pas quoi, lol).

      Ne pas comprendre >> sentiment d’impuissance, être passif
      Comprendre >> avoir une marge de manoeuvre et la possibilité de s’améliorer
      On a en quelque sorte un petit manuel pour mieux se défendre contre certains abus de nos concurrents. Bon c’est sûr, ça ne règlera jamais les problèmes et on ne pourra jamais empêcher tout ça, etc… mais comprendre déjà, ben ça aide à être moins frustré et donne un sentiment de marge de manoeuvre. C’est ce que je ressens perso, j’ai livré mon avis !
      Voilà, merci et bonnes fêtes de fin d’année

      Répondre à Suny
    • Marlène

      Hello, je ne peux pas vraiment fournir d’exemple d’analyse. L’analyse SEO d’un site prend, comme je l’explique dans l’article, entre 1 et 3 semaines selon le site… et sans analyse, impossible de comprendre pourquoi un site est jugé moins pertinent qu’un autre. C’est grâce à ça qu’on sort aussi de la subjectivité du « mon contenu est meilleur que celui du voisin et pourtant il me passe devant » au profit de vraies optimisations à effectuer.

      En revanche, tu peux jeter un oeil à l’étude de Backlinko qui est intéressante pour comprendre ce qui fait un « bon contenu web » sur Google.

      Répondre à Marlène
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