Comment concevoir l’arborescence d’un site Internet ? Outils et conseils


Aujourd’hui, nous allons évoquer ensemble quelques principes pour construire une bonne arborescence de site web. Comment organiser ses contenus ? Quel impact sur les internautes, le SEO et la gestion du site au quotidien ? Quels outils utiliser pour travailler ou retravailler l’architecture de son site ?

Nous allons explorer le sujet ensemble pour tenter d’y voir plus clair.

Arborescence de site : de quoi parle-t-on ?

On peut parler d’arborescence de site web, de structure, d’architecture des contenus… tout ceci renvoie à une même réalité : c’est la façon dont vous allez organiser vos pages web les unes par rapport aux autres.

L’enjeu fondamental de l’accès à l’information

En apparence, la création d’une arborescence renvoie à des sujets purement pratiques :

  • Quelles sont les grandes thématiques traitées sur le site ?
  • Que met-on dans chaque rubrique ? Y a-t-elle des rubriques « fourre-tout » sans réel fil conducteur, d’autres qui se retrouvent à moitié vides ?
  • Comment faire des liens entre ces différents thèmes et entre les pages elles-mêmes ?
  • Quels contenus allez-vous mettre en exergue dans un menu ?
  • Quelles pages vont être centrales et quelles pages vont être secondaires ?
  • Cette organisation restera-t-elle pertinente dans le temps si votre site grossit ?

Mais derrière ces questions opérationnelles, la problématique fondamentale est celle de l’accès à l’information. Un site bien structuré est celui qui permet aux visiteurs comme aux moteurs de recherche de comprendre rapidement où trouver l’information dont il a besoin.

Accès à l'information

La catégorisation, une tâche pas si simple

En apparence, il est facile de définir les grandes thématiques de son site puis d’y classer les articles. Mais c’est sans compter sur la complexité de l’être humain qui a souvent des questions multiples et des intentions complexes.

Par exemple, dans l’univers du voyage, une catégorisation évidente consiste souvent à travailler par destination, en partant du principe que l’internaute qui veut se rendre dans le lieu A n’ira pas en même temps dans le lieu B. En creusant un peu, on mesure vite les limites de cette approche : qu’en est-il de celui qui fait un road trip et cherche à lier différentes destinations ? De celui pour qui la destination n’a pas d’importance et qui s’appuie sur un autre critère de départ pour choisir où voyager ?

On pourrait tout à fait imaginer une classification par contexte (voyage de noces, week-end en amoureux, vacances entre amis), par budget (petit budget, luxe, haut-de-gamme, etc), par goûts et loisirs (vacances sportives, culturelles, gastronomiques…) ou encore par typologie de lieu (pays chaud/pays froid, mer, montagne, campagne, ville, etc).

Pour s’adapter au mieux aux attentes des utilisateurs, il est souvent nécessaire d’anticiper cette complexité avec des classements à plusieurs niveaux.

Gardez en tête qu’il n’y a pas une unique façon de faire mais un point de départ important : bien connaître votre cible afin qu’elle trouve rapidement l’information qu’elle recherche.

Quel est l’intérêt d’une bonne arborescence ?

Une expérience utilisateur plus fluide

Un site bien organisé guide naturellement le visiteur vers son objectif : le contenu qui répond à ses attentes, le produit dont il a besoin, le service pour lequel il souhaite faire appel à vous.

Cette bonne expérience utilisateur rejaillit sur plusieurs aspects :

  • Votre site paraît utile au visiteur.
  • Votre site paraît clair, transparent, on y trouve facilement ce que l’on cherche ce qui établit une certaine confiance.
  • Votre site apporte des réponses concrètes, auxquelles on accède rapidement. Il paraît donc plus crédible.
  • Votre site montre sa valeur ajoutée, il peut donc se démarquer de la concurrence.

Bien entendu, l’expérience utilisateur ne se limite pas à la manière dont le contenu est organisé… mais cet aspect joue un rôle prépondérant, qui peut déclencher une vraie préférence chez l’internaute entre deux sites concurrents.

Optimiser l’accès aux contenus en SEO

En SEO (référencement naturel), quand on analyse le comportement des moteurs de recherche sur un site à l’aide d’une analyse de logs, on s’aperçoit très vite qu’il existe un lien entre la profondeur d’un contenu et la fréquence à laquelle il est exploré (« crawlé ») par le moteur.

Autrement dit, plus un contenu est « caché », exigeant beaucoup de clics pour y accéder, moins le moteur de recherche vient dessus… et plus il est probable qu’il reçoive peu de trafic SEO.

Comme le montre ce graphe issu d’une analyse réelle, seulement un tiers des contenus situés à 4 clics de l’accueil sont explorés par Google ; à 5 clics, moins de 14% sont explorés. Et au-delà, il ne s’y intéresse plus du tout !

Crawl selon la profondeur
Crawl selon la profondeur

Bien penser l’arborescence d’un site web, c’est éviter les situations où la profondeur est excessive afin de ne pas brider son référencement naturel.

Faire ressortir les thématiques clés

Imaginez que vous entrez dans un magasin de vêtements où tout est présenté comme ça :

Vêtements en vrac
Vêtements en vrac

Et un autre magasin où tout est classé comme ça :

Vêtements organisés

A moins d’un énorme coup de chance, vous allez trouver beaucoup plus rapidement ce que vous recherchez dans le deuxième cas de figure… mais surtout, vous allez beaucoup plus vite vous faire une idée de ce que propose le magasin.

En scannant des rayons bien organisés, vous allez vite avoir une idée de l’inventaire, des prix, du style et savoir si cela vous correspond. C’est exactement la même chose sur un site web.

Plus les informations sont bien rangées, par thème, plus le message est clair.

  • Vous retenez mieux le visiteur (le temps passé sur le site augmente, le taux de rebond diminue) ;
  • Les moteurs de recherche identifient très vite eux aussi qu’il y a des « pools d’articles » sur certains sujets précis : vous apparaissez ainsi comme pertinent sur les sujets en question, un atout en SEO.

On fait plus confiance à un site qui traite un sujet de manière approfondie qu’à un site qui a quelques pages éparpillées sur le même sujet.

Obtenir l’affichage des sitelinks sur Google

Quand on tape le nom d’une marque sur Google, le moteur de recherche peut afficher non seulement la page d’accueil du site mais aussi quelques liens supplémentaires, que l’on appelle les sitelinks. Voici un exemple ici sur mon blog voyage (sitelinks en jaune) :

Sitelinks sur Google

Le moteur fait tout simplement ressortir ce qu’il comprend de l’arborescence du site web, notamment les pages les plus importantes, en tenant compte des liens qu’elles reçoivent. Plus votre structure sera claire, plus vous aurez des chances de voir ressortir cet affichage.

Les sitelinks sont un atout car ils donnent, dès les résultats de recherche, un aperçu de ce que vous proposez… tout en occupant de l’espace sur la page de résultats. Cela peut donc améliorer le taux de clics tout en amenant l’internaute plus rapidement vers une page un peu plus profonde susceptible de l’intéresser.

Dynamiser sa stratégie de contenu

L’arborescence d’un site web permet indirectement de faire vivre votre stratégie de contenu. Lorsqu’elle est bien construite, vous allez plus facilement…

  • Identifier des rubriques pauvres en articles, ce qui vous donne des axes pour créer de futurs posts.
  • Avoir une vision d’ensemble de vos contenus, pour penser plus régulièrement à les mettre à jour.
  • Créer des liens entre vos articles, car ils sont déjà regroupés de manière logique.
  • Repérer des contenus qui « détonnent » avec le reste : pas assez qualitatifs, trop pauvres, hors sujet par rapport à votre ligne éditoriale.
  • Identifier des cas de cannibalisation, c’est-à-dire des contenus très similaires qui se concurrencent dans les résultats de recherche.

Pour filer la métaphore des vêtements dont je parlais tout à l’heure, c’est un peu comme lorsque vous avez un placard bien rangé… et que vous redécouvrez un vêtement qui s’y cachait depuis Mathusalem derrière une pile ! Ici, même chose : plus tout est accessible et à portée de clic, plus vous allez garder un oeil sur vos pages web !

Comment penser une bonne organisation de site ?

1. Exporter le contenu du site

Si vous partez de zéro, sur un site tout neuf, vous pouvez passer cette étape. Mais si vous retravaillez l’arborescence d’un site web existant, je vous conseille d’exporter d’abord l’ensemble des pages du site, avec quelques informations utiles sur chacune :

  • L’URL, bien sûr ;
  • Le statut de la page : s’il y a des erreurs ou des redirections internes, il faudra penser à les corriger pour avoir une nouvelle structure propre ;
  • L’état d’indexation de la page : les moteurs de recherche y ont-ils accès ?
  • Le niveau de profondeur du contenu dans l’arborescence ;
  • Le title et la meta description (titre et description qui s’affichent sur les moteurs de recherche) : ça permet d’avoir une idée du sujet traité, dans les cas où l’URL n’est pas explicite ;
  • Le nombre de mots de la page ;
  • Le nombre de liens entrants et sortants vers chaque page (inlinks/outlinks), ça permet de repérer, de manière bassement quantitative, des pages qui reçoivent peu de liens.

Autre information qui peut être intéressante : extraire aussi la date de publication et la date de dernière modification (si elles s’affichent quelque part dans le code de la page). Ca permet de repérer des contenus anciens qui n’ont pas été rafraîchis depuis trop longtemps.

Comment récupérer tout ça ? Vous pouvez utiliser n’importe quel crawler de site, mon préféré pour un site de taille raisonnable étant Screaming Frog.

Après avoir crawlé tout votre site, vous pouvez facilement exporter les données et construire votre propre fichier Excel avec les informations qui vous intéressent.

Un crawl Screaming Frog

2. Collecter des informations de performance

Là encore, l’étape ne concerne que ceux qui travaillent sur un site existant. Il est intéressant de croiser les données obtenues via un crawl du site avec des données de performance SEO (trafic des pages issu des résultats naturels de Google). Vous pouvez par exemple renseigner dans votre tableau les clics SEO issus de Google (que vous récupérez sur la Search Console).

Si votre site a une visée commerciale, vous pouvez aussi inclure des informations de conversion (à récupérer par exemple sur Google Analytics) : demandes de devis effectuées, achats en ligne, etc.

A quoi ça sert ? Cela peut vous aider à repérer les pages les plus stratégiques, parce qu’elles vous amènent du trafic et/ou parce qu’elles génèrent des revenus. Un moyen de les prioriser dans votre arborescence !

Cela peut aussi, à l’inverse, vous aider à repérer des pages qui ne reçoivent aucun trafic et sur lesquelles vous allez devoir statuer : les remettre à jour, les supprimer, les fusionner avec une autre, etc.

3. Remettre à plat ce que vous savez sur votre cible

Que vous ayez un site existant ou que vous travailliez sur la création d’un nouveau site, prenez le temps de cartographier les sujets qui intéressent votre cible.

Un outil de recherche de mots-clés, comme le Keyword Magic Tool de Semrush par exemple, peut vous aider à détecter toutes les questions que les internautes se posent sur un sujet et tout ce qui les intéresse.

Si vous êtes en phase d’exploration d’un sujet, vous pouvez commencer par entrer un mot-clé très « général » sur ces outils… et regarder quels sont les grands thèmes qui intéressent les gens, à la fois en nombre de mots-clés (diversité des questions posées) et en volume (quantité de recherches sur le sujet).

Explorer les sujets populaires

Ca permet déjà d’ébaucher une structure à l’échelle d’un sujet, en repérant les aspects dont il faut absolument parler.

Vous pouvez ainsi élaborer un premier « mindmap », une cartographie des sujets à traiter avec un début d’organisation. Ici, c’est votre connaissance de la thématique qui doit guider vos choix. Si je reprends l’exemple de ma capture d’écran sur le bitcoin, imaginons que vous souhaitiez créer un site sur les cryptomonnaies.

Est-il plus pertinent de segmenter par monnaie (Bitcoin, Ethereum, etc) puis, à l’intérieur d’une monnaie, par thème (acheter, vendre, comment ça fonctionne, le principe du wallet, etc) ? Ou est-il préférable de segmenter par action (je souhaite acheter, vendre, miner des cryptos, débuter dans les cryptos, etc) avant de laisser l’internaute cibler éventuellement une cryptomonnaie précise ?

Ca, c’est à vous de le décider en essayant de vous mettre à la place de vos visiteurs (si vous n’avez aucune idée de la réponse, il peut être utile de passer ou repasser par une mini-étude de marché pour y voir plus clair).

4. Grouper vos contenus

J’avais montré dans un article dédié comment j’avais recatégorisé l’intégralité des contenus de mon site, cela peut vous aider à comprendre la logique.

Souvent, le plus simple est de commencer par de gros regroupements thématiques « à la louche ». Dans mon exemple sur les cryptomonnaies, on pourrait par exemple commencer par regrouper tout ce qui parle de Bitcoin ensemble.

Une fois que vous avez fait ce premier travail, vous allez peu à peu segmenter de manière plus fine. Par exemple, décider que les pages A à E se rapportent à la thématique de « l’achat de bitcoins », qui sera donc une sous-rubrique de la partie « Bitcoin ».

Gardez en tête quelques principes importants :

  • Groupez toujours les contenus par thématique afin d’éviter des pages « électron libre » qui finissent par se balader sans réelle place dans l’arborescence du site web. C’est le meilleur moyen d’oublier qu’elles existent ou de finir avec une rubrique fourre-tout ;
  • Vous pouvez anticiper l’expansion de votre site. Si une rubrique est encore peu fournie, cela peut justement constituer un aspect à prioriser dans votre stratégie de rédaction.
  • Ne soyez pas trop granulaire. Une arborescence de site Internet efficace va rarement au-delà d’un niveau 4 de profondeur par rapport à l’accueil, la structure reste donc assez « plate ». Ici, on voit que l’essentiel des contenus fonctionnels du site (en vert) se situe à 2 ou 3 clics de l’accueil, il n’est donc pas utile de se compliquer la vie à faire des sous-sous-sous-sous-rubriques ;
    Profondeur des contenus
    Profondeur des contenus

5. Construisez un parcours utilisateur

Sur beaucoup de sujets, l’internaute suit un cheminement dans sa réflexion, depuis le stade où il ne connaît rien jusqu’au stade où il a besoin d’informations très pointues. Ca se traduit dans les mots-clés qu’il va taper sur les moteurs de recherche, comme dans le type de contenu qu’il attend.

Imaginons par exemple un internaute qui veut suivre un traitement d’orthodontie pour adulte.

  • Il peut démarrer son parcours par son problème : « Je n’aime pas mon sourire », « j’ai les dents de travers que faire ».
  • Après avoir lu ses premiers articles, il découvre qu’il existe des traitements pour son cas. Il va alors souvent se poser des questions de « découverte du sujet » et du jargon associé (définitions, « à quoi ça sert », « est-ce utile ou pas ») et faire référence à sa propre situation (son âge, ses revenus, son métier, etc). On verra par exemple surgir des mots-clés comme « orthodontie avantages et inconvénients », « orthodontie adulte c’est quoi » ou encore « orthodontie à 50 ans ».
  • L’internaute qui s’est un peu plus renseigné va commencer à aborder la dimension plus concrète de son projet, en resserrant ses questions autour de différents « critères de sélection » (le prix, la localisation, le thème précis qui l’intéresse, le choix du prestataire). On aura par exemple des mots-clés comme « prix traitement invisalign », « invisalign ou bagues », « orthodontiste invisalign paris ».
  • On avance encore dans le parcours, cette fois-ci l’internaute a sauté le pas et a son appareil dentaire en bouche ! Il va alors se poser des questions de « gestion » comme « gouttière invisalign ne rentre pas », « douleur orthodontie et homéopathie » ou « arrêter son traitement orthodontique ». C’est un peu la phase de « service après-vente » !

Selon le thème, on peut avoir d’autres étapes. Mais souvenez-vous qu’il existe toujours ce type de cheminement. Votre site va devoir parler à ces internautes, souvent à toutes les phases du parcours, avec du contenu adapté à chaque phase.

Dans les faits, l’internaute arrivera rarement par la page d’accueil du site, il vous découvrira le plus souvent via un article « interne ». Si vous organisez votre site en tenant compte de son parcours, il arrivera vite à trouver ses marques.

Par exemple, si je suis au stade où je cherche si on peut débuter un traitement d’orthodontie à 50 ans, je vais peut-être arriver sur un article intitulé « Peut-on suivre un traitement d’orthodontie adulte ». Si le site me propose d’autres articles sur le thème « Démarrer un traitement », il est probable que cela m’aidera à avancer dans ma réflexion.

Vous pouvez utiliser un logiciel comme Gitmind pour représenter l’arborescence du site Internet de manière plus visuelle.

6. Déterminez vos pages piliers

Certaines pages vont être de vraies « portes d’entrée » sur une thématique… ou plus exactement, un couloir qui desservirait différentes pièces d’une maison.

En général, vous allez choisir pour jouer ce rôle des pages qui ont d’excellentes performances et sont suffisamment larges dans leur approche pour avoir la capacité à rassembler d’autres contenus. Vous allez les placer « haut » dans l’arborescence d’un site web, par exemple avec un lien direct vers elles depuis le menu.

D’un point de vue SEO, elles vont cibler des mots-clés assez génériques et être des contenus plutôt complets, abordant un sujet dans toutes ses dimensions, de manière à pouvoir ensuite lier ces pages vers des contenus plus spécifiques.

7. Déterminez la structure des URL

Les URL de votre site doivent aussi présenter une structure claire, avec un « pattern » qui reste le même sur tout le site (si vous choisissez par exemple de faire apparaître la rubrique dans l’URL, faites-le sur l’ensemble du site).

Evitez aussi les URL trop longues.

Si vous modifiez des URL, pensez à bien créer une redirection vers la nouvelle URL, afin de ne pas perdre votre référencement.

8. Traitez les problèmes existants

Maintenant que vous connaissez la place de chaque page et la « rubrique d’affectation » de chaque contenu, il est temps de faire le point sur les problèmes qui restent à résoudre dans votre arborescence de site Internet. Voyons ensemble quelques cas fréquents.

Les pages pauvres – Ce sont des pages qui comportent trop peu de contenu intéressant pour générer du trafic. On exclut bien sûr les pages courtes « par nature », comme la page Contact d’un site. Souvent, ces pages pauvres sont de vieux contenus, créés à une époque où il suffisait d’écrire 300 mots pour être bien référencé.

Après avoir étudié leurs performances, vous devrez statuer sur leur devenir :

  • Si le thème est intéressant, réactualiser la page en l’enrichissant ;
  • Supprimer le contenu (avec ou sans redirection vers une page similaire, selon le cas) ;
  • Fusionner plusieurs pages pour créer un contenu plus intéressant et complet.

Les cas de cannibalisation – La cannibalisation en SEO correspond à la situation où deux pages d’un même site se positionnent sur un même mot-clé, avec le risque de se concurrencer. Vous pouvez en prendre conscience en découvrant que vous avez deux pages très similaires sur votre site (croyez-moi, au bout de quelques années à tenir ce blog, ça m’est déjà arrivé de refaire un article sur un sujet en ayant oublié que je l’avais déjà traité sous le même angle ^^).

Mais le plus efficace reste d’exporter tous les mots-clés sur lesquels votre site se positionne, et de repérer les doublons parmi cette liste. Un outil comme Semrush peut vous permettre de le faire (vous pouvez prendre un essai gratuit pour tester).

Les pages peu maillées ou profondes – Si vous constatez que certaines pages ont une profondeur supérieure à 4, ou reçoivent peu de liens internes, profitez-en pour revoir leur place dans l’arborescence du site Internet et accroître le nombre de pages qui pointent vers elles.

Pour trouver des opportunités, vous pouvez tout simplement aller sur Google et utiliser la commande site: combinée avec le mot-clé qui vous intéresse. Le moteur va ainsi trouver toutes les pages du site indexées qui parlent de ce mot-clé.

Opportunités de liens internes

Les erreurs et redirections internes – Au fil du temps, il peut y avoir sur un site des erreurs 404 ou encore des chaînes de redirections (une page A redirigée vers une page B redirigée elle-même vers une page C et ainsi de suite). De même, si vous constatez que certains liens internes renvoient à une redirection, vous pouvez les remplacer directement par la bonne page cible.

9. Concevez le menu du site

Le menu va orienter les utilisateurs vers les catégories-clés. On peut tout à fait concevoir un menu « en deux temps » : un menu général puis, une fois que l’internaute entre dans une rubrique précise, un menu propre à la rubrique en question.

Plus le site va être complexe, avec une quantité de contenus importante (comme dans le cas d’un site e-commerce), plus ce type de solution peut apparaître comme pertinente.

Ici par exemple, sur Cdiscount, on dispose d’un menu général en page d’accueil, qui liste par exemple la rubrique « Bricolage ».

Menu général
Menu général

Une fois que l’on entre dans la rubrique « Bricolage », le menu devient entièrement dédié au bricolage, avec des rubriques comme « Chauffage – Climatisation – Ventilation » ou encore « Electricité ».

Menu interne
Menu interne contextuel

10. Travaillez les autres éléments du maillage interne

Construire un bon maillage interne ne se limite pas au menu.

Pensez aussi à inclure un fil d’Ariane marqué avec des données structurées : le fil d’Ariane représente visuellement le « parcours logique » vers une page… et les données structurées sont des bouts de code qui permettent à Google de mieux comprendre ce parcours. Cela ressort ensuite dans les résultats de recherche :

Fil d'Ariane dans les résultats de recherche
Fil d’Ariane dans les résultats de recherche

Vous pouvez également recommander des articles complémentaires appartenant à la même thématique.

Lorsque vous liez des pages à l’intérieur de votre propre site, pensez à le faire sur des ancres bien optimisées (par exemple, si vous faites un lien vers une recette de poulet rôti, faites en sorte que le lien cliquable soit placé sur le mot-clé « recette de poulet rôti »). Cela aide à mettre le lien en contexte et à mieux interpréter le sens de la page cible.

11. Vérifiez que l’indexation est bien gérée

Dernier point de vigilance pour la route ! Quand on revoit l’arborescence d’un site Internet, il est important de refaire le point aussi sur l’indexation des pages :

  • Existe-t-il un fichier sitemap.xml listant les pages stratégiques que les moteurs de recherche doivent indexer ?
  • Les pages importantes sont-elles bien indexables ?
  • Les pages non pertinentes en SEO ont-elles bien été désindexées puis bloquées aux moteurs de recherche par une instruction « Disallow » ?
  • Si le site possède des filtres ou génère des URL à paramètres pour d’autres raisons, ce point technique est-il bien géré sur le plan SEO, en renseignant par exemple une URL canonique (celle que les moteurs de recherche doivent indexer, au détriment des « alternatives » qui comportent des paramètres) ?

On peut faire bien d’autres choses pour optimiser l’arborescence d’un site web. Effectuer une visualisation graphique de celle-ci pour représenter les problèmes de manière plus visuelle, opter pour des stratégies où l’on contrôle de manière très fine le maillage interne (ce qui est réaliste quand on gère son site tout seul, moins quand il y a plein de gens qui mettent le nez dedans !), faire de l’A/B Testing pour ajuster la place ou le contenu des éléments de navigation…

Mais quoi qu’il arrive, votre meilleur outil pour réaliser ce travail reste et restera votre tête. Vous aurez beau faire tous les exports du monde sur tous les outils du monde, c’est avant tout votre expertise, votre connaissance de vos visiteurs, votre capacité à faire preuve d’empathie à leur égard, qui va vous permettre de penser une « bonne structure », logique et fonctionnelle !


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2 commentaires sur “Comment concevoir l’arborescence d’un site Internet ? Outils et conseils

  • ChrisM

    Que de bons conseils comme d’habitude !
    Je suis en pleine restructuration de mon blog principal et je dois dire que la tâche est ardue.
    J’utilise Wisemapping.com comme « appli » de Minmapping, plutôt sympa et gratuit ;-)

    Répondre à ChrisM


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